ET VO
rieur perpendiculaire, et suivie en arrière par un grand talon aplati, placé à la base de la couronne. La dernière prémolaire inférieure est formée par un cône comprime très grand, beaucoup plus élevé que la prémolaire antérieure et que la première vraie molaire qui suit en arrière.
Garzonia captica Amegh., 1891. Dans cette espèce, la deruière prémolaire inférieure est petite, pas plus élevée que la première vraie molaire, pointue, etavec un petit talon basal postérieur. L’avant dernière prémolaire a deux racines, est également petite, mais avec un talon postérieur plus grand, Entre cette prémolaire et la grande imcisive 11 ÿ a quatre petites alvéoles, dans lesquelles s’implantaient peut-être quatre petites dents à une racine comme dans le genre Stilotherium. Distance de la partie antérieure du bord alvéolaire de la grande incisive au bord postérieur de la dernière vraie molaire, 9 mm. 5.
Garzonia minima Amegh., 1891. Les deux dernières prémolaires inférieures sont à deux racines, avec la couronne conique, un peu comprimée, arquée en arrière, sans talon basal postérieur ou à peine indiqué, mais avec un rebord d'émail à la base de la couronne. La mandibule est très basse, très longue, tout à fait droite, presque stiliforme et avec une incisive vraiement énorme, car son diamètre vertical est presque égal à la hauteur de la branche mandibulaire ; cette incisive forme à sa partie supérieure une lame longitudinale tranchante avec des fortes dentelures, surtout en arrière. Longueur de la mandibule de Fextrèmité antérieure de l’incisive au bord postérieur du condyle articulaire, 16 mm. Distance de la partie antérieure du bord alvéolaire de l'incisive au bord postérieur de la dernière molaire, 9 mm. Hauteur de la branche horizontale de la mandibule, 4 mm. 5. ;
Paonocpromus, n. gen. La formule dentaire paraît être la même de Garzonia. La dernière prémolaire inférieure a deux racines, avec la couronne conique, pointue etcomprimée, mais n'est pas plus haute que la première vraie molaire; elle est fortement inclinée en arrière et porte un grand tubercule sur
la base de la partie postérieure de la couronne. Les trois premières vraies molaires ont les deux cuspides externes d’égale hauteur ; sur le côté interne, chacune de ces molaires porte quatre cuspides formant une rangée longitudinale séparée des deux cuspides externes par une vallée profonde. Les quatre cuspides internes sont le résultat du dédoublement des deux cuspides primitifs. La dernière molaire inférieure est très petite, d’une seule racine ou à deux racines soudées, et avec la couronne conique. La mandibule porte une perforation assez grande dans la fosse massétérique.
Phonocdromus patagonicus, n. sp. Les tubercules internes des vraies molaires inférieures sont petits, hauts et coniques. La dernière molaire inférieure, très petite, a le cône central avec le cuspide bifide, présentant une pointe sur le côté interne et une autre sur l’externe ; la base du cône est entourée par un rebord d’émail très fort. Distance de la partie antérieure de l’avant-dernière prémolaire à la partie postérieure de la dernière vraie molaire, 8 mm. Hauteur de la mandibule endessous de la deuxième vraie molaire, 3 mm.
Phonocdromus gracilis, n. sp. La taille est un peu plus petite que celle de l’espèce précédente. Les deux tubercules internes antérieurs sont très rapprochés l’un à l’autre, unis par leur base, et séparés des deux tubercules postérieurs du même côté, par une échancrure très large. Les deux tubercules internes postérieurs sont aussi rapprochés l’un de l'autre. Distance du bord antérieur de la dernière prémolaire au bord postérieur de la dernière vraie molaire, 5 mm. Hauteur de la mandibule en-dessous de la deuxième vraie molaire, 2 mm.
PARHALMARHIPHUS, n. gen. Dans ce genre, les trois premières vraies molaires inférieures portent quatre cuspides principaux, disposés deux à deux, transversalement; la paire de cuspides antérieurs sont plus hauts que les deux cuspides postérieurs, etles deux du côté externe sont plus hauts que les deux du côté interne ; le tubercule antérieur interne de Garzonia n’est représenté que par un rebord d’émail à la base de la partie an-
térieure de la couronne de chaque dent, En ontre de cela, chacune des molaires se distingue facilement par le tubercule externe antérieur qui est beaucoup plus gros et plus haut que les autres. La dernière molaire inférieure est très petite et a deux racines presque fondues l’une dans l’autre: la couronne de cette dent est formée par un cône central plus grand, avec un tubercule antérieur et un autre postérieur, très petits, Le cuspide du cône central est bifide, avec une pointe sur le côté interne et une autre sur l'externe.
Parhalmarhiphus annectens Amegh. — Svnon. Garzonia annectens Amegh., 1891.
Hacmaraipaus Amegh., 1891. Dans ce genre, les trois premières vraies molaires inférieures portent cinq cuspides coniques, trois sur le côté interne et deux sur l'externe, le cuspide antérieur interne étant placé en avant du cuspide antérieur externe, comme dans le genre Garzonia. Ce qui distingue ce genre, outre la dernière molaire assez compliquée, c’est le tubercule antérieur externe de chaque molaire, qui est beaucoup plus gros et plus haut que tous les autres.
Halmarhiphus nanus Amegh., 1891.
Halmarhiphus didelphoïides Amegh., 1891.
STiLotTHERtUM Amegh., 1887. Maintenant je connais la formule dentaire inférieure complète de cetanimal. La mandibule porte de chaque côté une grande incisive suivie de quatre petites dents à une seule racine, deux prémolaires à deux racines et quatre vraies molaires, ce qui fait 11 dents de chaque côté. L'avantdernière prémolaire porte èn avant un cône élevé de bord antérieur presque vertical, suivi en arrière d’un talon basal postérieur très long et très large. La dernière prémolaire est placée un peu transversalement et avec le talon postérieur rudimentaire. Les trois premieres vraies molaires portent deux cuspides sur le côté externe et trois sur l’interne ; ces cuspides sont coniques, pointus, très hauts, et se trouvent placés, deux en arrière, deux vers le milieu, etle dernier impaire, en avant, sur le côté interne. Le cuspide antérieur interne de chaque
molaire est relié au cuspide antérieur externe par une crête en demi-cerele, excavée sur le côté interne. La première vraie molaire. est beaucoup plus grande que la deuxième ; elle a le cuspide antérieur externe haut et un peu comprimé, et le cuspide interne atrophié; cela donne au lobe antérieur de la dent une forme tranchante, qui constitue une transition à la forme caractéristique des Epanorthidae. La derniere molaire inférieure très petite, a un cône central plus grand, de sommet bifide, et deux tubercules accessoires plus petits, un avant et l’sutre en arrière. La branche horizontale de la mandibule est longue, basse, et d’égale hauteur dans toute sa longueur. Le condyle articulaire est placé assez haut, transversal, un peu convexe, et regartle en haut et en arrière.
Stilotherium dissimile Amegh., 1887. Longueur de la mandibule de la partie antérieure de lincisive au bord postérieur du condyle articulaire, 19 mm. Distance de la partie antérieure du bord alvéolaire de l’incisive à la partie postérieure de la dernière vraie molaire, 9 mm. Hauteur de la branche horizontale de la mandibule, # mm. 8.
Stilotherium grande, n. sp. Se distingue facilement par sa taille au moins quatre fois plus considérable que celle de Pespèce précédente. Dans la première vraie molaire inférieure, le deuxième tubercule du côté interne est relié par une crête oblique aiguë an tubercule antérieur externe ; les deux tubercules postérieurs de la même dent, sont séparés en arrière par une forte échancrure. Cette dent, qui est étroite en avant et très large en agrière, a 3 mm.7 de diamètre longitudinal, et 2 mm. 5 de diamètre transverse, en arrière.
CLapocLinus, n. gen. Représenté par la partie postérieure d’une mandibule avec plusieurs os du squelette. La dernière molaire est quadrangulaire, avec quatre tubercules, deux externes plats, et deux internes hauts et pointus. Le caractère principal de ce genre consiste dans la branche ascendente de la mandibule qui est couchée en arrière, formant une simple prolongation, presque horizontale, du bord alvéolaire. Le
LS
Dai He
condyle articulaire est placé au même niveau du bord alvéolaire ; ilest large, plat, et regarde en haut. L'angle mandibula're est petit, pointu et dirigé en bas, sans inversion, ou presque nulle.
Cladoclinus Copei (1), n. sp. La dernière molaire inférieure à { mm, 4 àe long et | mm. de diamètre transverse. Distance d2 la partie postérieure de cette dent à la partie postérieure du condyle articulaire, 10 mm. Hauteur de la mandibule en-dessous de la dernière vraie molaire, # mm. Distance de la pointe de l’angle mandibulaire au bout de l'apophyse coronoïde, 10 mm.
Sarcobora Amegh. 1889
Je créai le groupe des Sarcobora, pour y réunir ensemble les Carnassiers placentaires et les Carnassiers marsupiaux, animaux que d'habitude on classe dans deux sous-classes différentes. D’après moi, les marsupiaux ne peuvent pas constituer une sous-classe distincte de mammifères, car il n’est pas possible de tracer une limite bien tranchée entre les marsupiaux et les placentaires. Les mammifères carnassiers ( Sarcobora) en fournissent une preuve éclatante. Je plaçai dans les Sarcobora, les sous-ordres des Carnitora, Pinnipedia, Creodonta, Dasyura et Pedimana. Maintenant je considère comme devant rentrer aussi dans le même groupe, le sous-ordre des Insectivora et le nouveau sous-ordre des Sparassodonta.
PEDIMANA
Microbiotheridae
Le crâne est étroit en avant, large et rond ou globuleux en arrière, à surface lisse, sans crêtes saillantes et sans le moin-
(1) En honneur du savant paléontologiste M. E. D. Cope
dre vestige de crête sagitale. L’occipital, les pariétaux, les temporaux et les frontaux, sont soudés les uns aux autres sans vestiges de sutures. La denture supérieure présente le même nombre de dents que les Didelphydés. Les trois premières vraies molaires supérieures sont d’égale grandeur, mais la quatrième est très petite. Les trois premières vraies molaires sont de contour triangulaire, avec deux tubercules sur le côté externe etun fort talon interne qui n’est pas si porté en avant que dans les Didelphydés, et dont le contour forme une crête élevée renfermant dans le centre du talon un creux profond. Ces dents portent un fort rebord d’émail sur la base du côté externe de la couronne. La dernière molaire supérieure est aussi triangulaire, mais le talon basal interne est porté tantôt en avant, tantôt en arrière: cette dent montre sur le côté externe et dans une même ligne longitudinale, un grand cône central, un petit tubercule en avant et un autre en arrière. La voûte du palais n’est pas prolongée en arrière comme dans les Didelphydés, sinon qu'elle termine entre la dernière paire de
molaires comme dans les Carnassiers placentaires. Il y a des «
vacuités palatines, mais très petites. Dans les vraies molaires inférieures, le cuspide antérieur externe prédomine à la fois en hauteur et en grosseur sur tous les autres. Le condyle articulaire est plat, assez bas, placé obliquement ou presque longitudinalement, L'angle mandibulaire est inverti et la fosse massétérique n’est jamais perforée.
Les centres des vertèbres du tronc portent sur leur face supérieure une vacuité divisée en deux parties, par une crête osseuse en forme de pont comme dans les Diprotodonta et Sparassodonta, avec ia seule différence que la crête est beaucoup plus large. Les centres vertébraux sont plats aux deux faces etavec des épyphyses bien développées; les apophyses épineuses sont très petites. Les vertèbres lombaires ont une hypapophyse en forme de crête longitudinale. Les vertèbres caudales sont nombreuses et très fortes, ce qui prouve que ces animaux étaient pourvus d'une queue longue et grosse; ces ver-
tobres portent des diapophyses et des néuroapophyses en forme de crêtes longitudinales ; sur la partie inférieure de chacune des vertèbres caudales, il y a deux crêtes parallèles qui représentent l’hypapophyse. Les os longs, ressemblent assez à ceux de Plagiaulacoïdea. Le calcanéum a la surface astragalienne externe, convexe et oblique de dedans en dehors, avec la partie qui se prolonge en avant et porte la surface articulaire pour le cuboïde, très longue. Les métatarsiens et métacarpiens ont leur extrèmité articulaire distale avec une crête intertrochléenne à la partie inférieure. Les pieds étaient plantigrades et probablement à cinq doigts.
Fig. 42. Microbiotherium tehuelchum AMEGH. Branche gauche de la mandibule vue F5 côté externe, grossie ÿ de grandeur naturelle. z 1, 2, 3 et 4, les quatre incisives; e, canine; D ?, 3 et 4, ee trois prémolaires ; m 1, 2,3 et 4, les quatre vraies molaires. (Le bras de la partie postérieure en blanc, est Das d'apres un autre échantillon).
MicrOBIOTHERIUM Amegh., 1887.
Microbiotherium tehuelchum Amegh., 1887.
Microbiotherium patagonicum Amegh., 1887.
Microbiotherium forticulum Amegh., 1891.
STYLOGNATHUS Amegh., 1891.
Stylognathus diprotodontoides Amegh.. 1891.
Eonipecpays Amegh., 1891.
Eodidelphys fortis Amegh., 1891.
Eodidelphys famula Amegh., 1891.
Proninezpays Amegh., 1891.
Prodidelphys acicula Amegh., 1891. Prodidelphys pavita ANT 1891.
Se 406 +
Prodidelphys obtusa Amegh., 4894.
Hanrorayxcnus Amegh., 1891.
Hadrorhynchus tortor Amegh., 1891.
Hadrorhynchus torvus Amegh., 1891.
Hadrorhynchus conspicuus Amegh., 1894.
INSECTIVORA
Necrolestidae
Toute la denture en série continue. Les incisives inférieures sont très petites, à couronne courte, cylindrique, coupées perpendiculairement et avec une échancrure profonde sur le bord supérieur. La canine inférieure a la couronne prismatique, triangulaire, comprimée latéralement, pointue et arquée en arrière ; cette dent porte deux fortes racines. Il n’y a qu’une seule prémolaire, de couronne trituberculaire, avec les trois tubercules sur la même ligne longitudinale, le tubercule du milieu étant le plus haut, tandis que les deñx autres sont plus bas et d’égale hauteur ; cette dent est aussi à deux racines. Les molaires sont triangulaires, prismatiques, de même forme dans toute leur longeur, et portant trois petits cuspides à la couronne, un externe et deux internes; ces cuspides disparaissent bientôt par l’usage. Le condyle articulaire est transversal, et regarde en haut et en arrière. L’angle mandibulaire est long, stiliforme et non inverti.
Les quelques os du squelette qui me sont connus sont des plus singuliers. Le cubitus à une apophyse olécrannienne excessivement grosse, longue et avec un fort élargissement sur le côté externe; l’extrèmité articulaire distale est bifide et tournée en arrière. Le radius est gros et court. Le tibia est mince, long, fortement arqué en arrière et avec une crête très saillante en avant.
L'os le plus singulier de tous est le fémur, qui certainement
D dt
Cat
présente une conformation jusqu'aujourd'hui unique chez les mammifères. Cet os a deux courbes sigmoïdes, une latérale, et l’autre d'avant en arrière; la moitié supérieure est dirigée en avant et en dehors, et la partie inférieure en arrière et endedans. A l’extrêmité distale, sur la face antérieure, la poulie articulaire est très large et complètement plate, sans crêtes latérales et limitée en haut par un petit enfoncement. En arrière, les deux condyles sont très larges, et le sillon intercondylien est profond, mais il reste sur la face postérieure, sans qu'il arrive à partager la face inférieure de la poulie. La partie supérieure du même os est encore plus notable. La tête articulaire est ronde, petite, dirigée en dedans, et
Fig. 43. Necrolestes patagonensis AMEGH. Branche gauche de la mandibule, vue du côté externe, grossie ? de grandeur naturelle. e, canine; p, prémolaire unique; m 1, 2, 3, 4 et 5, les cinq vraies molaires. (Le contour en blanc de vraies molaires est tracé d’après un autre exemplaire qui porte ces dents en place).
d’une manière encore plus accentuée en avant, formant un angle droit avec le corps de l’os. En arrière, le grand et le petit trochanter sont confondus dans une seule crête en demicercle, peu élevée mais qui forme une forte expansion sur le côté externe, La face postérieure et externe est fortement aplatie, très large, complètement lisse et sans le moindre vestige de fosse digitale. Le troisième trochanter n’est représenté que par un rudiment insignifiant. La partie supérieure de cet os est tellement singulière, qu’au premier coup d'œil on le prendrait pour le fémur d’un oiseau.
NecroLesres Amegh., 1894.
Necrolestes patagonensis Amegh., {891.
SPARASSODONTA
Les Carnassiers primitifs dont on rencontre les débris dans l'éocène de Patagonie, ne peuvent être rapportés, ni aux Carnassiers placentaires, ni aux Creodontes, ni aux Carnassiers marsupiaux du groupe des Dasyures. Je place ces animaux dans le nouveau sous-ordre des Sparassoncnra duquel, vu son importance, J'en donne ici les principaux caractères.
La formulé dentaire est. ic ep