SUR LES CAUSES DE LA DECADENCE DE L'ARCHITECTURE
SUR QUELQUES PRINCIPES TOUCHANT LA COMPOSITION ARCHITECTONIQUE ; SUR LA RENAISSANCE EN OCCIDENT ET PARTICULIÈREMENT EN FRANCE.
L'architecture appartenant presque autant à la science qu'à l'art proprement dit; le raisonnement, le calcul, entrant pour une forte part dans ses conceptions , il faut admettre que la composition n'est pas seulement le résultat d'un travail de l'imagination , mais qu'elle est soumise à des règles appliquées avec méthode, qu'elle doit tenir compte des moyens d'exécution, lesquels sont limités '. Si le peintre , si le statuaire peuvent concevoir et exécuter en même temps et sans avoir besoin d'un concours étranger, il n'en est pas de même pour l'architecte.
' On peut recourir au Dictionnaire d'Architecture de M. Qualremère de Quiiicy; au mot COMPOSITION, on verra que le célèbre auteur ne donne à ses définitions de la composition archilectonique que peu de développements. Toutefois, nous y trouvons ce passage remarquable : f Rien n'est plus important pour Tarchilecte, lorsqu'il compose, que d'avoir sans cesse l'es- « prit dirigé vers les moyens qui devront rendre ses inventions. Aussi ne saurait-on former « de trop bonne heure l'élève en architecture à soumettre ce qu'il compose aux moyens « d'exécution. L'étude de la composition ne doit pas consister à imaginer sur le papier des « compartiments de plan agréables par leur variété ou leur symétrie, des élévations qui « sembleront offrir soit des masses pittoresques, soit des contours et des aspects nouveaux. « Souvent il arrivera que tous ces efforts, dont l'imai^'ination est prodigue en dessin, ou ' présenteront des parties inexécutables, ou exigeraient pour être réalisées d'incalculables « dépenses