‹ Entrevisions, suivi de Poèmes posthumesChapitre 66 sur 75 · SYMPATHIES ERRANTES · texte numérisé non relu

SYMPATHIES ERRANTES

D'ON ne sait quel azur parties, Avec des haleines de mai, De fraternelles sympathies Voyagent dans l'air parfumé.

Les rêveurs et les jeunes femmes Sentent parfois, en ces beaux jours.

Aux marches blanches de leurs âmes Monter d'invisibles amours.

D'on ne sait quel regard venues, Entre des rires et des pleurs, Ce sont des lèvres inconnues S'ouvrant à leurs lèvres en fleurs.

Et le charme en est si vivace.

Si doux, que leurs fronts rajeunis De cette caresse qui passe Gardent des rêves infinis.

LA ROULOTTE, XVIII DÉCEMBRE MCMIV

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