AV AV A
Page 35. — (1) Guillaume Postel (1510-1581) après
avoir appris seul le grec, hébreu et l'arabe, fit un long voyage en Orient. À son retour il fut nommé professeur au Collège royal de France. Il mena ensuite à travers l’Europe une vie errante et misérable. Il finit ses jours au monastère de Saint- Martin-des-Champs, entouré d’égards en raison de sa science, mais isolé du monde extérieur à cause des folies et des hérésies dont 1il s’était fait le propagateur. |
Page 47. — (1) Lorenzo Gracian.
(2) Pedro Padilla.
Page 48. — (1) Bouhours laisse le participe invariable
parce qu’il est suivi d’un attribut.
Page 54. — (1) Voici des exemples de phrases criti-
quées ailleurs par Bouhours : « des désordres qui dévorent la face de l'Eglise ; assiégé d’un déluge d’hérésie ; discours arrosé de ferventes prières ; tomber dans la sévérité de la justice ».
AD ee ENTRETIENS |
Page 55. — (1) Bouhours nomme, dans la deuxième édition, l'ouvrage auquel il emprunte cette remarque, les Avantages de la langue française sur la langue latine, par le Laboureur. — Il est superflu de relever la faiblesse de cette remarque.
Page 59, — (1) Cicéron qualifie ainsi l’éloquenee qui se complait dans une excessive abondance. (2) Ici Bouhours rompt avec tout le xvi® siècle et même avec Vaugelas, lequel admettait qu’on dît : « bornes et limites ; vaincre et surmonter », Pour Bouhours deux mots ne valent pas mieux qu'un, et il n’y a point de synonymes.
Page 60. — (1) Est-il nécessaire de souligner le caractère fantaisiste de toutes les explications qui vont suivre ?
Page 61. — (1) Virgilio, marquis de Malvezzi (1599- 1654), polygraphe et surtout historien, écrivit sous le titre de 1! Romulo une sorte de roman poliuüque qui eut grand succès et dont il parut en 1645 une traduction f ançaise : Le Romulus, avec des considérations morales et politiques sur sa pie.
Page 62. — (1) Le cardinal Jacques Davi Duperron (1556-1618) commença à se distinguer comme diplomate en négociant en cour de Rome l’absolution de Henri IV. Ses œuvres, où figure l’oraison funèbre de Ronsard (1585), furent fort appréclées pendant tout le xvrt siècle. Elles parurent en 1622 en un vol. in-foho,
Page 65. — (1) Elien, si l’on en croit Henri Estienne (Thesaurus græcæ linguæ).
Page 67. — (1) En dépit du témoignage concordant des éditions je serais tenté de mettre ici un tiret. . Il faut qu'Eugène parle entre les deux reprises
d’Ariste, page 66 et p. 68.
Page 70. — (1) Il y a là coup sur coup deux allusions au Ciceronianus, dialogue paru en 1528, dans lequel Erasme se prononçait contre l’emploi exclusif, préconisé par Bembo, de mots et d’ex” pressions empruntés à Cicéron,
Page 71. — (1) Henri Estienne. Le P. Bouhours emprunte l'essentiel du développement qui va suivre à l’ouvrage du grand érudit De la précellence du langage français, 1579.
Page 72. — (1) Gace de la Bigne (1310 ?-1380) fut successivement chapelain de Philippe VI, de Jean le Bon et de Charles V. Il doit sa célébrité à un long poème, les Déduils de la chasse, souvent
imprimé, au commencement du xvi siècle, à la suite d’un ouvrage en prose composé sur le même
- sujet par Gaston Phébus, comte de Foix, dont la cour, si brillante, fit l'admiration de Froissart,
(2) Réclamér, Cen terme de vénerie signifie rappeler un oiseau de proie pour le faire revenir sur le poing ». (Furetière.) Ms
(8) « Un faucon hagard est un faucon de haies (hag, haïe) qui ne peut s’apprivoiser. » (Clédat.)
(4) Etymologie fantaisiste, déjà écartée par
D D de 238 : ENTRETIENS
. Ménage. On hésite encore aujourd’hui sur l’explication de aire. |
Page 73. — (1) Mot d’origine germanique qui signifie . au propre petit faucon.
Page 97. — (1) En réalité 1l n’y en a qu’une, nul s’étant affaibli au point de devenir l'équivalent de ‘ aucun. |
Page 101. — (1) Cette traduction fut publiée après la mort de son auteur, en 1653, par Conrart et Chapelain ; en 1659, par Patru.
(2) Apologétique de Tertullien, .ou défense des
Chrétiens contre les accusations des Gentils, traduite en français par Louis Giry. Paris, Jean Camusat, 1636, in-8. Giry (1595-1665), avocat, faisait partie des réunions qui se tenaient chez
- Conrart ét fut de l’Académie française.
.. () I s’agit de Nicolas Perrot d’Ablancourt
: (1606-1664) dont l’épitaphe suit. Il est l’auteur d'innombrables traductions plus élégantes que fidèles, mais dont Patru, Boileau entre autres faisaient le plus grand cas. Chapelain l'avait proposé pour la charge d’historiographe à titre
d’ «excellent écrivain »,
(4) Tous ces ouvrages ont pour auteur Marin Cureau de la Chambre (1594 ?-1575), médecin ordinaire du roi, « philosophe en chef », disait Balzac, et qui eut le mérite de traiter en français, en bon français, des matières scientifiques. Il était entré à l’Académie en 1635.
(5) Géraud de Cordemoy, avocat, historien, de l'Académie française. Bossuet le plaça comme lecteur auprès du dauphin. On prétend que c’est de son Discours physique de la parole, Paris, 1668, in-12, que Molière se serait inspiré pour la belle leçon que fait le Philosophe à M. Jourdain sur la théorie des voyelles. (Bourgeois gentilhomme, TI,
Page 105. — (1) Voilà une aflirmation ds est d’un bien médiocre latiniste.
(2) Voir à l’appendice (p. 217) la critique de Barbier d’Aucour.
Page 106. — (1) Tout le monde sait qu'ils viennent du latin populaire.
Page 107. —- (1) Jules-César Scaliger, fameux érudit, mort à Agen en 1558.
Page 108. — (1) Exactement quatre caractèies représentant o long, th sifflant, æ et w.
Page 109. — (1) Ici la science de Bouhours est une fois de plus en défaut. Z4 est le cas sujet singulier, et le cas sujet pluriel, mais au masculin.
(?) Le texte de la seconde édition est plus clair. On y lit: des terminaisons, qui sont différentes du latin.
Page 110. — (1) Il serait trop long et superflu de faire la critique de ce passage. Bouhours ignore que l’ancien français avait une déclinaison.
(2) Cette remarque serait dépourvue de sens si
l'on ne savait que cet e muet se faisait encore un peu sentir dans la prononciation au xviue siècle.
Page 111. — (1) « On appelle homme de fortune un homme qui d’un fort petit commencement est parvenu à de grands biens ». (Dictionnaire de l Académie française, 1694.)
(2) Idée tout à fait chimérique. Bouhours emprunte sans doute le mot et la chose à Henri Estienne : Traité de la conformité du langage français avec le grec (avant 1566.)
Page 112. — (1) Claude Fauchet (1530-1601), historiographe de France sous Henri IV, a le mérite d’avoir remis en lumière le Moyen-Age méconnu, dans son Recueil de l’origine de la langue et poésie française, ryme et romans, plus les noms et sommaires des œuvres de cent vingt-sept poètes vivant avant l’an M.CCC. Paris, 1581.
(2) Antoine Duverdier (1544-1600) possédait une riche bibliothèque et exerça une influence considérable chez les lettrés. Il est l’auteur d’un ouvrage qui renferme des notices et des analyses . de grand prix : La bibliothèque d'Antoine Duverdier, contenant le catalogue de tous ceux qui:ont écrit ou traduit en français, avec un discours sur les bonnes lettres. Lyon, 1585, in-fol.
(8) Ce mot désigne indifféremment tout ce qui est objet d'étude.
Page 113. — (1) Il ignore naturellement la Chanson
de Roland: elle fut imprimée pour la première fois en 1830.
(2) Voir, à l’appendice (p. 218), les Sentiments de Cléante.
Page 115. — (1) Dans les éditions suivantes Bouhours ajoute Joachim du Bellay.
(2) Nicolas Coëffeteau (1574-1623), dominicain, publia son Histoire romaine en 1621,
Page 116. — (1) Sans doute Malherbe. Lui-même repoussa cette accusation et promit de faire un sonnet commençant par car. Il n'empêche qu'il avait à plusieurs reprises condamné le mot dans Desportes, donnant ainsi, sans le vouloir peut-être, le signal du mouvement. Au xvire siècle, le romancier Gomberville se flattait d’avoir écrit sans se servir de « Car » les huit volumes de son Polexandre.
(2) Deux représentants du genre précieux sous le règne de Henri IV,
Page 118. — (1) Il s’agit des Epistres dorées, parues sous ce titre en France en 1556. Du même Antonio Guevara (1490 ?-1545) furent traduits en français avec un immense succès le Livre doré de Marc Aurèle (1531), l’Horloge des Princes (1540), etc.
(2) L'Histoire d'Espagne du jésuite Jean Mariana (1537-1624) avait paru à Tolède en 4 vol. in-folio, de 1592 à 1595.
(8) Les œuvres en prose et en vers de Sainte- Thérèse (1515-1582) furent réunies en deux vol. in-folio parus à Salamanque en 1588.
EnTr. AR, 16
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(4) Le jésuite Pierre Ribadeneira (1527-1611), entre autres nombreux ouvrages écrivit : los sanctorum ou le Livre des vies des Saints qui fut traduit en français par André du Val, Paris, 1644- 1649, en 2 vol. in-fol.
(6) Louis de Grenade (1504-1588), appelé le Chrysostome de l'Espagne. Plusieurs de ses ouvrages (l’un d’eux est intitulé {a Guide des pécheurs) furent traduits en français sous ce titre : Œuvres spirituelles et dévotes du R. P. Louis de Grenade au début du xvrie siècle.
(6) Ce pluriel peut être pris au pied de la lettre. Giovanni (mort en 1348) entreprit une histoire de Florence que continuèrent son frère Matteo, puis son neveu Filippo,
Page 122. — (1) « On appelle petite o1e les rubans, les bas, le chapeau, les gants et tout ce qu'il faut pour assortr un habit. » (Diet. de l’ Acad., 1694.)
(2) Ainsi appelés parce qu'ils « étaient soutenus par des cartes [du carton], de lempcis et du fil de fer. » (Furetière.)
Page 126. —- (1) Pierre Costar (1603-1660) était un ami de Balzac et de Voiture, un famulier de l Hôtel de Rambouillet. Un certain Girac ayant attaqué Martin de Pinchesne, auteur de la publication des œuvres de Voiture, Costar écrivit en faveur de ce dernier sa Défense des ouvrages de M. de Voiture. Paris, 1653, in-40. Il fit paraître aussi une Suite à la défense..., etc, 1655, in-4°, Entretiens
de M. de Voiture et de M. de Costar. Paris, 1655, . in-49, etc.
(2) Valentin Conrart (1624-1693), dans la maison duquel prit naissance l’Académie française, était un homme aimable et judicieux. Il ne publia presque rien, mais ses papiers manuscrits, qui sont conservés à la Bibliothèque de l’Arsenal, constituent un inépuisable recueil de renseignements. Les lettres auxquelles Bouhours fait allusion sont sans doute celles qui parurent en 1681 sous le ütre de Lettres familières à M. Félibien.
(8) Il s’agit de l'avocat Patru, qui ne donna d’ailleurs jamais la Rhétorique à laquelle il est fait allusion plus bas.
(4) Elle parut en 1653. C’est l’œuvre de Pellisson (1624-1693) qui, après avoir appartenu à Fouquet, qu'il défendit jusqu’à la Bastille inclusivement, fut nommé historiographe du roi. Il était au prenier rang des amis de Mie de Scudéry. Le discours que mentionne plus loin Bouhours était en tête des œuvres de Sarrasin de 1656.
Page 127. — (1) Allusion à l'édition de Balzac de 1665, Paris, Billaine, 2 vol. in-fol, Elle avait été préparée par Conrart. La préface est de l’abbé Cassaigne (1686-1679), garde de la bibliothèque du roi, de l’Académie en 1662, dont Boileau mit en doute les talents de prédicateur. (Sat., IIT, w. 60.)
(2) On peut supposer quil s’agit de l’Enéide de Virgile, traduite en vers, Paris, 1668, 2 vol, in-4°, de Segrais,
£ Débat ca PET " Sté té séttimttatsnis 2 an ”
(3) À défaut d'indications précises il n’est pas facile de décider de quels Panégyriques il s’agit : il en parut trois recueils en 1668 et 1669. Citons à tout hasard : Panégyriques des Saints préchés par : Jacques Biroat, de l’ordre de Cluny, 2€ éd., donnée par N. Blampignon. Paris, Couterot, 1668-1669, 3 vol. in-80. Peut-être est-il question des Panégyriques des Saints, 1655-1658, 3 vol. in-4° du P. Senault.
Page 128. — (1) Discours sur les réflexions ou sentences et maximes morales placé en tête de la première éd. des Maximes de La Rochefoucauld de 1665. On l’attribuait d'habitude, et c’est presque certainement le cas pour Bouhours, à Segrais. Mais Gilbert, auteur de l’édition des Grands écrivains de la France (Hachette), propose, au cours d’une discussion à laquelle je renvoie, de l’attribuer à Henri de Bessé.
(?) Le Chevalier de Méré. Les Conversations avec le maréchal de Clérambault, Paris, Edme Martin, in-80, parurent en 1668, preuve que les Entretiens de Bouhours ont été écrits en 1669.
(3) Ces Observations, Paris, 1669, 190 pages in-120, sont du Jésuite René Rapin, collègue et ami de Bouhours.
(4) Paraphrase sur les Epitres de saint Paul et sur les épitres canoniques, par Antoine Godeau, évêque de Grasse, 1641, 2 vol. in-120.
(5) Actions publiques de M. François Ogier,
prêtre et prédicateur. Paris, Louis de Villae, 1652, 2 vol. in-40,
(6) Voir p. 242 la note sur Louis de Grenade.
(7) La morale du Sage ou les Proverbes, l’Eccléstaste et la Sagesse, en latin, avec une paraphrase en français (par Madame Marie-Kléonore de Rohan, abbesse de Malnoue). Paris, Barbin, 1665,
(8) Les éditions suivantes portent cette.
(8) Inévitable allusion aux Sohtaires de Port- Royal.
Page 129. —{1) Cette parenthèse disparait dans les
éditions suivantes. Voir la critique de Barbier, p.232.
(2) L’Imitation de Jésus-Christ, traduite par Le Maistre de Sacy sous le nom de du Beuil, prieur de Saint-Val, 1662, in-80, C’est cette traduction qui aurait eu, dit-on, 150 éditions. Le même Isaac Le Maistre de Sacy est l’auteur de la Vie de Barthélemy, Paris, 1663, in-49, mentionnée plus bas. Ce Barthélemy, ou Barthélemy des Martyrs, (1514-1590), dominicain, archevêque de Braga, en Espagne, avait énergiquement plaidé au Concile de Trente en faveur d’une sévère réforme catholique.
(3) Les Confessions, 1649, par Arnauld d’Andilly.
Page 130. — (1) Le jésume Le Vavasseur, collègue de
Bouhours, dans un ouvrage latin : De libello supposito.
Page 131. — (1) Toutes ces expressions sont tirées de la séfutation de la Lettre à un seigneur de la cour,
lettre écrite par Bouhours au sujet du Nouveau Testament de Mons. !
Page 152, — (1) Pierre Fortin de la Hoguette, né en 1582, avait fait lui-même, à 69 ans, l’éducation de deux de ses enfants en bas-âge. Il écrivit pour eux, sous le titre de Testament ou Conseils d'un père à ses enfants, 16955, in-120, une sorte de traité de morale qui eut un très grand succès.
Page 153. — (1) Le dernier maréchal de Schomberg, à l’époque où Bouhours écrit, était Charles, qui avait épousé la célèbre MIle de Hautefort. La victoire qu’il avait remportée à Leucate en Roussillon sur les Espagnols lui avait valu le bâton de maréchal. Il mourut en 1656.
Page 156. -— (1) Le cavalier Marini où Marino publia en France (1623) son poème d’Adonis quicontribua à mettre à la mode la préciosité et le maniérisme,
Page 158. — (1) Bouhours note lui-même en marge quil s’agit du jugement porté par le jésuite Vivès sur Budé.
(2) Voici ce que dit Barbier d’Aucour de ce passage : « [l fait conscience de prendre à un auteur italien une petite pensée qui n’est guère plus à cet Italien qu’à tout le monde, à qui elle vient presque sans y pensér et cependant il ne fait nulle difficulté de voler à des Français qui sont de son siècle et même de son âge non pas de simples pensées sans suite, mais des raisonnements,
des pages, des chapitres, des ouvrages entiers. C’est ce qu’on appelle voler les auteurs sur les grands chemins, » (p. 152).
Page 160. — (1) Gracian (1584-1658) est un maître en fait d'affectation. Ses principaux ouvrages sont : Æl heroe (1637) sur l’éducation du héros, et Agudeza y arte de ingenio (1649), qui donne les règles du bien dire.
Page 161. — (1) Mancini (Jean-Baptiste), de Bolo: gne, triomphait vers 1630 et 1640. Plusieurs de ses ouvrages furent traduits en français par Scudéry.
(2) Sur Malvezzi, voir p. 236. Giovanni Francesco Loredano (1606-1661) publia des recueils de concetti et de nouvelles galantes qui eurent dans toute l’Europe un vif succès.
Page 162. — (1) Barbier d’Aucour triomphe de ce contentement de soi. En apparence c’est Ariste qui est loué, « mais ici l’auteur ne représente personne que lui-même et il est tout ensemble Ariste et Eugène... C'est lui qui flatte dans Eugène, c’est lui qui est flatté dans Ariste. » (P. 135-6.)
Page 166. — (1) Les « esprits animaux sont comme un vent très subtil ou plutôt comme une flamme très pure et très vive qui, montant continuellement du cœur dans le cerveau, se va rendre de là par les nerfs dans les muscles et donne le mouve-
ment à tous les membres. » (Descartes, Disc. de la Méthode, V.)
Page 167. — (1) Barbier d’'Aucour relève aigrement « chère Héloïse » et « docteur amoureux » en faisant remarquer qu «il n’y aurait point eu de: mal de séparer ce que Dieu n’avait point uni ».
Page 173. — (1) Claude de Mesmes, comte d’Avaux (1595-1650), plénipotentiaire pour le traité de Westphalie, un des plus grands diplomates que la France ait eus.
Page 184. — (1) Nommer, louer Ronsard, quel courage ! Mais ce courage ne dura pas : dans les éditions suivantes, Ronsard cède la place à Mal-
herbe.
Page 188. — (1) Le deuxième fils du duc de Longueville. Voir p. 12-13.
Page 190. — (1) Comme est celle des femmes d’après l’ancienne classification des humeurs ou tempéraments.
Page 191. — (1) L'art de connaître les hommes...
par le S' de la Chambre, conseiller du roi en ses Conseils et son médecin ordinaire. Paris, 1659, 1664, 1666, 3 vol. in-40, L'auteur s’y montre un adversaire déterminé du sexe féminin.
(2) Sapho, qui inventa le vers et la strophe saphiques.
Page 192. — (1) Athénaiïs, plus connue sous son nom chrétien d’'Eudoxie. Fille du sophiste athénien Léontius, très savante, elle épousa, en 421, l’empereur d'Orient Théodose IT.
(2) Vittoria Colonna (1490-1547) joua un rôle en vue dans le mouvement littéraire de son temps. Elle assista à son lit de mort Michel-Ange, dont elle avait été l’amie fidèle. — Isotta Nogarola (1420 ?-1466) est l’auteur d’un dialogue en latin. — Serafina Contarimi, noble Vénitienne, renommée pour sa science et sa piété, a écrit des lettres en latin et en italien. — Margareta Sarrochi, de Naples, avait groupé autour d’elle au commencement du xvr® siècle une véritable académie.
Elle composa un poème épique sur Scanderbeg. — Marguerite Morus (1505-1544), fille aînée de Thomas Morus. — Elisabeth Tanfield savait l’hébreu, le grec, le latin et le français. Elle mourut en 1639, — Elisabeth Joie ou de Roseres (xvi® s.) se révéla orateur sacré en prêchant à la cathédrale de Barcelone et obtint à Rome la conversion de nombreux juifs. — Catherine de Portugal, femme de Jean IT de Portugal, défendit son royaume contre Philippe IT en 1580. Elle avait autant de science que d'énergie. — La reine Marguerite, première femme de Henri IV, dont tout le monde connaît les intéressants Mémoires. — La princesse de Conti, née Louise Marguerite de Lorraine (1574-1631), belle et spirituelle, a raconté dans les Aventures de la cour de Perse (1629) la chronique de son temps.
Page 193. — (1) Pulchérie, canonisée par l’Église, régna sous le nom de son jeune frère, Théodose II, qui l’associa à l'empire en 414. — Isabelle, plus
connue sous le nom ,d’Isabelle la Catholique (1451-1504). — L'idée ne vient ni à Eugène ni à Ariste de nommer Jeanne d'Arc.
Pace 196. — (1) Corneille. Rodogune. L. 5.
Le) 2 le] y 3
Page 210. — (1) Bouhours a fait l’accord du parucipe.
Page 213. — (4) C'était Gombauld, à un moment où les Académiciens, n'ayant pas encore trouvé leur vole, occupaient leurs séances à se communiquer des morceaux en prose ou en vers de leur composition.