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trouvé plusieurs fois des larves, surtout celle du Bupreste manchot. Elle est allongée, beaucoup plus longue que large, un peu aplatie, quoique arrondie ; l'extrémité de son corps est munie de trois épines courtes, mais très-dures, et fixées sur une seule plaque bien résistante elle-même. On voit en outre, sur presque tous les segments intermédiaires, des tubercules, tant en dessus qu’en dessous, comme dans les larves des Leptures et des Capricornes. C'était dans une büche d’orme que nous avons pu réunir plus de vingt individus; mais nous n'avons pu suivre les phases de leur transformation.
Presque toutes les espèces que nous possédions avaient été recueillies par nous à Fontainebleau sur les écorces de chêne, de hêtre et de bouleau. On en rencontre aussi sur les feuilles et même sur quelques fleurs. Il faut, avant de faire quelques mouvements pour les saisir, avoir soin de placer sous l4 branche quelque objet, comme le chapeau ou la nasse du filet à papillons, car au plus petit danger quê ces insectes peuvent prévoir, ils se précipitent en contractant leurs membres qui disparaissent, ils restent alors immobiles et il devient difficile de les retrouver.
Les Buprestes diffèrent des Trachydes par la forme de leur corps qui n’est pas triangulaire, mais allongée, souvent linéaire, et des Taupins parce qu'ils ne sautent pas et que leur sternum ne se prolonge pas en arrière pour entrer dans une cavité.
Ce genre est fort nombreux.
1. Bupreste Berlinois, Buprestis Berolinensis. Cuivreux; un peu plat; tête et corselet pointillés ; élytres striés, à taches noires.
2, Bupreste Autrichien. B. Austriaca. Vert cuivreux ; élytres sillonnés d’une teinte vert foncé, presque noire.
3. Bupresle rutilant. B. rutilans. D’un vert cuivreux, à points noirs; corselet et élytres lavés sur les bords de bronze doré. C'est une des espèces les plus brillantes et des plus grandes qui se trouvent aux environs de Paris. Nous en avons recueilli beaucoup à Fontainebleau, à la fin du mois de juin.
Bupreste neuf taches. B. novemmaculata. Élytres d’un noir à reflet cuivreux, avec neuf points jaunes : un seul sur le front, deux sur le corselet et six sur les élytres. 8
Nous en avions une variété qui n'avait que six points.
5. Bupreste clou-d’or. B. chrysostigma. Cuivreux; élytres très-déprimés et comme courbés en voûte, avec deux points enfoncés, dorés. On le trouve dans les chantiers de bois de chauffage.
6. Bupresle huit-taches. B. octoquttata. Vert cuivreux; élytres à quatre points blancs enfoncés.
On l’a trouvé plusieurs fois à Meudon.
7. Bupreste rustique. B. rustica. Vert doré, brillant; tête et corselet lisses; élytres sillonnés. C'est la plus grande espèce de notre pays. C’est celui que Geoffroy a décrit sous le n° 3; il a plus de 1 centimètre de longueur sur À de largeur. ‘36
Nous l’avôns trouvé mort dans un tronc de hêtre.
8. Bupreste ondé. B. undata. Vert cuivreux ; élytres plus bruns à la pointe, à lignes blanches ondées.
Nous avons trouvé cet insecte au bois de Boulogne, à demi dévoré par un oiseau, qui avait dévoré l’abdomen et un élytre. On l’a aussi vivant au mois de juillet.
9. Bupreste de la ronce. B. rubi. Vert cuivreux, noir en dessous ; élytres à stries ondées, grises.
10. Bupreste vert. B. viridis. Son corps est presque cylindrique, allongé, d’un beau vert uniforme, ses élytres ponctués. C’est le Richard vert allongé de Geoffroy, n° 5.
11. Bupreste deux gouttes. B. biguttata. Vert doré; élytres avec un point blanc vers leur extrémité libre et près du tiers.
12. Bupreste noir. B. alter. Il est très-allongé et entièrement noir.
13. Bupresle échancré. B. emarginata. Noir, allongé, à tête sillonnée profondément.
Nous l’avons trouvé au bois de Boulogne.
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14. Bupreste nitidule. B. nitidula. D'un beau vert brillant, à corselet rebordé. Il est assez commun dans la forêt de Saint-Germain.
15. Bupreste du saule. B. salicis. D'un vert brillant; élytres dorés, verts à leur base du côté du corselet.
16. Bupreste manchot. B. manca. Corps doré, rougeâtre ; élytres bruns; corselet doré, à deux lignes longitudinales brunes. C’est le Richard rubis de Geoffroy, n° 4.
Parmi quelques-unes des espèces de Richards étrangers
à l'Europe, nous citerons les quatre espèces suivantes :
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. Bupreste géant. Buprestis gigantea. Nert doré; élytres rugueux, à deux dents; corselet lisse, avec deux taches d’un noir bronzé brillant. C’est la plus grande espèce connue ; elle a près de 3 centimètres de longueur. On Pa beaucoup rapportée de Cayenne et de Surinam.
. Bupreste d’or. B. chrysis. Élytres marrons, mais à reflets dorés et à trois dents; corselet à sternum saillant conique. C’est le Sternicorne de de Geer. Il vient des Indes.
3. Bupreste mariane. B. mariana. Vert cuivreux; élytres à’ sillons rugueux, avec deux taches enfoncées; corselet sillonné. On Fa trouvé quelquefois en Europe; mais il provient de la Caroline- Amérique, d’où sa larve avait probablement été transportée. 4. Bupreste à brosses. B. fascicularis. Vert doré; élytres striés, couverts de paquets de poils roux en brosse ; le dessous du corps est très-velu.
Il vient d’Afrique.
Nora. Les femelles des Buprestes ont l'abdomen garni d’une sorte de tarière pointue, composée de deux lames principales, entre lesquelles il en glisse une troisième canaliculée, dans l’intérieur de laquelle les œufs glissent probablement lorsque cette mère fait un trou dans l'écorce de l’arbre, sous laquelle il paraît qu’elle ne dépose qu’un seul œuf à la fois.
Cette étude des Buprestes a occupé beaucoup les auteurs; nous devons citer d’abord, pour les figures nombreuses et coloriées, celles qui ont été données par Olivier en 1790, dans son grand ouvrage sur les Coléoptères; ce sont douze planches in-4°, inscrites sous le n° 32. Nous indiquerons
aussi celles de MM. Delaporte et Gory. Beaucoup d’autres travaux sont relatifs à la classification. j
En 1833, M. Solier a publié dans les Ænnales de la Société entomologique de France un essai sur les Buprestides, famille qu'il a subdivisée en 35 genres, d’après certaines considérations tirées de l’absence ou de la présence d’un écusson, ou suivant que les pattes intermédiaires sont plus ou moins rapprochées entre elles sur la ligne médiane.
En 1834, dans le même ouvrage, tom. IE, p. 121, on trouve un Mémoire de Latreille, publié après sa mort, dans lequel il propose quatorze genres nouveaux pour cette famille des Buprestides.
En 1838, M*** à également fait insérer dans le même ouvrage un Mémoire très-détaillé sur ces mêmes Buprestes qu’il a étudiés principalement d’après la conformation des antennes.