LE CANT
leurs louanges montent vers le Très-Haut, pour sa bonté dans le passé, et qu'on lui demande la sagesse nécessaire afin de guider le peuple dans ses efforts iDOur fonder une grande nation qui honorera et glorifiera son nom à jamais ",
Ouf !
Tout cela est le résultat du Cant qui a envahi ces névrosés.
Pourquoi pique-niquer sur les plaines d' Abraham le 13 septembre ?
Est-ce une fête d' empif rement et de griserie ? vous pouvez faire cela chez- vous.
Est-ce un moyen de nous narguer ? mais, mt;s pauvres amis, vous oubliez que nous avons j)ris notre revanche et que six mois après la date que avez choisie, le drapeau anglais, le vieux drapeau comme vous l'ap^Delez, était en fuite devant l'étendard de France.
Vous dites que vous choisissez cet endroit i)our demander an Très-Haut " la sagesse nécessaire pour guider le peuj)le, ' ' etc .... Mes bons amis, je vais vous donner un bon conseil : Cette» sagesse que vous voulez demander au Très-Haut, et que vous reconnaissez comme nécessaire x)our guider un ï)euj)le, vous pouvez l'acquérir facilement en vous bornant à suivre cet avis que vous donnez tous les jours aux commerçants : " Occupez- vous de vos affaires ", et comme cette tâche de guider le 13eu]Dle, vous semble si lourde et si difficile, laissez-
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la, ne vous en occupez pas, et nous vons condnirons dans la bonne voie.
Et puis, voulez- vous que Je vous dise le fonds de ma pensée ? Yous ne viendrez pas, vos femmes ne vous laisseront pas partir, car elles savent bien qu'un sourire de nos jolies Canadiennes ferait fondre leurs icebergs de maris et qu'après avoir goûté du paradis canadien-français, ils ne voudraient plus retourner dans le purgatoire dont leurs épouses sont les gardiennes.
Nous avons des Anglais qui vivent sur les confins des plaines d'Abraham, de très braves gens avec qui nous vivons en bonne intelligence, et qui deviennent de plus en plus des nôtres. C'est une conquête qui en vaut bien une autre.
Femmes, gardez bien vos époux, jeunes filles, veillez soigneusement sur vos liancés, et rappelezvous l'aventure d'un de vos héros, de l'amiral Nelson, qui ne put venir à Québec sans tomber amoureux d'une canadienne, et qui faillit abandonner sa carrière, pour filer aux pieds de la belle Omphale Québecquoise.
V Un général, le chef des armées de terre du Ca-
nada, est marié avec une canadienne-française, et je pourrais vous citer maints exemples qui vous prouveraient que les guerriers que vous nous enverriez, seraient forcés de rendre les armes. Jeunes filles éprises, épouses adorées, veillez sur