‹ Entretiens sur l'éducation des fillesChapitre 43 sur 45 · C.K.gk · texte numérisé non relu

C.K.gk

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les sentiinents, et mettez-vous dans l'esprit, une fi» pour toutes, que quelque vertu, quelque mérite, quelque talent et quelques bonnes qutdités que roas puissiez avoir d'ailleurs, vous serez insupportaUsi aux bomèles geos si vous ne savez pas vivra, i'»prouvu c^ mm-oèaK, il y a qudqiK tmifa, m sujet d'une fille très^vertueuse qui m vint présenter pour être à notre noviciat; sa grossiàreté, sa mauvaise contenance, son ton, ses méchantes expresnons et toutes ses manières me déplurent si fort que je me tins, comme l'on dit, à quatre, pour ne l'en pas faire apercevoir. Je n'ai pas la fonx de monter ' à vos classes aussi souvent que je le faisois autrefois, mais je compte, mes enfants, que voua allez reporter à vos compagnes tout ce que je vois dis là, et que vous ne manquerez pas, par vos es^opies et par vos paroles, à les renouveler toutes dans l'envie d'acquérir les bonnes manières dont nous parlons. Quoique vous soyez chargées d'un certain petitcommandement sur vos compagnes, cela ne vous met pas en droit de leur parler avec empire, ni avec hauteur, ni par groœièreté; au contraire, vous devez vous attacher plus qu'aucune autre à le faire avec pobtesse, afin de leur servir de modèles en tout Par exemple, dites doucement et honnêtement à Tune : « Voudriez-Youa bien vous reculer pour ne pas ôter k jour à une telle? » à une autre : u Je vous prie de faira un peu de place à celle-là; » une autre fois : » Vous ma feriez grand plaisir-. » et à celle-là : «Si vousvouliei

' l/appBrtement âeH>°>deH«intenoB était aarainlA-diBQraéo. (Viric l'Biitoire 4e la noUM royale de SaM-Cff. )

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AVEC LES DEHDISBUt» 08 LA CLAS6B VERTE (1716). 347

bien lui aider à faire son ouvrage, ou (ui faire répéler telle chose sur laquelle la maîtresse la doit examiner aujourd'hui. » Ainsi du reste et de mille sortes de choses qui se présentent à tous moments.

« Que toot votre extérieur soit bien composé, tenez-vous droite, portez bien la tète, n'ayez point le menton bai^ : la modestie est dans les yeu\, qu'il faut savoir conduire modestement , et non dans le menton. Quelque chose que vous disiez ou que vous fassiez, prenez garde â ne fâcher personne et à n'incommoder qui que ce soit, c'est de quoi il faut être toujours occupée, si l'on ne veut déplaire presque incessamment dans la société.

a Si vous TOUS asseyez, prenez garde de n'incommoder personne, de n'en être ni trop près, ni trop loin ; prenez la place qui vous convient et point celle d'un autre. N'approchez jamais assez près d'une personne pour la pousser, et si par malheur cela arrivoit, it en faudroit faire de sincères excuses. Une d'entre vous, cependant, me poussa assez brusquement il y a quelques jours pour entrer avant moi, sans seulement s'en apercevoir ; cela me fait juger que vous étea accoutumées à avoir ces mauvaises manières-là les unes avec les autres, et c'est ce que je voudrois détruire pour toujours. It n'y auroit riea à désirer à votre éducation si vous pouviez vous élever dans cette politesse que nous vous demandons et qui vous devroit être naturelle.

« Les petits exemples d'attention que je viens de vous citer vous doivent servir pour toutes les autres occasions. Cette politesse s'étend presque à tout et

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doit accompagner toutes vos actions extérieures, soit pour le loa, l'air, la manière et la façon de les faire. a Promettez-moi, mes enfants, de profiter de ce petit entretien ; allez travailler à le rendre aussi utile à vos compagnes, et donnez-leur le bonjour de ma part. »

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