‹ Entretiens sur l'éducation des fillesChapitre 44 sur 45 · ENTRETIEN DERNIER · texte numérisé non relu

ENTRETIEN DERNIER

(Tnila Urtn. )

1. L'on demanda à Madame si l'esprit du règlement, qui marque à celle qui préside de ne se pas s'appliquer ordinairement à faire faire des exer- .cices, comme écrire, compter, etc., ne devoit pas l'empêcher de faire lire aux demoiselles pour le plaisir d'entendre lire. « Oui, assurément, réponditelle; où seroit la bonne foi, de s'appliquer à entendre une lecture qui attache naturellement, au lieu de veiller sur la classe ? Si l'on avoit cru qu'elle pût avoir en même temps cette attention générale à faire faire uri exercice particulier, on l'auroit établie comme les autres à une famille pour y faire lire et compter. Je ne dis pas que l'attention de celle qui préside doive être si continuelle qu'il faille toujours qu'elle ait les yeux, ouverts pour qu'il n'échappe rien à sa vue ; elle ne pourroit y résister, il faut bien un peu se ménager pour être en état de soutenir le travail plus longtemps ; ainsi elle peut tantôt demeurer à sa place, et

■ Recueil det aépmua, p. 397.

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de là observer ce qui se passe, tantôt se mettre auprès d'une fille et lui montrer à travailler, tantôt en faire écrire une autre ; mais il faut que cela soit court, et elle en doit toujours revenir, de bonne foi, à faire son capital de tenir tout dans l'ordre. »

â. On demanda encore à Madune si l'on pourroit dire quelques paroles de consolation à une fille qui viendroit d'apprendre une mauvaise nouvelle. « Il faudroit, dit-^le, la laisser pleurer, être bien aise de voir cette marque d'un bon naturel. Mais il seroit fort bon, après cela, de la consoler, de prendre part à sa douleur et, en la remettant entre les mains de sa maltresse, lui dire : Je vous amène une fille bien aliligée. Il ne faut point, mes chères filles, ajouta-lclle, tomber dans les extrémités, et, comme il ne faut être ni familière ni trop libre, il ne faut point être sauvage ni dure '. » .

3. « On ne souffrira rien dans l'habilleltaent des demoisdles qui ne soit uniforme. On ne souffrira nulle distinction dans ces demoiselles, et l'on établira en tout l'esprit de la communauté sans que Ton se distingue jamais.

(I II faut occuper les demoiselles sans relâche, et les accoutumer à prendre leurs divertissements dans la présence des maltresses qui, de leur câté, doivent avoir une grande complaisance pour tout ce qui n'est pas un ma).

« Les demoiselles n'écriront jamais hors de leurs classes. '

« l«s maltresses ne les dippenseront jamais des rè-

' Utlret édifiante», t. Vil.

SM BMTRimn son L'fiDtCÀTIOH.

glea, quelques grandes ou sages qu'elles soient, n'y ayant point de plus grande sagesse dans une communauté que de subir toutes les lob, et les distinctions pouvant être sujettes k de grands ioconvénients. »

4. On lui demanda un jour si ee n'étoit pmnt une pratique trop forte pour les demoiselles que de leur faire passer les trois derniers jours de ta semaine sainte en retraite, et de leur supprimer alors toute récréation. « Non, dit^-elle, il faut les accoutumera entrer véritablement avec piété dans Fesprit de rÉglise; mais avoir l'industrie de les occuper, dans les temps où elles ne sont pas au chœur, d'uDe manière pieuse et cependant qui leur soit agréable et les délasse un peu de la longumr des offices. D'ailleurs il n'y a personne dans le monde qui ne retranche, dans ces huit jours, de ses plaisirs, de ses ajustements, et surtout qui n'évite de fûte ou de recevoir des visites. Je me souviens, ajouta-t-elle, qu'étant fort jeune et n'étant rien moins que dévote, je fus tout à fait choquée de ce qu' une dame m'avoil proposé une visite le vendredi sunt. Je disois en moi-même : Pour qui me prend-elle donc? me croi- -roit-elle athée. »

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Figet.

PtiiriQt I

EnTRiTiDc nmis. — Avu menellleux pour let miltraMea

des classe» ( 169») 1 T

Enthitibn 11. — Qu'il faut te làire eetlmer des demolMllu, .

éviter déparier de leurs défauts (3I déeembra 1694). . . 8 EHTRKTirn III. — Des qualltja que doit urolr la irritable

plélé (IsDTleT 169&} Il

KiiTBtTi£N IV. — Avec le* DamesdeSaint-Loula (1896). . M Ertritiu V. — Laiuer lei daneiiellea parle* en na^'!''"'!*!

k leurs pères et mères, leur inaplrer pour eut Tes senti-

meuti qu'elles dolrent HTtrir, maU ne pas laisser de les

accompagner (1696). II

Eutreti» VI. — Avec lu Dlmei de Saint-Louls (I0S6). . 18 EnTBiTUK VU. -~- Toumer i l'utilité des enleuU lea pnoi- .•

tlonBqu'onleaTfalt(i60â) le

Ektretun VU). — Que les lednrei profanas les plu iauo-

centw sont loyioundangeranma (Juin ie*B) 30

EnxaEtiM IX. — Des ser* Ices que l'on peut tirer dea demoh

setlei, et de la àitaétioa avec laquelle on doit en na«r

(1686) ÎT

ENTHBTien X. — Portrait d'une ftUe propre * Wen aervir la

naaison(16Be} !■ .

EntHETiEn XI. — Sur le bon usage des talent* (septem- ~

bre 1697) 30

Entritick XII. — Eldter les demoiselle* t ebanter an chiFur;

ellM n'y doivent porter que des lt«-es qui lervent i prier ; .

nepaBChBrgerleurjnémolre(ie08] 3Ï

Entkktieh XIII. — Ce qu'il faut dire «m demoltelle* U»*-

qo'eltea qnetllHineDt mit les chose* qu'on Ipiore ( IdH). JIT 4"

,C.K,gle

t Entbktien XIV. — Ne M poiot dfoourager but l'éducation ,

occuperles demoiselles, travailler avec elles (lS90). . . 3S

Enthstien XV. — Qu'on oe devroit point admettre dan» la

commanaaté une fille qui ne seroit pas propre aui

elasieg, quand même elle aurait du talent pour les antres

chargea (16S9J 10

t EnTBETiEi) XVI. — Atsc quelle douceur 11 faudrait remédier aux mauiaises coutumes qui le serolent Introdnitcs daus

une classe (1899) il

Entreiiew XVII.— Sur certaines pratique» religieuses {1699)- H ^ ENTaETiEii XVIII. — Ne point remarquer les défauts des demoiselles, quand on n'en est polul cbargé i en cas qu'on leur Til faire des fautes considérables, on en derfoJt avertir

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