‹ Entre nous; causeries du samediChapitre 26 sur 27 · LE SONGE DU ROY LOYS NEUFVIEME · texte numérisé non relu

LE SONGE DU ROY LOYS NEUFVIEME

25 juin 1885.

Or, ça, eu l'année mil deux cent quarantième de Nostre Seigneur, le jour de feste de Jehan le Baptiste, le roy Loys, neufvième de nom, estant coustumier de soy aller en le jardin, à l'issue de table, se leva et soi'tit suivi de moult seigneurs qui se faisaient usage de venir manger en le castel, parce que alors il ne leur en coustait rien.

Le roy estait vestu d'une cotte de camelot et d un surcot de tiretaine et il lit estandre des tapis pour les seigneurs s'asseoir autour de lui.

Là se trouvaient aussi la royne mère, madame Blanche et madame la royne Marguerite et nombreux hommes vestus selon leurs estats. Ci on voyait Robert, comte d'Artois, frère du roy, Amaury de Montfort, les contes de Champaigne, de Bretagne et de Maçon, Guillaume d'Auvergne, évesque de Paris, Pierre de Croisy, évesque de Meaux, Guillaume Longue-Ejspée, le sire de Joinville, le sire de Chastenay, Gelîroy de Sargines, Guillaume de Chartres et moult autres nobles, puissants et redoutés chivaliers.

Quand tous se furent assis, Pierre de Croisy,

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