COURONNEMENT DU ROY LOTS
chose ne peut estre amée ne si droiturièrement, ne si pourfitablement.
« Gardés vous de muser et de dire vaines paroles,
« Si vous avés aucunes j)rospérités ou de santé, de cuer ou d'anltres choses, merciés en nostre seigneur Johan le Baptiste, nostre sainct patron, humblement.
« Sur ce, largiesse au populaire et chevauchons chez nostre sire de Beauvais.»
Lors, bonnes gens clamèrent : < Vive le roy Loys ! y> et gens de guerre lancèrent feux grégeois, et sur la route, firent grande clairté et grand bruit.
Et se rendant au dict (pastel du Seigneur de Beauvais, comte de Chaboilliez, moult gens firent halte en les hostelleries et beurent vins de France, jus de brandevin et cervoise, et ce, sans vuider escarcelle.
De ce que tant beurent en les dictes hostelleries et après grand repas et nopce en le dict castel de Beauvais, que nombre de gentils hommes, chivaliers, escrivains, escholiers et boustiquiers s'en allaient, le jour venu, dodelinant de la tête et baritonnant des reins, s'esbaudissant, s' esclaffant et chantant : i Vive nostre roy Loys ! »
Ceci est comme ùtst couronné le roy Loys, neufvième de nom, en sa bonne ville de Montréal, le treizième jour de may de Tan de nostre Seigneur, rail et huict cent octante quatre.