‹ Enumération des carabiques et hydrocantharesChapitre 37 sur 152 · C. iericus, Stéven · texte numérisé non relu

C. iericus, Stéven

Fiscner, Entomogr. de la Russie, Il. p. 58.

tab. XXX. F. 1. :

- Cette espèce dont il n'existe, il parait, que trois exemplaires dans les collections jusqu’ à présent, a été confondue par les entomologistes russes avec une espèce qui est nouvelle, et qu'ils ont erû être le véritable C. ibericus de Stéven et de Fischer. L'individu que j'ai sous les yeux paraît différer un peu du Carabus de l Entomographie par le dessin des élytres, mais ceci est purement fortuit, car l'exemplaire que j'ai vu chez M. de Fischer à Moscou a la même forme que/le mien. Pour bien définir cette espèce, je vais redonner la description de celui qui fait partie de ma collection “). Corselet plus large et plus court que dans le précédent; côtés du corselet plus arrondis, ce qui lui donne l'air d’être un peu cordiforme, quoiqu'il ne soit pas plus étroit derrière que devant; bourrelet du bord latéral plus épais: angles postérieurs moins prolongés, plus arrondis extérieurement, un peu inclinés en dessous; dessus moins rugueux ; impressions des côtés de la base plus larges: extrémités de l'impres-

sion transversale postérieure plus marquées, milieu

‘) I me parait que c’est le mème insecte que M. le Comte de Mannerheim désigne sous le nom de C. Dammerti, sans le décrire (Bulletin de Moscou, 1846. p. 232).

tout aussi effacé. Elytres pas plus larges que la base du eorselet à l'endroit des épaules, qui sont très-effacées, et indiquées seulement par une légère rondeur; elles s'élargissent sensiblement jusqu'au delà du milieu, puis s'arrondissent vers l'extrémité qui est presque tronquée, et très-légèrement arrondie: les bords latéraux sont plus largement déprimés et relevés, parsemés de points enfoncés, entremêlés de rugosités trèsmarquées; dessus plane au milieu, un peu convexe près de l'écusson,' et descendant un peu plus vers l'extrémité; base assez lisse; sur chaque élytre trois rangées peu distinctes de tubereules allongés, trèsplanes et lisses, séparées par deux côtes tout aussi planes, interrompues à distance par de gros points enfoncés, et de chaque côté de celles-ci, une double strie irrégulière, pointillée, très-confuse, comme tout le dessin de l’élytre; extrémité rugueuse comme les bords: suture lisse. Dessous du corps lisse; dernier article des palpes séeuriforme, tronqué obliquement;

celui des labiaux beaucoup plus large que celui des maxillaires: antennes également allongées, et s'amin-

cissant sensiblement vers l'extrémité. Pattes également fort allongées, cuisses très-fortes, assez renflées au milieu.

Noir, plus brillant en dessous qu'en dessus; avec

les enfoncements du corselet, et les bords latéraux

des élytres un peu violets; bords antérieur et postérieur du corselet, et côté externe des jambes intermédiaires garnis de poils serrés jauntres.

J'ai trouvé ce bel insecte sur le sommet le plus élevé de la montagne qui domine Kwischet, courant sur

le gazon, près de la neige, à 8000 p. environ. (Juin).

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