VIEUX JOURN^AUX
Sa Majesté Volage est peu respectueux.
C'était alors le bon temps des photographes.
M. Prosh a l'honneur d'informer les Dames et Messieurs de Montréal, qu'en conséquence de la mauvaise santé de son associé, il restera ici deux ou trois semaines de plus, et tous ceux qui désirent que leurs PORTRAITS soient pris d'après cet inimitable procédé qui leur assure une ressemblance si exacte, et à un prix si petit, voudront bien le favoriser d'une visite. Chaque portrait donnera de la satisfaction, ou bien la persomie ne devra pas l'accepter.
Prix pour un portrait, 1 louis ; un groupe de deux ou plus 1 louis 10s.
Un louis le i)ortrait n'est i)as un prix si petit ^ quoiqu'en dise M. Prosh, et nos excellents photographes, Larin, Armstrong, Archambault, Livernois, &c., seraient heureux d'avoir nombre de clients à ce tarif.
La i)lupart des citoyens de Montréal ne buvaient alors que de l'eau de puits et, comme il n'y avait pas d'aqueduc, quelques personnes eurent l'idée de se x^rocurer de Teau à l'aide de puits artésiens comme le prouve Tavis suivant :
Les propriétaires du haut du faubourg St-Antoine désirant avoir un PUITS ARTE'SIEN dans leur quartier, ils invitent toutes personnes entendues dans ce genre d'ouvrage à se présenter au bureau " L'Aurore des Canadas " petite rue Saint- Amable, près du marché neuf, ou au soussigné.
Jh. ROY.
Montréal 22 Juillet 1842.
La monnaie française était commune alors en
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Canada, car je vois que M. W. Riclimond annonce qu'il "prend les écus français pour unécu et trois sous en marchandises, à son magasin, rue St-Paul, vis-à-vis la Banque de la Cité."
Je parcours un numéro du même journal daté du 28 septembre 1843, et je prends au hasard :
L'article suivant du Morning-po^t est assez curieux pour que nous le reproduisions sans en altérer le texte au moins singulier :
" Il était réservé au maii-e et à la population de Soutliampton de ressussiter les vieilles coutumes de la chevalerie. Lorsque le cortège royal arriva à la Bargate, il fut reçu et escorté par le maire, les notables et un détachement du 7e hussards jusqu'à la Royal Pier ; la musique de la marine royale marchait en tête.
" La reine fut reçue par le duc de Wellington, sir Ch. Bowley et autres autorités. On disposa un tapis écarlate sur le plancher de l'embarquement ; il pleuvait alors, et il y avait tant de boue entre la voiture et ce plancher, que M. Addington s'écria : Nous devons chercher quelque chose pour cou^Tir cette place." On ne peut rien trouver, et comme la reine s'apprêtait à descendre, les magistrats agissant comme autant de Raleighs, se dépouillèrent en un clin d'œil de leurs robes d'apparat et les étendirent d terre jjour le passage de la reine. Quelques unes de ces robes étaient de grande valeur, surtout celles du maire et des aldermen. Sa Majesté, très flattée de ce mouvement spontané, a daigné épargner, en marchant, les collets d^ velours."
1/ Awore des Canadas est très discret en disant que le texte de cet article est "au moins singulier" ; je trouve cette prose d*nne platitude royale.