‹ Entomologie analytiqueChapitre 91 sur 204 · Genre DRILE. DRILUS. (Olivier · texte numérisé non relu

Genre DRILE. DRILUS. (Olivier

CaRACTÈRES : Coléoptères pentamérés; à élytres mous et flexibles; à corselet plat; à antennes filiformes ; à corps allongé, déprimé.

Ce nom, s'il est tiré du grec Sono, est tout à fait insignifiant; car il était employé pour indiquer un ver, un lombric. Geoffroy, qui avait décrit et figuré l’insecte (tom. I, p. 66, n°11 et pl. 1, fig. 11) sous le nom de Panache jaune, le compare à nos Téléphores, dont il différerait par les antennes qui sont en peigne tout du long et d’un seul côté.

Le Drile diffère des Vers-luisants, Lampyres, parce que ceux-ci ont le corselet demi-circulaire cachant la tête; des -Téléphores et des Malachies et même des Cyphons par les antennes pectinées ; des Mélyres dont le corps est convexe et ovale, et enfin des Omalises, qui ont deux pointes ou dents en arrière du corselet, et des Lyques, dont le corselet a les bords rabattus.

Ces insectes, dont l'histoire et les mœurs ont donné lieu à an excellent Mémoire d'observations et de recherches anatomiques dues à M. Audouin, inséré en 1824 dans les 4nnales des sciences naturelles, en voici l'analyse. M. Audouin avait reçu, d’un jeune Polonais résidant alors à Genève, des larves et des individus femelles trouvés dans la coquille de l'Hélice à bandes, dites la Livrée (nemoralis). Ces femelles n'ont pas d'ailes. M. Desmarest eut le désir de

COLÉOPTÈRES. APALYTRES. G. DRILE. 451

les observer lui-même, et il en trouva plusieurs individus aux environs de Paris, et nous-même, depuis, nous en avons rencontré dans le petit bois de Saint-Mandé près Vincennes.

Toute son histoire a été parfaitement recueillie ; le premier observateur l'avait nommé Cochléoctone, parce qu'il ne connaissait alors que l'individu femelle. M. Desmarest a reconnu que le mâle était Justement le Drile jaunâtre, dont il a donné complétement l'histoire. Le premier observateur avait cru que la femelle qu'il observait était une larve, parce qu'elle ne prend jamais d'ailes. Il reste maintenant à savoir comment, lorsqu'elle est fécondée, la race peut se reproduire. D’après ce qu’on sait du Sitaris humeralis, et de certains Meloës, il est présumable que les larves, à leur sortie de l’œuf, sont transportées, mais on ne sait comment, dans les coquilles où le mollusque vivant doit servir à sa nourriture,

Audouin avait remarqué que l’opercule de l'Hélice qui contient l’insecte pendant l'hiver était formé par la peau de la larve au moment où elle passe à l’état de nymphe; M. Desmarets l’a aussi fait connaître en même temps et peut-être avant M. Audouin.

En 1819, quand nous avons parlé de cet insecte dans le tome XIII du Dictionnaire des sciences naturelles, nous ne connaissions pas ces faits curieux, et par conséquent son histoire y est incomplétement indiquée.

Drile jaunâtre. Drilus flavescens. Il est noir, velu, avec les élytres jaunés. C’est le Panache jaune de Geoffroy. :

D’autres espèces sont étrangères. On en a trouvé deux en Dalmatie: l’une est entièrement noire; l’autre a le corselet, les antennes et les pattes fauves.

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