‹ Entretiens d'Ariste et d'Eugène, par le père Bouhours;Chapitre 29 sur 33 · PATIENTS A LS O0 U'O'I · texte numérisé non relu

PATIENTS A LS O0 U'O'I

l'Histoire de l’Académie française qu’un des plus illustres académiciens ! prononça un jour dans l’Académie un discours sur le je ne sais quoi. Mais, comme ce discours n’a point paru, le monde n'en a pas été plus instruit qu'il ne l'était auparavant : et peut-être que, quand ce discours académique aurait été mis en lumière, nous n’en serions pas plus savants que nous sommes, cette matière étant de la nature de celles qui ont un fond impénétrable et qu’on ne peut expliquer que par l’admiration et par le silence. — Je suis bien aise, dit Âriste en riant, que vous preniez enfin le bon parti et que vous vous contentiez d'admirer ce que d’abord vous vouliez comprendre. Si vous me croyez, ajouta-t-il, nous en derneurerons là et nous ne dirons plus rien d’une chose qui ne subsiste que parce qu’on ne peut dire ce que c’est. Aussi bien il est temps de finir notre promenade : l’air se brouille de tous côtés, la pluie commence, et nous sommes en danger d’essuyer l’orage qui se prépare, si nous ne nous retirons bientôt.

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Les sentiments de Cléante | sur les entretiens d’Ariste et d’ Eugène (fragments).

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