‹ Entre nousChapitre 26 sur 30 · PERSONNAGES · texte numérisé non relu

PERSONNAGES

LE COMTE, — qu'on pourrait facilement confier à M. Brassant.

LA COMTESSE, — je ne sais pas trop qui ferait mon affaire.

LE MARCHAND, — je ne suis pas éloigné d'en charger M. Mirecourt; mais tout cela n'est encore qu'à l'état de projet.

La scène se passe dans la chambre à coucher de la comtesse, — Porte à gauche donnant sur le salon . — Porte au fond donnant sur le boudoir.

LA COMTESSE. — MonsicuT^ voici ce que c'est : j'aurais besoin d'un maillot pour figurer dans un tableau vivant; puis-je compter sur vous.''

LE MARCHAND. — A coup sûr, je suis aux ordres

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de madame. Madame veut-elle un maillot complet?

LA COMTESSE. — Ouî, oui, complct : c'est pour un costume de Naïade.

LE MARCHAND. — Madame le désire en soie et à doigts de pied séparés?

LA COMTESSE. — Mais oui^ à doigts de pied séparés. {A part, avec un sourire.) C'est plus habillé. — Vous devez avoir beaucoup à faire à cette époque-ci de l'année^ et j'ai peur vraiment que vous me manquiez de parole.

LE MARCHAND, Sortant de sa poche un portefeuille et un crayon qu'il dépose sur la table, puis un grand mètre, semblable à celui des tailleurs. — Madame peut compter sur mon exactitude.

LA COMTESSE, examinant Ics préparatifs du marchand avec effroi. — Eh bien^ mais qu'est-ce que vous allez donc faire?

LE MARCHAND^ avcc luî gracicux sourire. — Je vais... — prendre mesure, si madame la comtesse veut bien me permettre.

LA COMTESSE^ rougissaut. — Prendre mesure... prendre mesure!... Comment, vous ne pouvez pas éviter cela? — Vous devez avoir une extrême habitude, cependant. — Ah ça! mais, comment allez-vous me prendre mesure? [A part.) Je n'avais pas du tout pensé à cela. Et Julie qui n'est pas là!

LE MARCHAND,. — Oh! quclqucs notes seulement.

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— Il est indispensable, par exemple, que je mesure la taille de madame.

LA COMTESSE. — Je suis assez mince, vous voyez. .. Allons, monsieur, mesurez vite.

LE MARCHAND, passaut SOU mètre autour de la taille de la comtesse. — Madame a une taille délicieusement fine^ et d'autant plus exceptionnelle, qu'avec l'ampleur d'épaules et le développement de poitrine de madame, il est rare... Madame voudrait-elle lever un peu les bras? Je ne connais que madame la duchesse de K... qui puisse lutter...

LA COMTESSE. — Ticns ! vous travaillez pour l'ambassadrice ? C'est fort drôle; elle doit faire partie du tableau vivant pour lequel j^ai besoin de ce maillot.

LE MARCHAND. — Madame la duchesse de K... remplira, je crois, le rôle d'Amphitrite. C'est une création qui ne peut manquer...

LA COMTESSE. — Ouij précisément. A-t-ellc aussi un maillot à doigts de pied séparés ? [On frappe à la porte.)

LA COMTESSE, effarée, abaissant tout à coup les bras. — On n'entre pas. {Le marchand dissimule son mètre.)

LE COMTE, derrière la porte. — C'est moi, ma chère; est-ce que je vous dérange?

LA COMTESSE, après avoir mordu son petit doigt.

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— Ah ! c'est vous, cher ami ? mais entrez donc : vous ne me dérangez nullement... {Elle sourit.) Je suis en train de... {A part.) Comment lui dire cela, lui qui déteste tous ces tableaux vivants 1 (Entre le comte.)

LE coMTEj après avoir fait une légère grimace et regardant du coin de l'œil le marchand, qui salue et resalue. — Vous êtes en train^ ditesvous?.,.

LA COMTESSE. — Oh! c'cst uu détail de toilette qui vous intéressera peu... [Montrant le marchand d'un air dégagé.) Monsieur vient pour ce maillotj vous savez?...

LE COMTE. — Quel maillot?

LA COMTESSE. — Eli bien ! le maillot dont j'ai besoin pour le tableau vivant de mercredi prochain... vous n'y pensez donc plus? [Avec animation.) Et, à ce propos, — c'est à mourir de rire,il paraît qu'on a fait à Adèle un maillot deux fois trop petit! Ah! ah! ah!...

LE COMTE, sérieux et effilant sa moustache. — Ah! il vous faut un maillot?

LA COMTESSE. — Eh! saus doute! vous le savez bien! {A l'oreille du comte.) Comment voulezvous que je m'en passe, mon cher? un rhume est sitôt arrivé! Ce monsieur vient s'entendre avec moi pour les... mesures : c'est un homme trèsbien {Cherchant un peu ses mots.), oh ! très-bien !

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LE coMTEj stupéfait^ avec animation. — Comment, les mesures!... Quelles mesures? quel maillot?... Les mesures!... Mais, ma chèrCj je trouve... (// marche à grands pas.) Je trouve... ces mesures...

LA COMTESSE, toiit à fait embarrassée, suit son mari du regard; puis, tout à coup, un sourire imperceptible fait frissonner ses lèvres, et, s''adressant au marchand, qui pendant ce temps est resté le portefeuille à la main et le crayon derrière l'oreille. — Monsieur, veuillez passer dans le boudoir et laisser la porteouverte. {Lemarchand se retire dans la pièce voisine.)

LE COMTE, s 'arrêtant tout à coup devant sa femme et parlant à voix basse. — Je trouve, ma chère, tous ces costumes, tous ces tableaux vivants on ne peut plus inconvenants, et je ne comprends paSj — vous savez pourtant si je suis tolérant en semblable matière, — je ne comprends pas qu'une femme... non, c'est inouï... inouï.., Qu'est-ce que vous dites?

LA COMTESSE, toute gracieusc, toujours à voix basse. — Je vous prie de parler moins haut; je suis, du reste, tout à fait de votre avis : les femmes sont folles, et, si vous le voulez, nous n'irons pas à cette soirée.

LE COMTE. — Ne pas y aller, ne pas y aller! Qui

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est-ce qui vous parle de cela? Entre ne pas y aller et se faire prendre mesure d'un...

LA COMTESSE. — Pourquoi avez-vous accepté lorsqu'on vous a demandé si je remplirais le rôle de Naïade? {S 'approchant de soîî oreille et enlaçant le cou de son mari.) Voyons^ grand vilain puritain qui veut se faire remarquer par son intolérance!... Veux-tu que je te dise la véritable raison qui te rend furieux? — La voici : tu as peur de rougir des jambes de ta petite femme. [Avec un grand sérieux.) Je n'aurais jamais cru cela de' vous, Raoul. {Lui sautant au cou et l'embrassant.) Grand bébé aimé! ne sais-tu pas que c'est pour toi que je veux être belle?... Moi, coquette! dis-le-moi donc en face, là^ comme cela; ose donc le dire, que je suis coquette? (£'//(? met la main sur la bouche de son mari^ qui va répondre et ne peut s'empêcher de sourire.) Taisez-vous... pas un mot!... 11 le dirait, en vérité! — Eh bien, oui, je suis coquette, là, es-tu content? Je veux être jolie, adorable; je veux que tu reçoives tant et tant de compliments à propos de moi, que tu ne saches plus où te fourrer; mais, voyons, embrassez-moi donc un peu. Je n'ai pas mis de blanc, ce matin.

LE COMTE, qui n'est pas encore converti. — Mais enfin, ma chère, il n'en est pas moins vrai que tes jambes...

LA COMTESSE, lui fermant la bouche. — Pas un

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mot ! vous allez dire quelque horreur. Mes jambes! pauvres mignonnes calomniées! Ah! tenez... vous ne les connaissez pas, Raoul.

LE COMTE. — Mais sij ma chère, je les connais, toutes les deux même, et c'est justement parce que je sais qu'elles sont adorables, que je suis indigné en songeant que tout ce monde...

LA COMTESSE. — Mais tu ne sais pas du tout ce dont il s'agit... D'abord^ j'ai une jupe de gaze... énorme; et puis uneceinture de feuillage qui vient comme cela en mourant et qui tombe... qui tombe! Je te demande un peu ce qu'il reste de mes jambes? — Grand comme cela, pas davantage; mais nous oublions que cet homme attend là dans le boudoir. [Ramassant le mètre qui est tombé à terre, et, après l'avoir mis autour de sa taille, en offrant les deux bouts à son mari.) Voyons, monsieur le comte, mesurez. Voyons, petit chéri, mesure un peu. {A haute voix et s' adressant au marchand.) Rondeur de taille^ n'est-ce pas, monsieur?

LE COMTE. — MaiSj je te jure, tout ceci est inouï^ inouïj en vérité.

LA COMTESSE, domiaut un petit coup sur les doigts du comte. — Rondeur de taille, monsieur le comte, pour l'amour du bon Dieu, rondeur de taille.

LE COMTE, souriant malgré lui. — Parbleu ! je

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n'ai pas besoin de prendre la mesure, je la sais par cœur. C'est un corset neuf que tu as là, chérie?(^ haute voix et s' adressant au marchand.) Rondeur de taille, 48 centimètres.

LA COMTESSE, bas. — 49, Raoul, 49;, tu triches.

LE COMTE. — Eh bien! oui, c'est ce que je dis, 48; tu confonds avec la duchesse de K...^ qui se vantait, dans le temps, de porter 5o centimètres de ceinture.

LA COMTESSE. — Ah! bien oui! ils sont loin^ ses 5o centimètres; sa dernière couche lui a ruiné la taille, ruiné, mon cher. L'autre jour, chez Worth, elle en pleurait.

LE MARCHAND, toiit cn écrivant . — Rondeur de taille, 48 centimètres. [Après un moment de réflexion et d'une voix douce.) N'y a-t-il pas erreur?

LE COMTE, d'une voix sèche. — Non, monsieur, nullement, il n'y a pas d'erreur; marquez 48, pas un de plus.

LA COMTESSE, prenant la tête de son mari entre ses deux mains. — Oh! tu es gentil! [Elle l'embrasse.) Tiens, tu es gentil, gentil; Je vois que tu m'aimes... tu as dit cela avec tant de chaleur et de conviction... [Imitant la voix de son mari.) Il n'y a pas d'erreur; marquez 48, pas un de plus! Et, sur l'honneur, tu as raison, car, en me serrant un peu, je marque 47.

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LE COMTE. — Pourquoi disais-tu 49 centimètres^ alors ?

LA coMTEssEj lui tirant la moustache, — Enfant; c'était une épreuve. Dis donc, est-ce que tu trouves que mon corset me va mal? tu me demandais tout à l'heure s'il était neuf.

LE COMTE. — Oui, parce que l'autre me semblait plus gracieux ; il faisait plus le rond sous le bras, ICI, là. Moi^ j'aime l'harmonie. Avec ta taille, tu ne devrais faire serrer que les trois œillets d'en bas. Tiens, je vais t'expliquer ce que je veux dire^ je suis sûr que tu ne me comprends pas.

LA COMTESSE, avec animation. — Es-tu fou, Raoul ? et cet homme qui est làl

LE COMTE. — Eh bien ! pourquoi ne s'en va-t-il pas, maintenant qu'il a sa mesure ?

LA COMTESSE. — C'cst qu'il lui en faut d'autres. [A haute voix.) Quelle mesure voulez-vous encore, monsieur?

LE MARCHAND. — Si mottsieur le comte voulait m'indiquer la largeur d'épaules de madame, il suffirait de suivre le contour du corset et de m'en indiquer la longueur.

LE comtf:, à voix basse. — Que le diable l'emporte ! comme si j'avais besoin de son invitation pour suivre le contour du corset de ma femme ! (// cherche en tâtonnant.)

LA coMTESst, riant par saccadcs et frissonnant

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de la tête aux pieds, comme une personne qu'on chatouille. — Dieu! comme tu es maladroit! Mais non, pas par-dessus l'épaule; le maillot n'a point d'épaulettes. — Que tu es enfant ! ah ! ah ! ah ! tu vas me faire crier.

LE COMTE;, s'animant, à haute voix. — Contour de la poitrine, 96 centimètres. [Bas.) Je ne crois pas m 'être trompé; mais^ cependant, on pourrait vérifier... Certainement que ton autre corset faisait plus le rond. [Haut.) Ah! hauteur de taille depuis la ceinture jusqu'à .. jusqu'en haut.

LA COMTESSE, à voix basse et riant. — Qu'est-ce que tu appelles jusqu'en haut?

LE COMTE, indiquant du doigt. — De là à là, parbleu! c'est clair.

LA COMTESSE. — Je te dis que tu vas me faire crier.

LE MARCHANDj d'iuie voix doucc. — Mousicur le comte voudrait-il me donner quelques renseignements sur les... jambes de madame la comtesse.

LE COMTE, à voix bassc. — Insolent!

LA COMTESSE. — Raoul ! c'est dans un bon motif que cet homme demande ces détails.

LE COMTE. — Je me contiens. (// s'agenouille et présente le mètre sur la Jupe de sa femme.) C'est absolument comme si je mesurais une guérite pour avoir la taille du fantassin qui est dedans. Comment veux-tu que je fasse?

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LA coMTEssKj auec un regard adorable. — Néglige la guérite^ mon ami,

LE coMTEj haut. — C'est à partir de la hanche, n'est-ce paSj monsieur?

LE MARCHAND. — Si monsicur le comte veut bien.

LE COMTE, à haute voix. — Hauteur des jambes, veux-je dire : 89 centimètres, sans tenir compte du galbe extérieur. {Toujours à genoux et après avoir embrassé les mains de sa femme.) Oh! ma chérie, que je voudrais que ce fabricant fût loin d'ici! Il me semble que tu as acquis quelque embonpoint; me tromperais-je?

LA COMTESSE. — Vous étcs singulièrement osé dans vos découvertes, mon cher.

LE COMTE. ~- Vous voulez dire que je suis heureux dans mes découvertes, ma belle chérie.

LE MARCHAND, dhiuc voïx hésitante. — Pourraisje demander à monsieur le comte si le périmètre de la jambe...

LE COMTE, à voi.x basse. — Il est à tuer, cet homme !

LE MARCHAND, — Si Ic périmètre de la jambe de madame la comtesse a, dans les régions supérieures, une importance notable.

LE COMTE. — Du diable si je comprends un mot de ce qu'il veut dire... Ah! j'y suis. Une importance adorablement notable, animal. Faut-il en

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être réduit à confier ces choses ! {A haute voix.) Marquez 56 pour les régions supérieures.

LE MARCHAND. — La chcviUe est extrêmement fine?... ai-je besoin de le demander!

LE COMTE. — Et par-dessus le marché il a de l'espritj le Chinois! {Haut.) Marquez 26 pour la cheville. {Il embrasse le pied de sa femme.)

LA COMTESSE. — Raoul! mais vous êtes fou, voyons, reievez-vous; et cet homme, qui est là?

LE COMTE. — Qu'il aille au diable!

LA COMTESSE. — Au diable! eh bien! et mon maillot? Vous êtes égoïste, comte. Voyons, mon ami, continuez jusqu'à la fin vos pénibles fonctions.

LE coMTE^ après s'outre relevé^ approchant son visage de celui de sa femme. — Dis donc, petite chérie... est-ce qu'il faudra essayer ce maillot?

LA COMTESSE. — Jc Ic... crois. [Rougissaut un peu.) Pourquoi me regardes-tu comme cela? {Madame minaude.)

LE COMTE. — Parce que je suis curieux de savoir s'ilt'ira bien, ce maillot. Pourvu qu'il suive, avec soumission, les contours de cette taille-là que j'aime tant, avec ces rondeurs^ ces dépressions, et qu'il n'élargisse pas ta ceinture que je tiens dans mes deux mains; tiens, tu vois que je n'exagère pas. Tu changeras ton corset, n'est-ce pas? je le veux en satin, comm.e l'autre^ et si bas que tu y

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sois bien à l'aise, qu'il soutienne^ qu'il ne comprime pas. Quand jeté prends ainsi [Il passe son bras autour de la taille de madame.) avant d'aller au bal, j'aime à entendre le craquement de l'étoffe et le frissonnement de la soie... Pourquoi ris-tu?

LA COMTESSE. — Jc rjs parce que je t'aime. (Elle écarte des deux mains les cheveux de son mari et Vembrasse au front.)

LE COMTE. — Je suis jaloux de toi, que veuxtu faire à cela? Je voudrais être le seul à voir tes épauleSj à sentir tes cheveux; il me semble qu'on me vole, quand tout le monde te regarde.

LA COMTESSE. — Et tu scrais bien fâché de ne point être volé?

LE COMTE. — Eh bien! oui, c'est vrai. Jc suis absurde et illogique.

LA COMTESSE^ riant. — Comme tous les gens trop riches.

LE MARCHAND. — Je crois avoir des mesures suftisanteSj et il ne me reste plus qu'à présenter mes respects...

LE COMTE. — Ah! mon Dieu ! moi qui l'oubliais^ cet homme! {Haut.) Au plaisir de vous revoir. [Le marchand rentre dans la chambre.)

LA COMTESSE. — J'aurai le maillot pour mardi soir, n'est-ce pas?

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LE MARCHAND. — Madame peut y compter... J'ai l'honneur de...

LE COMTE. — C'est très-bien; au revoir... je vous salue... au revoir. [Le fabricant se t^etire.)

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