C. PLANIPENNIS
Cette espèce a été longtemps une énigme ‘pour moi, car elle me semblait composée du corps d'un C. Bœberi, et de la tête avec le corselet du C. depressus. Je me suis persuadé plus tard que ma supposition était erronée. La tête et le corselet ressemblent effectivement beaucoup à ceux de ce dernier, mais dans la première les yeux sont plus saillants, et la partie postérieure moins renflée; le corselet est un peu plus court, plus rétréci postérieurement et plus cordiforme; les bords moins rugueux, et les angles postérieurs encore moins prolongés. Les élytres ressemblent à celles du Bœberi, mais elles sont plus allongées, plus rétrécies vers la base, dont le milieu est plus distinctement prolongé; les épaules sont
arrondies et plus marquées; le partie la plus large
") Je vois que le Comte de Mannerheim partage l'opinion de M. Kolenati; mais je suis convaincu qu’il adopterait ma manière de voir, s’il avait comme moi un grand nombre d'individus sous les yeux.
est un peu au delà du milieu, l'extrémité légèrement sinuée; le dessus beaucoup plus plane; les stries moins marquées, pointillées, mais non crénelées; les intervalles plus planes; la rugosité des bords moins forte; il n'y a quelques points enfoncés peu sensibles que vers l'extrémité. Tête et élytres presque noires; quelques reflets cuivreux au fond des parties déprimées du corselet; pattes et antennes tout-à-fait noires. Cette espèce ne provient pas de mon voyage, mais comme elle m'a été donnée par M. Obert (quoique unique dans sa collection), comme venant des Alpes du Caucase, j'ai crû convenable de la
décrire ici.