SUR LA CONSTRUCTION DES BATIMENTS
Ma(;<miicric.
Dans les temps antiques, comme pendant le moyen âge, aucune œuvre due à rinlelligence humaine n'a mieux marqué peut être Tétat social d'un peuple et démontré ses aptitudes, que la manière de bâtir. Il a fallu la confusion des lemps modernes, une longue suite de fausses doctrines, pour nous amènera rétat d'anarchie, de contradictions que nous observons aujourd'hui dans nos constructions. Encore est-il certain que de cet état transitoire il sortira des méthodes qui appartiendront à notre siècle et à notre état social. Cest a faire cesser ce chaos que doivent tendre les gens de bonne foi cl qui n'ont pas de parti pris.
Si nous voulons considérer les œuvres du passé comme appartenant au passé, comme des échelons qu'il faut signaler et gravir pour arriver à la connaissance de ce qui convient à notre état social ; si nous procédons par l'analyse et non par imitation irréfléchie ; si nous cherchons a travers tant de débris des temps éloignée de nous les procédés applicables, et si nous savons dire en quoi ils sont applicables; si, laissant de côté un enseignement suranné , nous nous appuyons chacun sur nos propres observations, nous aurons ouvert la voie et nous-mêmes pourrons la parcourir.
Soumis à la domination romaine et devenus presque Romains, au
moins sur une partie notable du territoire de la France actuelle, nous
avons adopté les méthodes de bâtir des Romains. Rendus à nous-mêmes
et envahis par des populations douées d'un tout autre génie que celui des