‹ Énumération synoptique des espèces de mammifères fossiles des formations éocènes de PatagonieChapitre 23 sur 34 · EU ES · texte numérisé non relu

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La dernière molaire supérieure est toujours beaucoup plus petite que les autres.

L'incisive inférieure hypertrophiée est excessivement forte et comprimée transversalement. Les trois ou quatre petites dents qui suivent l’incisive, quand elles existent, sont toujours à une seule racine, très petites, avec la couronne très aplatie, et couchées vers l'avant se recouvrant l’une à l’autre, Les deux ou trois dernières prémolaires sont à deux racines divergentes, avec la couronne conique, parfois très comprimée et portent en arrière un talon transversal, souvent aplatie et très développé. Des quatre vraies molaires inférieures, la première esttoujours la plus grande et la dernière la plus petite. Ces molatres sont divisées en deux lobes externes, chaque lobe avec un cuspide assez haut; sur le côté interne, il y a trois ou quatre cuspides à chaque dent ; les deux rangées de tubercules (l’interne et l’externe) sont séparées par un sillon longitudinal bien accentué. La dernière molaire inférieure est plus simple que les autres. Les quatre vraies molaires inférieures portent sur le côté externe, à la base de la couronne, un rebord d'émail, très développé dans quelques genres. La branche mandibulaire est très basse, presque droite, avec l’angle mandibulaire petit et d’inversion presque nulle. Par la denture, et la forme de la mandibule, les plus grands rapports des Garzonidae sont avec les genres Cimolestes, Telacodon et Batodon du crétacé supérieur de l'Amérique du Nord.

Les corps vertébraux sont assez longs, fortement aplatis, donnant une section très basse verticalement et très large transversalement (elliptique); les deux faces, antérieure et postérieure, sont déprimées. L’humérus a la crête de supination peu saillante, l'entocondyle est petit et non perforé, la poulie articulaire, peu excavée et avec une perforation intercondylienne. Le fémur a la tête très petite, son trochanter latéral qui commence vers la moitié de la longueur de l'os est peu saillant et se prolonge en forme de lame jusqu’au grand trochanter ; celui-ci est bas etbifide. Il n’y a pas de petit trochanter, du moins à la place

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