AU X» SIÈCLE
Vains essais de monarchies nationales et de restauration
impériale (888-940).
 là fin du IX® siècle et au commencement du x*, préparée par les partages des derniers carolingiens, la dissolution de l'empire semble se faire d'abord seulement en royaumes ou en nationalités autonomes, sous l'action et sous l'influence de conditions géographiques et ethnographiques. Mais, des causes politiques et sociales plus lointaines et plus profondes, à la faveur même de cette première désagrégation, détruisent l'organisme politique et militaire compliqué que les Carolingiens avaient essayé de composer avec des éléments germains et latins, et ne laissent plus sur le sol que ces débris de pouvoir, ces morceaux de l'empire qu'on appelle la féodalité.
C'est l'Église chrétienne, habituée déjà à exercer une influence considérable sur les événements, qui essaye de tirer, du naufrage impérial, des royautés qui répondent aux configurations physiques différentes de l'Europe, à des antécédents historiques ou à des affinités de langage qui pourraient faire de leurs peuples autant de nations chrétiennes. Par un dernier témoignage de respect, c'est à des descendants