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détermine de l’hyalite. L'exentération devra encore être pratiquée, quand dans le cours de l'opération de kératectomie combinée on aura une hémorrhag'ie intra-oculaire comme le fait est arrivé dans une de nos observations publiées plus haut.
Dans tous les autres cas on laissera l'exentération et on permettra au malade de profiter des grands avantages de l’opération.de M. Panas.
Nous avons vu qu'une des indications de l'énucléation était constituée par les tumeurs malignes intraoculaires. Or il est des cas où le diagnostic est difficile à faire, on observe un décollement rénitien et l'on hésite souvent à affirmer si c'est un décollement simple ou consécutif à une tumeur bulbaire. À ce sujet M. Terrien a publié une observation bien intéressante: « Il s’agis- « sait d'une malade agée de 60 ans environ et atteinte « d’un décollement total de la rétine de l'œil gauche « avec hypertonie, vision absolument perdue, aucune « autre réaction du côté de l'œil et rien aux autres « organes. En présence de ce décollement rétinien avec « absence d'hypotonie, le diagnostic de tumeur intra- « oculaire venait immédiatement à l’esprit.
« Mais outre que l'examen ophtalmoscopique restait « négatif, deux ponctions bulbaires, faites au niveau du « décollement avec le couteau de Graefe à quelques « jours d'intervalle ne donnèrent issue, la première qu'à « une très petite quantité de liquide brunâtre et la se- « conde à un peu de sang, sans que l'on put avoir net- « tement avec le couteau la sensation d’une tumeur. « Dans ces conditions, la m lade ayant été chlorofor-
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misée, l'opération fut conduite comme pour la kératectomie combinée ; ponction et contre-ponction au niveau du limbe scléro-cornéen, excision totale de la cornée, irido-dyalise et ablation du cristallin. L'œil étant ainsi largement ouvert, le petit doigt introduit dans la cavité oculaire put en explorer toute l'étendue et permit de reconnaître la présence d'une tumeur située à la partie inférieure un peu en avant de l'équateur. Le globe fut alors énucléé en totalité, la conjonctive suturée et la malade guérit parfaitement ».
Or les cas semblables, dans lesquels le diagnostic de
tumeur intra-oculaire est incertain, sont nombreux. Sou-
vent le doigt seul pourra donner la certitude. Il semble
que dans ces cas l’énucléation doive être précédée de la
kératectomie exploratrice en quelque sorte. Si l’on re-
connait l'existence d’une tumeur il est facile d’énucléer
l’œil, si au contraire il n'existe pas de tumeur le malade
pourra profiter du moignon volumineux de la kératec-
tomie combinée alors que l’énucléation aurait été, on
peut le dire, un véritable désastre,