‹ Énumération synoptique des espèces de mammifères fossiles des formations éocènes de PatagonieChapitre 26 sur 34 · CUT · texte numérisé non relu

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: m. Les incisives sont toujours petites. Les canines sont très grosses, avec la couronne courte et conique, et à racine très longue et for-

tement comprimée.

Les prémolaires augmentent de grandeur de la première à la dernière aussi bien en haut qu'en bas, la dernière prémolaire étant toujours plus grande ou du moins plus haute que la première vraie molaire. Les prémolaires sont pointues et comprimées latéralement, sans tubercule accessoire antérieur (paraconide), mais avec un tubercule postérieur (métaconide), parfois très développé sur la dernière.

Les trois premières vraies molaires supérieures augmentent de grandeur de la première à la troisième; ces dents sont triangulaires ou trituberculaires, larges en avant et étroites en arrière, ressemblant à celles du Thylacynus, avec le talon ou tubercule antérieur interne (protocone) qui devient plus fort dans les molaires postérieures. Parfois, ce talon interne est atrophié {Borhyaena) et alors les molaires sont tranchantes comme celles du Hyaenodon. La quatrième molaire supérieure est toujours très petite et placée avec son grand axe en travers comme dans le genre Thylacynus.

Les quatre vraies molaires inférieures augmentent toujours de grandeur de la première à la quatrième et sont formées par trois cuspides placés sur la même ligne longitudinale ; le cuspide central c’est le plus haut et pointu ; l’antérieur et postérieur sont plus bas et prennent presque toujours la forme de

tubercules. Dans la dernière et avant-dernière molaires de quelques genres (Borhyaena) le tubercule postérieur est atrophté et l’antérieur est plus grand et tranchant. Dans plusieurs genres (Amphiproviverra, Cladosictis), le tubercule postérieur des molaires inférieures est double comme dans le genre Didelphys.

La denture, généralement ne forme qu’une série continue de la canine à la dernière molaire, et souvent les dents sont si pressées quelles se recouvrent en partie les unes aux autres.

La dentition de lait est plus réduite que dans les Carnassiers placentaires, mais pas autant que dans les Carnassiers marsupiaux (Dasyures).

Dans le cas de plus grance réduction (Borhyaena) la denture de lait consiste d’une canine et d’une molaire ; cette dernière a la forme d’une vraie molaire et est remplacée par la troisième dent de la dentition définitive qui suit en arrière de la canine. Chez les marsupiaux il n’y a que cette seule molaire de lait, les canines, les incisives et les autres dents n'étant Jamais remplacées.

Chez d’autres genres {Cladosictis), il y avait la canine et deux molaires de lait qui étaient remplacées par la deuxième et troisième prémolaires de la denture définitive. Quant aux incisives il n’y a pas encore de données suffisantes pour pouvoir déterminer si elles étaient ou non remplacées.

Le cräne est généralement très allongés (les Borhyaenidae font exception), jamais convexe en haut, la surface supérieure formant d'avant en arrière une ligne presque horizontale. La partie placée en arrière des orbites est très allongée et renferme une cavité cérébrale excessivement petite. La crête occipitale est très élevée et la crête sagitale très haute et très longue.

L'arcade zygomatique est assez forte, large, peu convexe en haut, mais souvent très arquée en dehors. L’os zygomatique

constitue une partie considérable de cette arcade et se pro- Ilonge en arrière jusqu'à prendre part à la formation de la ca-

vité glenoïde dont ilen constitue le bord antérieur externe, caractère propre des marsupiaux.

Les intermaxilaires portent à leur face palatine entre la canine et l’incisive externe, une fossette profonde destinée à loger la canine inférieure. Parfois cette fossette est remplacée par une forte échancrure (Borhyaena); la présence de cette fossette est encore un caractère des Carnassiers marsupiaux d'Australie (Dasyuridés). Les ailes ascendantes des intermaxijaires arrivent jusqu'aux nasaux, mais elles n’envoient pas de prolongement en arrière entre les nasaux et les maxillaires ou ces prolongements sont très courts, comme en est également le cas pour les marsupiaux.

Les nasaux sont très élargis en arrière comme chez les marsupiaux ; en avant ils sont étroits, sans former de prolongements pointus, étant au contraire tronqués en courve concave comme chez les Carnassiers placentaires, d’où il en résulte que l'ouverture nasale a aussi la même forme ; sous ce rapport ils s'éloignent complètement des Didelphydae mais ils se rapprochent des Dasyuridae.

Les frontaux sont larges et plats en avant, et les pariétaux excessivement déprimés. Le supéroccipital, les pariétaux et l'interpariétal ne forment qu’une seule prèce sans vestiges de sutures, qui reste séparée des exoccipitaux et du basioccipital pendant toute la vie.

Les lacrymaux, au contraire de ce qui arrive dans les Carnassiers placentaires, occupent une étendue faciale extra-orbitaire assez grande, caractère que l’on retrouve chez les marsupiaux; mais par contre, l’ouverture du conduit lacrymal est placée dans l’intérieure de l’orbite comme chez les Carnassiers placentaires, tandis que les Dasyuridés et Didelphydés ont la même ouverture en dehors.

Les orbites sont très grandes, communiquant largement avec la fosse temporale, et généralement sans être limitées en arrière par des apophyses postorbitaires, ni des frontaux, ni des zygomatiques.

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