‹ Entrez donc! [microforme]Chapitre 4 sur 5 · VOUS FAITES TO’ T A TOUT LE MONDE ET A DIEU · texte numérisé non relu

VOUS FAITES TO’ T A TOUT LE MONDE ET A DIEU

AAA AAÂ A 6

I1 faut bien faire une politesse à ses visiteurs...

Certes soyez polis, très polis envers vos visi/eurs, et gardez vous bien d’être.....impolis, en leur offrant des boissons fortes.

Jadis, il est ‘rai, la coutume voulait qu’on offrir à ses hôtes, à sa visite, de la Laisson ; on se serait cru déshonoré si l'on avait dérogé à certe coutume.

La coutume a change, la mode a varié. Aujourd’hui, dans la bonne société, on bannit de plus en plus ces sg764bles poisons, J'ai lu quelque part que Lady Aberdeen, je crois, femme deinotre ancien Gouverneur, avait exclu de sa table toute liqueur alcoolique. À ceux qui s'étonnaient: ‘“‘J'estime trop, répondait-elle, la santé de mes honorables hôtes, pour leur offrir du poison’?

Craignez-vous que vos visiteurs soient froissés, si vous ne leur présentez que des liqueurs douces ? Tout au contraire, ils seront enchantés, s’ils sont gens bien élevés qui ont eux-mêmes pris la tempérance.

Voyez-vous, aujourd’hui que tout le monde à peu près a pris la tempérance, offrant à vos amis des boissons fortes vous risquez de les mettre fort mal à l’aise, entre leur promesse d'honneur et la crainte de vous déplaire par un refus.

Supposons enfin que vos hôtes n’ont pas pris la tempérance, Même dans ce cas ils ne se formaliseront pas si

. vous ne leur offrez pas de liqueurs fortes. Il est en effet

bien entendu que la boisson, depuis quelque temps, a été bannie de presque tous les foyers, et l’on s'attend, ou du

moins l’on n’est olus surpris de n’en pas rencontrer. Et qui dira les étonnements et même les scandales causés

par ia présentation de liqueur forte dans des maisons où l’, a savait que le maître avait pris la Croix de tempérance !

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Les seuls à être froissés sont les gens qui viennent vous rendre visite dans l'espoir de boire un coup — par conséquent, des buveurs, des ivrognes, Or devez-vous tant appréhender de causer un déplaisir à ceux-là? et vous Croyez-vous coupables de les frustrer de la vile satisfaction qu’ils escomptent en vou: “endant visite ?

Fi donc ! je vous crois plus indépendant et plus fier.

Je ne fais qu’un usage modéré... je n’abuse pas...

Voilà bien la principale et plus ordinaire objection qui éloigne de la société de tempérance, |

Cent fois j'ai dû y répondre.

La répouse,s’élargissant et se fortifiant toujours plus, au contact incessant de l’objection, est devenue une argumentation assez complète — je l'ose espi.er — pour que devant elle l’objection se taise. ;

Je ne fais qu’un usage modéré NN

Voyons un peu. TRY

Usage modéré ?... Affaire d'appréciation, par conséquent de goût, de penchant, de passion, affaire de bourse ou d'occasion, Vous ne vous efforcez aucunement de modérer l'usage que vous faites de la boisson : vous buvez quand le goût vous en dit, quand l’occasion s’en présente, quand vous avez de l'argent, en un mot sans vous modérer, et c’est ce que vous appelez un usage modéré, simplement parce qu’il se trouve qu’en vous livrant sans retenue À cet usage, vous ne vous enivrez guère.

‘ Ce terme (usage modéré) n'est le plus souvent que l’excuse de gens qui n’ont pas la force de prendre une mesure énergique, et dont le cerveau plie encore sous le joug de cette force puissante qu’on appelle le préjugé héréditaire. La modération est encore pour d’autres un prétexte inavoué d'abuser, chacun restant libre, au

volona licence a

la faiblesse la l'est que Par la ère, :

ai frein, plus complète, Plus entière, Car cet usage di déré licence, l’égoïsme

Ne dites donc pas :

Comme si vous y

“n Un mot,

faire aussi souvent que j’en aurai l’occasion, aussi largement que j’en aurai envie, Pour que je n'engage À ne me donner Point cette satisfaction.

Est-ce bien noble ?

Je n’abuse pas...

Vous n’abusez Pas... n’usez-vous Pas un peu... trop ? C'est ce qu’on appelle abuser : trop user, user plus qu’il ; ne convient.

j Vous ne J'aites pas d'abus... + Qu’appelez-vous abuser ? | Je vous écoute. .

‘Abuse de la

me prenez-

VOUS pour un ivrogne ? érange.. ,—

(1) Dr. Legrain, Le fléau Social, ?

aicoolisme, 2

a 10dération, +" (1)

tu, le frein ni volonlicence la iblesse Ja [ue par la

L'ivrogne’: Dites-donc, vous autres, j'use peut-être un peu plus que vous, mais je n'abuse pas, je ne me dérange que rarement, une ou deux fois par mois, Je ne suis pas un #rafneur de rues. —Le traîneur de rues, À son tour : Allons, j'use un peu frob de boisson, peut-être, parce que je prends une petite fête par-ci par-là...Mais quoi, on ne peut donc plus frendre un coup à présent ?... Personne n’abuse, voyez-vous—excepté l’autre. Eternelle histoire de la paille que l’on découvre dans l'œil de

ré ; C’est

he. C'est son voisin, et de l'énorme poutre qu'on n'aperçoit pas On pour dans son œil—probablement parcequ'elle est si grosse habitude qu’elle le bouche...

Île; ma Mais soit ! vous n'abusez pas. Etes-vous assuré que un mot, vous n’abuserez jamais ? que vous ne deviendrez pas un

ussi souque j'en T point

ivrogne? La pente de l'usage est d'autant plus dangereuse qu’elle est douce et facile. Dès qu'on use on ne peut être assuré qu'un jour on n'abusera pas. Voulez- Vous avoir cette assurance? Il n’y a qu’un moyen: »'#sez pas.

Vous n'abusez pas ?... Voyons encore. Vous buvez plus qu’autrefois. Jadis, c'était un verre d'occasion, aujourd'hui ce sont des verres d'habitude. Autrefois, c'était par politesse, aujourd'hui c'est par goût. Autrefois, l'on vous priait, aujourd’hui vous tourmentez les autres d'accepter la traite. Autrefois, vous aviez horreur de l'auberge et des réunions qui se tiennent aux bars, le verre à la

l'abs- main. Vous trouviez cela grossier, et vous appeliez ces prend gens des éuveurs... Maintenant ne vous trouve-t-on pas . Se souvent à l'auberge ? ne faites-vous pas souvent partie de 5 FA ces réunions, qui ne vous répugnent plus du tout? ... vai u’allez-vous pas de buvette en buvette? .… ..

se Allez donc dire à d’autres que vous n’abusez pas. Car , Z=

n'est-ce pas un abus que cette conduite qui ressemble bien plus à celle d’un ivrogne qu’à celle d’un homme sobre, à celle d’un débauché qu’à celle d’un chrétien ?

om

Vous ne faites Pas d'abus... + Combien pour couvri d'un,honnête prétexte une lâche reculade, ont dit cett Parole, qui ensuite ont abusé et sont devenus des ivro gnes fieffés !

J'ai vu de ces forts je dis

mal — de ces faible TOSeaux, assez présom

Ptueux pour croire qu'ils n'avaien: Pour rester sobres nullement besoin de S'appuyer sur J: Société de tempérance, Ces hommes jusque-là n'abu. saient pas, Mais bientôt ils Parurent publiquement en état d'ivresse, au &rand scandale de la ponul raison vif là un trop juste châtiment de

Vous n'abusez Pas... Ne serait-il pas mieux de n’user

même pas ? plus Économique ? de meilleur exemple ? plus vertueux et plus méritoire ? ne serie

ation, qui av2c leur présomption.

ous les arrours fonctions normales, organes sont forcés de alcool dont ils sont sans

comme c'est leur.rôle, tous ces travailler sans cesse À éliminer ]’

relâche imbibés. Ils Protestent que vous les tyrannisez et VOUS avertissent qu'ils s’en vont à la ruine... Attention!

Vous n'abusez Das... Mais n'est-ce point un abus que de dépenser, de Saspiller par cinq où par 25 centins Sans qu'aucun Profil en reste, $ 80.00, $ 100.00 chaque at 1ée? $ 2500.00 en vingt-cinq ans ?

Car c'est bien la somme que bon vez en coups d'appétit, en cou traites, en fêtes. Il] y suffit 4

érres par jour... Faites Je cal

an mal an, vous bups de Sourmandise, en &B€ moyenne de quelques cul, vous serez convaincu.

our Couvrir nt dit cette IS des ivro-

Or que vous revient-il au bout de l’année de toute ette boisson que vous avez avalée? Rien, moins que ien...Le plaisir est fini et l'empoisonnement demeure.

Vous n'abusez pas... Vous parlez comme l'anbergiste qui vous fait boire. Il dit lui aussi qne vous n'abusez pas...

ces faibles S n'avaient yer sur la e-1à n'abuent en état qui avc somption.

de n’user ple ? plus aussi heu-

Vous n'abusez pas... Personne n'est bon jnge dans sa propre cause. J'£imerais bien entendre là-dessus le témoignage de votre femme et de vos enfants...

Car n’avez-vous pas des enfants? Dès lors, ‘quand vous prêcherez à vos enfants la fuite de la boisson et la sobriété, ne craignez-vous pas qu'ils se donnent ie droit de vous répondre : ‘‘Et vous, pourquoi ne la pratiquezvous pas? pourquoi la croix n'est-elle pas dans la maison ?’’—Aucune réponse, pour raisonnable qu’elle vous paraisse, ne pourra satisfaire ces jeunes esprits que convainquent moins les raisonnements que ne les frappent des exemples, des faits. Or, ici, l’exemple n’est pas bon, et le fait c'est que la croix manque au foyer, que le père

1ème un rie lente-

e crie le

vos pou- : T, 9

1 grand N°" la mère ne sont pas entrés dans la Société de tempé- ?

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roient les enfants i De €

ormales, oilà ce que voient les en , ce qui les frappe e

devient la pierre d'achoppement d’une exhortation et de la sobriété. ’’(1)

Vous n’abusez pas... N'avez-vous pas de grands gar-

rcés de nt sans

Fe. çons? Or,ne l'oubliez point: sile père wse, il est à us que craindre que le garçon »’abuse. . à

centins Maïs plus haut que l'exemple familial il y a l'exemple ‘haque social.

Vous n'abusez pas... Plusieurs ont les yeux fixés sur us bu- M vous, disant : Si un tel entre, j'entrerai..... En avant ise, en donc, le tout premier, pour entraîner à votre suite ceux elques qui se cœnduiront comme vous... >; aincu,

(1)La Tempérance, mars 1907, p, 354.

Vous n'abusez Pas... D'accord, — Mais tant de milliers de braves citoyens enrôlés jusqu'à ce jour abu- Saient-ils de la boisson. Le grand nombre n'usait même Pas...., Et qui donc voyez-vous, dans toutes les paroisses, À l'avant-garde de la Société ? Les meilleurs citoyens, toujours,

Vous n'abusez Pas... Alors que vous coûte-t-il d'entrer dans la Société ? Croyez-vous qn'elle soit Pour ceux-là seuls qui abusent ? Qui donc voudrait s

s'afficher comme un homme qui abuse? ,.. La Société est d'abord pour vous qui n'abusez pas,

afin qu’à votre suite et couverts Par votre noble démarche, viennent CŒuUXx qui abusent. Vous n'abusez Pas... Là n'est Pas toute la question.

La tempérance a été établie dans votre paroisse, la plupart l'ont prise, La Société de la Croix devenue ‘* objet de contradiction, ’’ ne Pas vous y enrôler, c'est plus que passer pour indifférent : c’est, aux yeux de l'opinion, que vous le vouliez où non, vous déclarer contre la Société, vous Prononcer pour le règne de la boisson et des désordres qu’elle engendre, Pour le maintien du ‘statu quo”, IH ya plus.

Vous devenez tine pierre d’achoppement pour plusieurs qui ont pris la croix. Vous qui ne l’avez pas reçue vous continuerez à paraître à l'auberge, à offrir la traite, à en- Courager — de parole ou d’exemple—auprès des membres de la Société, l'usage modéré de la boisson, Par votre faute ceux que des combats répétés contre eux-mêmes et une longue habitude de la tempérance n'ont Pas encore aguerris, cèderont aux sollicitations, Manqueront à leur promesse, La Société de la Croix sera ruinée !

Et s’il se trouve que parmi ces tempérants de fraîche date, ily a d’anciens ivrognes À qui un seul verre fatal, sollicités par vous à prendre ce verre et l’ayant accepté ..…... ils retomberont dans leurs anciens désordres ... par votre faute, à vous qui x’abusez pas !

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Quelle responsabilité !

Vous ne faites pas d'abus... Vous allez en faire un. Vous allez abuser de la grâce de la tempérance,

C'est une grâce extraordinaire du Ciel que gette croisade de tempérance et l'établissement, dans toutes les paroisses, de la Société de la Croix. On ne repousse qu'à ses risques et périls une pareille grâce ; on ne saurait en abuser sans que Dieu s'en venge.....

Vous n'abusez pas... Que m'importe ! Vous usez, cela suffit pour que je vous déclare un parfait candidat à Ja tempérance ... Vous n’usez pas? C’est encore mieux,

et vous êtes l’homme qu’il faut dans la Société de tempérance. C'est de tels soldats que la croisade a besoin soldats sains. Vous serez d'autant plus fort que l'alcool n’a pas affaibli vos bras, d'autant plus vaillant et courageux que déjà, depuis longtemps averti du danger, vous vous êtes mis en garde contre l'ennemi, le tenant à distance. Exercé à la lutte, vous y êtes tout préparé...

Mais quoi !... vous hésitez'toujours, avec toujours le même refrain bizarre: je ne fais Pas d'abus, je ne fais qu'un usage modéré.,.® Ah ! douleur de men âme, ce ne sont pas tant les ivrognés et les ennemis de la tempérance qui font échec à la cause sainte, que ces prétendus amis, les gens à usage modéré... Ce sont eux qui désolent les plus nobles efforts comme ils ruinent les plus belles'espérances |

Cœurs sans générosité, bras croisés, braves gens !...

Je ne pourrai plus entrer à l'hôtel où parfois j’ai affaire...

Les hôtels et les buvettes sont des occasions dangereu. ses et trop souvent funestes ; c’est pourquoi il vous est imposé de les éviter. Mais le règlement ajoute qu'on peut y aller pour de graves et légitimes raisons.

Vous êtes par exemple de la campagne, Venant à le ville, il vous faut dételer votre cheval à l'hôtel, Cela ne Vous est pas interdit, Il n'ya pas grand danger que votre cheval s’enivre,

Mais vous, vous aurez soin de n’apparaître au comptoir de l'hôtel que pour payer l'ecot de votre cheval Eu un mot, ce qui est interdit,ce n’est pas d'aller à l’hôtel lorsque le commerce ou les affaires y obligent, c’est d'y

aller sans raison sérieuse, Chacun comprend cela, s’il a

du bon sens, et s'y conforme, s’il a de la droiture et & la sincérité.

On sera exposé à se voir offrir la traite —Comment refuser ?

Oh ! la traite, la traite. voilà le grand obstacle à la tempérance, et la cause principale de tous les accrocs à la Promesse d’honneur de ne plus boire,

Si donc j’on vous offre la traite, vous avez le choix entre les réponses suivantes,

‘Merci, je n’ai pas soif ’’, quand omn'a pas soif |

Ou encore : ‘* Merci, je ne prends pas de boisson *’—.

Pourquoi se formaliserait-on ? Vous dites à quelqu'un qui vous présente un cigare: Merci, je ne fume pas ; est-Cu surpris ? froissé ? Pas le moins du monde, Ce n’est pas votre habitude de fumer, c'est contre vos goûts, et toùt est dit ; chacun ses goûts, et personne ne vous reproche le vôtre, Pourquoi

Vous reprocherait-on votre habitude de ne pas boire? et Pourquoi vous blâmerait-on

de ne pas avoir de goût pour la boisson? c'est votre affaire, pas vrai ?

Voici une troisième aussi réponse aussi simple et plus fière : ‘‘ Merci, j'ai pris la tempérance, *’ Des gens d'honneur ü’insisteront point. Des gens sans honneur seront peut-être assez indélicats Pour insister.

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A ceux là vous rêponurez, comme cet habitant: Comment ! vous vous prétendez mes amis, et vous voulez que je me déshonore ? Drôles d'amis !

Si cependant il arrive que vous ne puissiez faire autrement que d'accepter la traite, pourquoi ne pas vous faire servir une liqueur douce ou un cigare? Il y en a dans tous les hôtels.

.,. Il y aurait bien encore une autre réponse à faire... si elle n'avait pas le tort de vous »bliger à manquer à votre tempérance. C'est ... d'accepter la traite.

C'est la réponse que font un groupe de jeunes gens de Montréal, ligués pour combattre la coutume... de la traite,

Drôle de manière de combattre la traite ! dites-vous. Vous allez voir. Lorsqu'un ami offre à l’un de ces jeunes gens une tra’ :, celui-ci commence par refuser poliment, Si l'ami insiste, il accepte et se fait servir... ce qu'il y a de plus cher ! Celui qui paie fait la grimace, et jure un peu tard, qu’on ne le reprendra plus à offrir la traite à l’autre. à

A la bonne heure !

Un tel qui a pris la tempérance y a manqué ... ce n’est pas la peine de prendre la croix pour la casser.....

Un tel a manqué à sa promesse, oui ; # el @ cassé sa croix, olu.

Mais pourquoi? Parce qu'il n’était pas assez sérieux. Pourquoi encore ? Parce qu'il a cérlé au respect humain. Pourquoi encore? Parce qu'il avait de si fortes habitu-

qu'il est retombé, après bien des efforts pour rester

sobte.

Pourquoi enfin ? Parce qu'il n’a pas fui les occasions, parce qu’il n’a pas prié, en un mot, parce qu’il n’a pa: pris tous les moyens de garder sa promesse,

Il est donc tombé,

Mais pourquoi oubliez-vous d'ajouter qu'après être tombé il s’est relevé avec courage ? ... ou que pour un qui est tombé, 100 ont persévéré ?

Enfin, qu'est-ce que cela peut faire qu'wx /e2 soit tombé ? Il s’agit de vous.

Parce qu'un {el a cassé sa:croix, faut-il que nécessaire. ment vous cassiez la vôtre ?

Et parce qu’il peut vous arriver de tomber, faut-il que vous n’entrepreniez pas de marcher? et direz-vous au petit enfant qui s'exerce À marcher : Ne marche pas mais /raîne-loi, parce que tu peut tomber ?

Faut-il de même décourager les volontés bonnes mais faibles, et dire par exemple à ce pauvre pécheur: Ce n’est pas la peine d’essayer de mieux faire, car tu peux encore mal faire, malgré tes efforts ?

Et à vous, mon ami, qui dites: Ce n’est pas la peine de prendre la tempérance pour y manquer, — devrai-je répondre : Vous avez raison, Vous êtes ivrogne, gardez-vous d’essayer de vous Convertir et d’en prendre les moyens : car il peut vous arriver encore de tomber. Non, mon ami, ce n’est nas la peine d’épargner au Bon Dieu cent outrages, puisque peut-être lui en ferez-vous encore un ; pas la peine de prendre, avec la croix, le moyen de vous corriger, puisque vous ne vous corrigerez peut-être pas tout d’un Coup ; pas la peine de vous priver

de cent verres de boisson, puisque vous en prendrez peutêtre encore un.

Trouvez-vous que le raisonnement ait du bon sens ?

Non, dites-vous, Mais c’est le vôtre, mon ami, attention !

occasions, il n’a pas

iprès être e pour un

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écessaire-

aut-il que -VOUS au rche pas

ines mais ieur : Ce tu peux

la peine devrai-je ivrogne, prendre tomber.

au Bon rez-vous . le morrigerez LS priver ez peut-

n sens ?

tention !

Ecoutez. On fait ce que l’on peut, et

Dieu fait le reste, . .‘‘Aide-toi, le Ciel t'aidera”. . . Ayez bonne volonté, désir sincère, et comptez sur Dieu, qui

ne vous manquera pas.

Si un tel s’en met, je m’en mettrai...

Si un tel se jette à l’eau, je m'y jetterai !.....

Allons ! ne faites-vous jamais que ce que font les autres ?

Mais pourquoi attendez-vous qu’un tel commence,pour faire comme lui ?

Ne voyez-vous pas que lui aussi, les yeux fixés sur vous, se dit: Si #» {el (vous) s'en met, je m’en mettrai ?

Hélas, on craint de s'engager à cause d’un tel et d’un tel, avec qui on est en relation, avec qui l’on boit, que l’on rencontrera dans l’avenir comme par le passé, qui nous sollicitera encore à boire si lui-même n’a pas pris la tempérance..... et l’on a peur de ces rencontres et de sa faiblesse, D'où : .S2 wx el s'en met je m'en mettrai.

Vous voudriez bien, l’un et l’autre, bien faire, mais vous avez peur l’un de l’autre. Vous seriez to": ; les deux infiniment contents..... si /’awtre commençait !

C’est pourquoi, au fond, l’objection, qui parait puérile et ridicule, mérite qu’on la prenne au sérieux, comme ceux qui la mettent en avant sont dignes de notre estime, Elle dénote chez ceux-ci une réelle bonne volonté de bien faire, et m'engage, en guise de réponse, à énoncer une grande vérité, à savoir que

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