GENRE ÉLOPHORE. ELOPHORUS. (Fabricius
Caractères: Coléoptères à cinq articles à tous les tarses ; à élytres durs ; à antennes en masse perfoliée; corps allongé dont les élytres n'ont pas les bords relevés, et dont le corselet semble étre chargé de plis en long, ce qui le fait parai-
tre comme chiffonné.
Ce nom d'Élophore, emprunté du grec, dénote plutôtune particularité de mœurs où d’habitudes, qu'une forme caractéristique, car il est destiné à indiquer que ces insectes qui se trouvent dans les marais, s’y enfoncent dans la terre humide
et même dans l’eau, et que c’est là qu’on peut les recueillir ou les observer, les mots ëos signifiant un marais, palus, et le verbe copie, je trouble la vase, subigo, pinso, je perfore.
Les espèces de ce genre peu nombreux sont de très-petits Coléoptères, dont les caractères que nous venons d’énoncer suffisent pour les faire distinguer de tous ceux de la même famille des Clavicornes. Ainsi, ils diffèrent des Sphéridies dont le corps est hémisphérique, des Scaphidies et des Byrrhes qui l'ont arrondi et ové, des Hydrophiles par les pattes,
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et aussi des Parnes et des Dermestes qui ont le corps ovale ; des Nécrophores et des Boucliers, dont les élytres plats sont un peu plus courts que le ventre, enfin, des Silphes et des Nitidules qui ont les bords extérieurs des élytres relevés.
Ces insectes nagent fort bien, quoiqu'ils n’aient pas les pattes ni les tarses aplatis etils peuvent, du fond des eaux, s’élever à leur surface. On croit qu'ils se nourrissent de débris d'animaux, à la manière des Dermestes ; le fait est qu’on ne connaît ni leurs larves, ni leur métamorphose.
Nous n’indiquerons que deux espèces parmi les huit que Fabricius a décrites ; ce sont :
1. Élophore aquatique. Elophorus aquaticus. 11 est d’un brun verdâtre cuivreux, le corselet offre quatre lignes saillantes, et les élytres ont des stries de points enfoncés.
C’est le Dermeste bronzé de Geoffroy, n° 15. Cet insecte se trouve sur les plantes que l’on extrait du fond de Peau. Schrank dit qu'il se nourrit de matières animales. Dans l’eau ses antennes sont étalées ; mais dans l'air ou sur la terre, à peine peut-on les voir. Leur grosseur semble varier
beaucoup.
2, Élophore allongé. E. elongatus. Son corselet est d’un cuivreux prononcé , mais ses élytres sont d’un brun mat.
Il y a une espèce à pattes jaunes, qu’on a appelée ffavipes, et une
autre très-petite, dont le corps est lisse et les élytres striés ; on l’a nommée
minimus.
COLÉOPTÈRES. HÉLOCÈRES. G. PARNE. 387