AU LECTEUR
Je ne voudrais point passer pour indiscret, et moins enccre être SOupçonné de trahir la Confiance en livrant des secrets. C’est pourquoi
je dois au lecteur un mot d’explication.
Les le.tres Contenues dans ce volume sont adressées à Arthur Prévost, — un condisciple à moi, mort à l’'Hôtel-Dieu de Montréal, le 14 novembre 1900. En me les remettant, il m’a donné mieux que la permission de les publier. — Je te le demande, m’a-t-il dit, je le veux. J'en ai peu profité pour bien vivre, hélas ! et combien je le regrette! Mais elles m'ont aidé à garder ma foi et à Préparer ma mort. Publie-les ; je te les remets à cette condition. elles pourront peutêtre en aider d’autres. Ah! si Je pouvais par
là réparer un peu le mal que j'ai fait !…
Les rares parents de Prévost qui lui survi-
vent m'ont prié d'exécuter ce désir. Et c’est
un acte de zèle bienveillant dont j'aime à tenir