‹ Entretiens sur lh̕istoire du moyen âgeChapitre 55 sur 174 · Bibl, de VÉcole des Chartes^ 1880, p. 9, 12, 14^ 8t · texte numérisé non relu

Bibl, de VÉcole des Chartes^ 1880, p. 9, 12, 14^ 8t

iS6 Vains essais de monarchies

mœurs enire les difTérenles parties de la péninsnle.

Dans le bassïD du Pu, où Lombards et Francs avaient surtout sëjoarné, dominaient les habitudes germaines. Dans le centre de l'Italie, quoique les Lombards et les Francs fussent descendus en Toscane et eussent jelé un duché assez durable à Spolëte, le sang et l'esprit romains, mélangés de grec, s'étaient plus ënergiquement défendus, à l'abri de la puissance temporelle et des immunités conférées au saint-siège de Rome et à quelques évéques comme celui de Ravenne, dans Tancien exarchat. Au midi, le duché de Bénérent, fondé par les Lombards, an milieu d'une population grecque et sous la domination ou l'influence politique de Byzance , s'était converti plutôt auK moeurs du pays qu'il n'avait amené les cités et les provinces grecques à la forme lombarde ou franque. En vertu des souvenirs administratifs de l'empire romain et de l'invasion germanique, les Lombards des bords du Pô avaient plus d'affinités avec les habitants des provinces de la vallée du Rhône qu'avec les habitants des provinces de Ravenne, de Rome ou des frontières méridionales du duché de Bénévent; et il n'y en avait pas beaucoup entre ceux-ci et les Grecs de l'Ilalie méridionale et de la Sicile, qui prenaient, de leurs rapports fréquents avec lesSarrasins sur les points occupés par ceux-ci à Bari, au Garigliano et en Sicile, une teinte presque africaine.

On eût pu croire que l'Église, si influente partout alors sur la création des royaumes, se serait unie en Italie en faveur de la monarchie et de l'unité nationale. Mais, sans compter que les papes, qui avaient

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