‹ Entre nous; causeries du samediChapitre 10 sur 27 · LE CANT · texte numérisé non relu

LE CANT

tème de tenure à bail qu'aucun pays euroiDéen ne supxDorcerait pendant vingt-quatre heures, et un droit civil embrouillé, fondé sur des précédents et des contradictions datant de la conquête, lequel fait la risée de tous les X)euple.s civilisés. Le pouvoir exécutif est presque le monopole d'une caste privilégiée et notre administration étouffe les talents au lieu de les développer et de les secon der. iS'os classes moyennes sont corps et âmes en adoration devant T aristocratie, sans pouvoir s'assimiler aucune des qualités supérieures devant lesquelles elles s'inclinent dans une adulation servile et aveugle. Leur idée de la respectabilité leur fait considérer la pauvreté comme étant 2:)ire qu'un nialheu]', comme un crime ! Enfin, nous avons le résultat de tout cela, c'est-à-dire un prolétariat dégradé, désespéré.

" De naissance, nous croyons instinctivement à l'infaillibilité de notre presse quotidienne et nous considérons celles des autres pays comme lui étant inférieure sous tous les raj^ports. Il va sans dire qu'il n'est pas de gouvernement comparable à notre système parlementaire, pas de vie de famille comme la nôtre, et notre propreté morale et physique est un de nos plus nobles chevaux de bataille pharisaïques. î^ous ferons remai'quer que nos solennelles affirmations sur l'importance que nous attachons à la propreté nous rendent soupçonneux quant à sa pratique générale X3armi nous. Notre

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presse félicite périodiquement l'empereur d'Allemagne de ce que sa mère est anglaise, et nous ne savons vraiment de quel précieux bien anglais nous ne sommes j^as disposés à féliciter les étrangers. Ce n'est pas seulement à propos de notre vie de famille et cie sa pureté que nous éprouvons une satisfaction pliarisaïque à contempler nos voisins, loin de là, c'est en tout et pour tout. C'est dans toutes les phases de l'existence, dans l'exercice de toutes les lorofessions que notre pîiarisaïsme nous permet d'arriver à ce résultat si satisfaisant, le sentiment de notre supériorité. Il suffit de dire à nos pliari siens qu'une chose est anglaise pour qu' ils l' acceptent comme synonime de chose bonne. ''

C'est toujours un Anglais qui parle, et à qiii m'objecterait que nos compatriotes d'origine anglaise n'en sont plus là, je lui répondrai par les ligues suivantes extraites du Mail: "La devise des Canadiens-britanniques e^t intelligence et progrès, et non pas V ignorance ellîi rétrogradation.''''

Si cela n'est pas du Cant tout pur, Je veux bien perdre mon nom.

Et plus loin : "• Donc, que les Canadiens-britanniques se rallient immédiatement autour du vieux drax^eaii. Qu'un pique-nique gigantesque soit donné sur les })laines d'Abraham parles Canadiensbritanniques le 1 3 septembre prochain. Que vingt mille 7ov/«?^:p Bretons amis de la liberté, fassent de ce point leur rendez-vous, et que leurs prières et

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