KINGSTON
L'hôpital catholique de Kingston fut fon n 1845, après mille difficultés car on eut dési: 3 sœurs irlandaises ou anglaises, on ne voulait pas de Canadiennes et on allait jusqu’ à dire que si elles venaient le feu serait mis à leur couvent.
O stupidité des inimitiés de races !
Cependant tout s’apaisa bientôt: et, je suis heureux de le constater, ce furent des protestants qui prirent le parti des religieuses canadiennes, le Dr Hollowell et le Dr Samson.
Mme Brown fut une des protectrices les plus influentes du nouvel établissement,
Un trait à noter:
Le capitaine Hunter vint, un jour, prier la supérieure d'admettre ses matelots en proposant de payer le prix des journées de maladie.
… —** Bien volontiers, dit la sœur, quand l'hôpital sera assez grand, car je dois recevoir d’abord les pauvres qui ne paient point.
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Des jours bien sombres attristèrent plus d’une fois les religieuses, mais le ciel est devenu plus clair et leur établissement rend aujourd’hui les plus grands services.
TRAOADIE.
Vers le commencement du siècle, une hideuse maladie, la lèpre, fit son apparition ou Nouveau- Brunswick, se propagea rapidement par les alliances et devint héréditaire.
Le gouverneur ;ne trouva rien de mieux que de parquer ces malheureux dans une île et ce fut grâce au regretté commandant Fortin, qu'on leur bâtit en 1853 un lazaret près de Tracadie.
Un jour en 1863, on parlait de la triste condition des lépreux et de la nécessité de fonder un hôpital à Tracadie. La sœur Pagé après avoir écouté ce récit fit appeler toutes les sœurs et leur exposa la situation.—‘‘ Il s’agit d’une maladie terrible, ditelle, beaucoup succomberont, mais il faut des volontaires !
Combien s’offrirent en sacrifice ? Toutes.
Le 30 septembre 1868 six religieuses prirent possession du lazaret.