‹ Entomologie analytiqueChapitre 83 sur 204 · Genre TRACHYDE. TRACHYS. (Fabricius · texte numérisé non relu

Genre TRACHYDE. TRACHYS. (Fabricius

CaracrÈREs : Caractères des Buprestes ou Richards, mais avec le corps court, large et presque triangulaire; corselet sans pointe en arriere, et à sternum saillant ; antennes très-courtes, un peu pectinées.

Le nom, tiré du grec pzy8e, signifie rude au toucher, dur; probablement parce qu'il résiste “] quand le collecteur veut percer l'insecte vivant

avec une épingle pour le conserver desséché.

Les antennes qui ne sont pas simples, mais dont les articles sont comme dentelés, suffisent pour éloigner ces espèces des Atopes et des Cébrions. Le corselet, qui n’a pas un

bus :

COLÉOPTÈRES. STERNOXES. G. TRACHYDE. 435

sternum prolongé en arrière, les fait distinguer des Taupins et des Throsques, et enfin leur corps triangulaire ou élargi latéralement suffit pour les séparer au premier aperçu des Buprestes qui sont beaucoup plus longs. D'ailleurs leurs mœurs sont à peu près celles des Buprestes, et ils sont aussi ornés de couleurs à reflets métalliques. Voici les caractères que Fabricius assigne à ce genre ; ils sont courts et tellement exacts que nous croyons devoir les traduire.

Corps petit, oblong, déprimé, non rebordé; tête petite, obtuse, enfoncée, comme tronquée, à front concave, canaliculé ; yeux grands, oblongs, saillants, un peu rebordés; antennes plus courtes que le prothorax, séparées l’une de l’autre, cachées ou insérées sous les yeux ; corselet comme à trois lobes, à rebords renversés; écusson petit, arrondi; élytres roides, un peu resserrés au milieu et rétrécis à leur pointe, de la longueur du ventre ; pattes courtes, solides, cinq articles aux tarses ; couleur généralement obscure.

Trois petites espèces que nous avons observées seront indiquées parmi celles qui sont fort nombreuses et qui ont été rapportées des pays étrangers, surtout de l'Amérique méridionale.

1. Trachyde menu. Trachys minuta. D'un brun cuivreux avec des bandes ondées, blanchâtres sur les élytres. C’est le Richard triangulaire ondé n° 6 de Geoffroy. On le trouve sur les feuilles de l’orme et du coudrier ;

c’est l’insecte qui, sous forme de larve, sert à l’alimentation de la progéniture du Cerceris qui le recueille sur la luzerne.

2, Trachyde pygmée. T. pygmea. D'un vert bronzé brillant avec les élytres bleus.

3. Trachyde nain. T. nana. Noïr brillant poli; corselet triangulaire ; élytres

ponctués, conime tronqués et sans taches. C’est une très-petite espèce * qu’on trouve sur les feuilles de la ronce.

NEUVIÈME FAMILLE : LES TÉRÉDYLES ou PERCE-BOIS.

Les TérépyLes ou Perce-bois, tel est le nom qui désignait cette famille, en 1799, dans le premier volume de lÆnatomie comparée, et ensuite dans la Zoologie analytique ; or c’est en 1817 que Latreille à introduit la même famille sous le nom de Ptiniores, tribu qu'il a reproduite en 1829.

Nous avons caractérisé cette famille de la manière suivante : Coléoptères pentamérés, à élytres durs couvrant le ventre, à corps arrondi, allongé, convexe, et à antennes en fil ou dont les articles sont de la même grosseur de la base à la pointe.

Les Térédyles présentent, d’après l’étymologie, une des particularités de mœurs des plus remarquables, car la plupart attaquent le bois sous la forme de larves ou d'insectes parfaits, et ils y ereusent des trous arrondis comme s'ils avaient été percés à l’aide d’une vrille ou d’une tarière, le mot rend év signifiant une vrille, et celui d'un, bois. Sous le rapport des mœurs, ils ont beaucoup de ressemblance avec les Sternoxes, dont ils diffèrent en ce que ces derniers ont le corselet prolongé ou saillant en pointe, soit en dessous du côté du ventre, soit en arrière sur la base des élytres, tandis que, dans les Térédyles, le prothorax est cylindrique.

Six genres principaux composent cette famille, et leurs caractères sont tirés de la formé des antennes, du corps, et de partie du corselet. Aïnsi, dans les Y’rillettes, le corps est Cylindrique; leur tête est reçue dans un corselet creusé en capuchon et très-cintré, à peu près de même largeur que les élytres; dans les Panaches ou Ptilinins, quoique les antennes

soient en fil, elles sont formées d'articles prolongés dans un

rime de omlatintt

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