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214 ENTRETIENS SIB l/ ARCIIITECTUnE.
que la structure, le moyen, s'ils voulaient, dans certains cas, établir une clôture pli-inc entre les colonnes, ainsi que les Égyptiens et les Assyriens l'avaient pratiqué avant eux, ce mur, cette clôture n'avait d'autre importance que celle d'une épaisse cloison. Élever, comme dans la grande basilique des Géanis d'Agrigente, des colonnes comme des points d'appui njsistants, des piles, des contre-forts, portant l'entablement avec la couverture, et fermer tout ou partie des entre- colonnements (fig. 8) par une construction plus légrre, une simple clôture, en un mot, c'était fort sagement raisonner ; mais prendre, comme le firent plus tard les Romains, les vides pour les pleins, les cloisons pour la partie solide et les contre-forts pour une simple décoration, c'était raisoimer en barbare, n'en déplaise aux Romains et à ceux qui les imitent sans examen sérieux. En si beau chemin de déraisonner, les Romains allèrent même plus loin : ils bandèrent des archivoltes sous les entablements saillants des ordres engagés (voy. fig. 7). Je l'ai dit déjà : pour un Grec cela devait être le comble de l'aberration , ou plutôt la marque d'une complète inintelligence des formes de l'architecture grecque.
A la fin de l'empire, dans les grands édifices bâtis par les Romains sur le littoral oriental de l'Adriatique et en Asie, les architectes cependant commencèrent à poser l'arc directement sur les colonnes privées de leur entablement (i\g. 9). Mais c'était là une innovation dont on peut faire honneur aux Grecs. Les artistes grecs, toutes les t'ois qu'ils le purent, sans mépriser les moyens employés par les Romains occidentaux, les soumirent à leur raisonnement toujours juste. Mais il est temps d'éclaircir une question très-importante dans l'histoire de l'art de l'architecture. Nous reconnaissons qu'il existe un art byzantin ; nous prétendons que cet art est une des expressions nouvelles de, l'esprit actif des Grecs ; j"ai même avancé plus haut que l'art byzantin était une l'eiiaissance. Où donc les Grecs avaient-ils été chercher les éléments de cette renaissance? Comment l'art grec du temps de Périclès avait-il pu se transformer? Sous l'empire, les Grecs, sur le territoire de la Grèce comme en Italie, se voient contraints d'adopter le goût pompeux des Romains; comment se l'ail-il ([ue, lors de rélablissrment de l'empire d'Orient, les Grecs se trouvent en mesun^ d'appliiiuer des formes nouvelles à la structure romaine sans transition apparente? Poser cette question et la résoudre, c'est trouver la clef des arts du moyen âge en Orient comme en Occident. Essayons donc de soulever le voile. (Jue, dès la plus haute antiquité, les Grecs aient pris les éléments de leurs arts en Asie, en Egypte, il y a lieu de le croire; mais, pendant le temps de leur splendeur, c'est-à-dire di'puis la destruction d'Athènes par les Perses ju.><(iu'à la fin
SIXIEME ENTRETIEN (fis. Sj