SRE PAR EN AUTO D RES TA
‘ Il faut naturellement lui adjoindre les substances propres à dissoudre les impuretés.
‘* Le lavage doit être suivi d’un rinçage parfait ; sans cela, il resterait sur les parties nettoyées une solution étendue des impuretés préexistantes.
‘* Le personel opérant devra faire usage du cureo::.;le et de la brosse jusqu'à ce qne toute matière suspecte ait disparu non seulement des ongles, mais anssi des sillons de l’épiderme.
‘* Les instruments qui doivent pouvoir être demontés seront lavés, fourbis au papier d’émeri dans toutes les rainures et dans toutes leurs charnicres.
‘* Certains opérateurs anglais, qui apportent dans les soins de propreté une minutie remarquable, ont pu obtenir dans des opérations où l'infection ne préexistait pas, de la propreté seule des résultats aussi excellents que ceux réalisés ailleurs par la propreté associée aux antiseptiques. La propreté idéale est probablement le dernier mot de l’antisepsie, mais cette propreté ne peut s’obtenir que dans des conditions spéciales ; elle n’est pas réalisable par un ensemble de personnes réunies quelquesfois forfuitement en vue d’une opération.
‘* Le nettoyage forme la base de la désinfection, l'emploi des antiseptiques en est le complément indispensable.”
Mais, de nos jours encore, en Canada, n’avez-
îtres, vous pas vu tous les lieutenants-gouverneurs de la province de Québec prêter un serment contraire à mule leurs croyances et qui leur était imposé. crate Depuis 1867 jusqu’en 1884 les lieutenants gou- à verneurs n’ont-ils pas juré l’un après l’autre : d'Hy- « Je déclare qu'aucun prince, prélat, personne, es les Etat ou potentat étranger n’a ou ne doit avoir À res- aucune juridiction, pouvoir, supériorité, préémiidérer nence ou autorité, ecclésiastique ou spirituelle en de ce ce royaume, et je fais cette déclaration sur la ratui vraie foi d’un chrétien.»
e pour Chaque lieutenant gouverneur prêtait ce seraucun ment, absurde pour un catholique, sans apporter nfin à aucune attention à ce quil faisait, et ce n’est mAa- qu'en 1884, que le fonctionnaire nouvellement nommé à cette haute position, refusa carrément de p de suivre cet exemple et envoya promener celui qui 1té de lui présentait la vieille formule.
ècles,
pour stoire li que faste ques.
ation,
nerve qui lira peut-être ces lignes ne m’en voudra pas, je l'espère.
Le Dr Rough sinclina par politesse, mais sa bouche esquissa un sourire un peu sceptique.
Huit jours plus tard il se rendit à l’ Hôtel-Dieu, demanda à voir l’opéré, constata la cicatrisation et dit au retour au Dr Beausoleil.
—Ma foi! je suis très heureux de reconnaître que le Dr Hingston a parfaitement raison ; la cicatrisation s’est faite par simple première intention.
Quand il s’agit d'opérations gynécologiques ou d’ovariotomie, les précautions prises par les chirurgiens de l’Hôtel-Dieu sont bien plus minutieuses encore.
Une salle spéciale est réservée à ces sortes de cas. L’avant-veille de l'opération tous les meubles, rideaux, tapis sont enlevés. Après plusieurs lavages et rinçages du plancher et de toutes les boiseries, les murs sont blanchis et la chambre qui est séparée du reste des bâtiments est aérée avec le plus grand soin. KEANE
Le chirurgien, avant l'opération, exige que ses aides déclarent sur l’honneur qu’ils se sont lavés des pieds à la tête, la veille, qu’ils ont changé ensuite de linge et de vêtements et que pareille opération a eu lieu le jour même. L'eau est examinée et enfin quand on a fait tout ce qu'il est humuainement possible de faire pour réussir, on procède à l’opération.
2h voul-
mais Sa Le,
el-Dieu, risation
onnaître la cicatention.
ques ou les chiinutieu-
hrtes de es meulusieurs utes les ibre qui ée avec
que ses nt lavés changé pareille st eXAwil est
ssir, On
Tout ceci a été expliqué, démontré et prouvé.
Tant de soins sont couronnés de succès et les opérations faites à l’Hôtel-Dieu réussissent presque toujours. Les microbes n’entrent pas dans ce domaine.
Je viens de commettre une indiscrétion et ce fruit défendu a si bon goût que j'y veux mordre une fois encore.
Le Dr Hingston parlait bas au Dr Apostoli et comme j'ai l'oreille très-fine, j’entendis :
‘Je venais de faire l'opération de l’ovariotomie, la suture était terminée, tout était fait, quand, selon mon habitude, je comptai mes éponges, —j'en emploie toujours douze—je n’en trouvai que onze.
C'était la première fois que pareille chose m’arrivait et je recomptai, je cherchaï, nous cherchàmes mes aides et moi. Il me manquait toujours une éponge.
Mes élèves m'affirmèrent à maintes reprises qu’ils m'avaient vu, de leurs yeux vu, retirer toutes mes éponges et on en arriva à la conclusion que celle qui manquait avait été jetée avec les eaux employées.
Je me rendis à leurs affirmations répétées et tout le monde se retira.
Au bout de quelques instants je revins obsédé par cette idée que tout le monde devait se tromper et je demandai à la sœur :
—Ma sœur, tout le monde est parti ?
—Pardon, le Dr B.... est dans la salle voisine.
J’allai trouver B, et lui dis:
—Docteur, venez avec moi, nous allons recommencer.
Nous endormîmes de nouveau la patiente, je refis l’opération et je trouvai mon éponge dans l'abdomen de ma malade.
—Mon cher docteur, dit-il, en terminant, en opération, il faut ne se fier qu’à soi-même,
Mais, ajouta-t-il bientôt, je dois vous dire que cette femme ainsi opérée deux fois, revenait rapidement à la santé, quand je m’aperçus un jour qu’elle était atteinte de la variole, qui sévissait alors avec violence. On ne pouvait la garder à l’'Hôtel-Dieu et quoique très malade encore, elle fut transportée à l Hôpital St-Roch.
Elle guérit parfaitement et jouit maintenant d’une excellente santé. Ah ! nos canadiennes sont solidement bâties !
Ces exemples et ces explications ne prouvent-ils pas que l'emploi des antiseptiques n’est nullement indispensable, quand on sait, ou plutôt quand on peut réunir les conditions de propreté voulue !?
De cette visite qui m'intéressait à tant de points de vue, je ne n’atteudais à rapporter que des souvenirs d’admiration et degratitude, maïs il est écrit que les institutions les plus parfaites de ce monde
oisine.
recom-
nte, je e dans
int, en
re que it rapiin jour évissait rder à re, elle
ntenant Les sont
vent-ils
lement ind on 1e !
à points es soust écrit monde
J/ HOTEL-DIEU DE MONTRÉAL 143 laissent toujours quelque chose à désirer et j'ai éprouvé une douloureuse surprise en constatant que l’'Hôtel-Dieu n’échappait pas à cette loi générale.
L'Institut hospitalier de Saint-Joseph dont l’histoire est si intimement liée à celle de notre pays, devait, selon moi, avoir conservé quelques souvenirs du passé et je m'étais bien promis d'admirer avec tout le respect d’un antiquaire, de vieilles choses, meubles, armes, livres, vêtements, bijoux, tableaux qui formaient le trésor de la maison.
Je m'étais trompé, et je fus surpris d'apprendre que l’on n'avait rien, ou très peu de chose, car chaque fois qu’un établissement s’est fondé, les bonnes et vaillantes sœurs en quittant la vieille maison pour n’y plus revenir, ont emporté un peu du peu que l’on gardait du vieux temps.
Et puis, il faut bien le comprendre, les filles de Saint-Joseph n’ont pas comme nous cette passion qui nous semble si noble et si intelligente et qui consiste à aimer le passé et à fouillertoujours. Ces saintes femmes n’ont qu’une passion : celle du divin maître, et le temps n’a pas de division pour elles ; le passé c’est ce Dieu qu'ont aimé leurs mères, le présent c’est Dieu qu’elles servent, l’avenir c’est Dieu qu’elles aspirent à contempler dans toute sa gloire.
Toute leur vie est là et chacun de leurs actes est inspiré par le même sentiment.
C’est ainsi qu’en fait de souvenirs je n’ai trouvé qu’un vieux tableau, une sorte de bureau très bien conservé et une cinquantaine de vieux pots dont on se sert toujours à la Pharmacie.
Cette notice serait pas trop incomplète si je ne disais pas un mot des maisons fondées ailleurs qu’à Montréal, mais toujours en Canada, par les Religieuses hospitalières de Saint-Joseph.