GENRE TILLE. 7/ELUS. (Olivier
CaracrÈres: Coléopteres pentamérés ; à corps arrondi; corselet plus étroit en arrière qu'à la base des élytres, recevant la tete comme dans un capuchon ; antennes grossis-
sant insensiblement.
Ce nom, emprunté du grec riño, J'arrache, quoique ayant été adopté par plusieurs auteurs, a donné lieu à de très-grandes difficultés. Nous
ne pourrons les faire comprendre qu’en retra- = cant l’histoire de l’emploi qui en a été fait. Olivier, qui l’a introduit, n'a pas mis beaucoup d'importance à son étymologie; il a voulu seulement faire distinguer d’abord l'insecte que Linné avait appelé Chrysomela elongata, et qu'ensuite Fabricius avait rangé dans le genre Lagria. Plusieurs auteurs, et entre autres Illiger, l’avaient regardé comme une espèce du genre Clerus. Or, les véritables Clairons sont
COLÉOPTÈRES.: TÉRÉDYHES:)G: TILLE. 445 tétramérés, au moins ceux qui ont recu primitivement ce nom de Geoffroy; ear Linneé les appelait Atielabus. C'est Olivier qui les a séparés des Tilles qui sont pentaméres.
Depuis, Fabricius a partagé les Clairons en six genres: 1° les TRrICHODES , genre qui comprend entre autres espèces celles qui ont été nommées apiarius, alvearius, bifasciatus, octopunctatus; 2° le genre CLerus qui rapproche les espèces mutillarius, formicarius, maculatus ; 3° le genre TirLus qui réunit l’elongatus, serraticornis, ambulans ; 4° le genre Coryneres où NéÉcroBIE, telles que les wiolaceus, sangutnicollis, rufipes; 5° les Noroxes, comme le mollis et plusieurs autres; 6° le genre ANTHICUS, telle que la Cucule de Geoffroy, régardée comme une espèce du genre Notoxe.
Tel est l’état de la science.—Ces insectesse trouvent sur les arbres. M. Perris a décrit et figuré en 18/7, dansles Znnales dela Société entomologique de France, page 33,lalarved’une espèce trouvée dans un sarment de vigne. N'était-elle pas parasite ?
1. Tille mutillaire. Tillus mutillarius. Noir; élytres à trois bandés blanches, fauves à la base, abdomen rougeâtre. On le trouve sur'le tronc des chênes.
2. Tille formicaire. T. formicarius. N à deux bandes blanches sur les élytres : il ressemble. d'ailleurs au précédent ; ce n’est peut-être qu'une variété. M. Perris en a fait l’histoire en 1854, p. 602. 3. Tille allongé. T. elongalus. D'un noir bronzé, à .corselet velu rougeàtre. 3. Tille cornes-en-scie. T. serraticornis. Noir, à élytres testacés ; les trois derniers articles des antennes dentelés en scie.
Ces quatre espèces ont été recueillies dans les environs de Paris. On croit que ces insectes, quoique vivant dans lé bois, se nourrissent aussi des larves de Mordelles et d’Apates qu’elles y rencontrent. Cependant c’est dans le bois qu’elles se changent en nymphes dans des coques où elles sont enveloppées dans la vermoulure.