REGLEMENT AU SANATORIUM
Ce qui fait le succès du traitement, c'est l'observance du règlement,
À Thrs l'on se lève, A 774 l'on déjeune, à 8 hrs l'on se recouche sur des chaises longues, en plein air, sous les vérandas. A dix heures l'on se pèse. Durant l’avantmidi, l'exercice varie de dix minutes à une heure, avant le diner qui se prend à midi. La sieste pour tout le monde se prolonge de Ihr. à 4hrs. A quatre heures l'on fait enregistrer son degré de température. Si le thermomètre dépasse seulement d'un dixième la normale, l'on se recouche, en plein air, jusqu’au souper servi à 6hrs. Pour les fiévreux, et c'est le grand nombre, la sieste au grand air est encore obligatoire jusqu'à neuf heures, alo que l'on réintègre le logis pour le coucher dans les chambres fenêtres ouvertes, à moins que l'on ne préfère s’emmailloter au grand air, pour la nuit. Aucun remède, aucun médicament n'est administré: mais par contre, quand il se lève ou quand il se couche, quand il va à la consultation ou quand il en revient, chaque fois qu’il Juge son estomac capable de les supporter (et il entraîne son estomac à ce régime), le tuberculeux,au sanatorium, se gave de lait et d'oeufs crus, de façon à ce qu'en moyen-
ENARIQI-QUE IUNUOTEURS — SLNOIN-SHG-HIILVHV-HLS
ne, chaque patient ingurgite, tous les jours, ent: ies repas, une pinte de lait, et mange une douzaine d'oeufs crus. L'air sec et vivifiant de l'altitude où il so trouve et le besoin de restauration des poumons du malade expliquent pourquoi il supporte facilement cette suralimentation ; mais encore, faut-il généralement l'entendre luimême nous dire qu'il s'en trouve bien pour le croire. L'estomac le plus robuste d'un ouvrier d'une usine quelconque ne saurait résister huit jours à pareil régime alimentaire ; c'est que le tuberculeux, au sanatorium, s'imprègne constamment d'air pur, sec et vivifiant qui active les échanges, tandis que l'artisan ne respire qu'un air contaminé, à peine suffisant au besoin de la respiration, et plutôt de nature à l'entraver.