‹ Énumération synoptique des espèces de mammifères fossiles des formations éocènes de PatagonieChapitre 28 sur 34 · TETE · texte numérisé non relu

TETE

forme d'’astragale est du même type qui caractérise les Carnassiers placentaires ; la tête est convexe et séparée par un col assez long, la surface articulaire tibiale est profondement excavée et la surface inférieure est absolument égale à celle qui distingue les Carnassiers typiques et les Créodontes.

Le calcanéum est construit sur le même type que celui des Créodontes et ressemblent complètement à celui d’'Oxyaena. I est court, avec sa partie postérieure oblique et étroite, la partie antérieure très large, et la surface articulaire pour le cuboïde oblique et régulièrement concave.

BorhyæniaÆæ

Les représentants de cette famille ont les incisives petites, souvent en nombre réduit, ou elles sont atrophiées ou même absentes. Les trois premières vraies molaires supérieures ont le talon antérieur interne (protocone) atrophié, et présentent en conséquence la forme de lames tranchantes; le diamètre transverse de la partieantérieure de chacune de ces molaires, est égal à la moitié ou à un peu plus de la moitié de leur diamètre longitudinal. La dernièremolaire supérieure est petite et placée transversalement. Les trois dernières vraies molaires inférieures ont le tubercule ou talon postérieur (métaconide) atrophié. La dernière molaire inférieure a'les deux lobules antérieurs (paraconide et protoconide) développés én forme de lame tranchante:; du talon postérieur il n’y en a que des vestiges. Le crâne est très court et très large, ce qui lui donne quelque analogie avec celui des chats; son diamètre transverse maximum, équivaut à peu près aux deux tiers de la longueur. L'astragale est petit, étroit, de poulie articulaire plate ou presque plate, avec la tête articulaire. très courte et non séparée par un col; sur la face inférieure, la facette articulaire interne pour le calcanéum se continue avec la surface articulaire de la tête (scaphoïdienne).

L'humérus n’a pas de perforation epitrochléenne, mais par-

és 0" * ;

fois il prèsente des vestiges de la vacuité intercondylienne. La partie inférieure du tibia est très aplatie et la surface articulaire distale ne présente pas de crête intertrochléenne. BornyaEna, Amegh.1887.—Synon. Dynamictis Ameglr. 1891 ; Arctodictis Merc. 1891. Dans ce genre, les incisives supérieures sont au nombre de trois de chaque côté en hautet en bas, mais souvent la paire du milieu est rudimentaire ou manque complètement. La première prémolaire supérieure est presque toujours implantée obliquement. La dernière prémolaire su-

Fig. 44. Borhyaena tuberata AMEGu. Partie de branche mandibulaire gauche avec la denture, vue du côté externe, aux ? de grandeur naturelle. p 3 etp 4, les deux dernières prémolaires; m 1, m 2, m 3 et m 4, les quatre vraies molaires.

périeure n'a pas de cuspide accessoire en avant (paracone) mais elle porte en arrière un talon basal (métacone) d’un développement enorme.

Dorhyaena tuberata, Amegh. 1887. — Synon. Arctodictis australis Mercerat. 1891. C'était un animal d'assez forte taille ; le crane entier a 205 mm. de long et 15 ctm. de large dans son plus grand diamètre transverse. La première prémolaire supérieure est placée obliquement et souvent transversalement à la série dentaire. La dernière prémolaire inférieure a un talon postérieur très développé: la dernière molaire inférieure est proportionnellement très grande, tranchante et avec le tubercule basal postérieur plus développé que dans le autres espè-

ces du même genre. Les deux premières vraies molaires inférieures ont un rebord d’émail assez accentué à la base du côté externe de la couronne. Dans les individus très vieux, la paire d’incisives internes disparaît et il ne reste alors que deux incisives de chaque côté, aussi bien en haut qu’en bas.

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45. Borhyaena fera AMEGx. Branche droite de la mandibule, vue du côté externe aux ? de grandeur naturelle. ce, canine ; p 2, p 3 et p 4, les trois prémolaires; m 1, m 2, m 3 et m 4, les quatre vraies molaires.

Les 7 molaires inférieures occupent 9 ctm. de long. La mandibule, au-dessous de la troisième vraie molaire, a 35 mm. de hauteur. L'humérus n’a pas d'expansion laterale externe (crête de supination) et son extrémité distale a un diamètre transverse de #1 mm.

Borhyaena fera, Amegh.—Synon. Dynamictis'fera Amegh. Juin 1891 ; Arctodictis Muñizii Merc. Août 1891. Je connais maintenant la mandibule inférieure complète, le crâne et plusieurs

parties du squelette de cette espèce. C'était un animal de taille beaucoup plus considérable qu’on ne pouvaitle supposer d’après les débris fragmentaires et incomplets que j'ai figuré précédemment (1). La série des molaires et des prémolaires n'occupe beaucoup plus d'espace que dans le B. tuberata, et cependant il s’agit d’une espèce qui était bien quatre fois aussi grande que cette dernière, et dont les formes étaient excessivement robustes. La mandibule à 24 ctm. de long et 55 mm. de hauteur en dessous des molaires, étant presque aussi haute en avant qu'en arrière. Les molaires et prémolaires inférieures je les ai déjà décrites ; j'ajouterai seulement que la dernière prémolaire (p.-) quand elle n’est pas trop usée, présente'un fort talon basal en arrière, et que la première prémolaire est placée transversalement, avec une racine sur le côté interne et l’autre sur l’externe, La canine inférieure au niveau du bord alvéolaire a 26 mm. de diamètre antéro-postérieur et 18 mm. de diamètre transverse. La distance du bord antérieur de la canine au bord postérieur de la dernière molaire est de 128 mm. ; la série des molaires et prémolaires occupe 100 mm. de long. Les deux branches mandibulaires sont unies, mais la suture symphysaire est persistante.

A la mâchoire supérieure, la première (p. 2) et la dernière (p. 4) prémolaires sont placeés transversalement, avec une racine sur le côté interne et une autre sur l’externe. Toutes les dents supérieures, de la canine à la dernière molaire, son très pressées les unes aux autres. La dernière vraie molaire supérieure est à une seule racine. La canine supérieure est excessivement forte; au niveau du bord alvéolaire elle a 28 mm. de diamètre longitudinal et 22 mm. de diamètre transverse. La

(1} La série dentaire que j'ai figuré dans Rev. Arg. de Hist. Nat., t. 1., p. 148, a été reconstruite avec des morceaux incomplets et la forme de quelques unes des dents n’est pas tout à fait exacte ; quant à la canine placée dans la même série, maintenant je sais qu’elle est d’un autre individu, beaucoup plus jeune.

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distance du bord antérieur de la canine supérieure au bord postérieur de la dernière molaire est de 110 mm. Les six incisives supérieures sont toutes bien devéloppées, mais l’externe de chaque côté est beaucoup plus forte que les autres. Le palais, dans sa partie antérieure, entre les deux canines, a 45 mm. de long, et en arrière, entre les dernières molaires, il a un decimètre de large. Le crâne a 30 ctm. de long et 20 de large entre les arcades zygomatiques. La crête sagitale est

Fig. 46. Borhyaena fera AMEGH. Branche mandibulaire gauche d’un individu très jeune, vue par le côté externe aux ? de grandeur naturelle. c, canine de remplacement non encore usée. p 2 etp 3, les deux premières prémolaires (dents monophisaires); m; molaire de lait unique; m 1 et m 2, les deux premières vraies molaires; m 3 et m 4, les places qui devaient occuper les deux dernières vraies molaires.

assez développée et forme en haut une ligne convexe, tandis que la région frontale est fortement déprimée. L'humérus porte sur le côté externe au-dessus du condyle et sur le bord une forte crête de supination qui termine en haut dans un crochet, à peu près comme dans le koala, mais il n'y a pas de perforation sur le condyle interne. L'extrèmité distale de l’humérus a un diamètre transverse de 8 centimètres.

Borhyaena Zitteli, n. sp. (1). Cette espèce est de taille beaucoup plus petite que la précédente, mais de formes aussi robustes. Le crâne a 24 ctm. de long et 17 de large entre les

‘1} En honneur du savant paléontologiste de Munich, Monsieur Karl. A. von Zittel. |

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arcades zygomatiques. Le diamètre transverse entre les bords externes des cavités glenoïdes, est de 17 ctm. Les sept molaires supérieures Ont 80 mm. de long. La première vrémolaire (p.?)est placée obliquement, et la dernière (p. +) transversalement. La dernière molaire supérieure est petite et. à une seule racine. La largeur du palais, est de 23 mm. en avant entre les canines, et de 8 ctm. en arrière entre les dernières molaires. La crête sagitale n’est pas en courbe convexe comme dans l'espèce précédente sinon qu'elle s’abaisse graduellement d’arrière en avant Jusqu'à disparaître. La crête occipitale est excessivement développée et rejetée en arrière. La boîte cranienne formée par les pariétaux est très deprimée. La surface occipitale du crâne représente un demi-cerele presque parfait; le diamètre vertical de cette surface est de 6 ctm. et son plus grand diamètre transverse est de 84 mm. Le bassioccipital, Les exoccipitaux et le superoccipital ne font qu’un seul os dans lequel on ne voit pas des vestiges de sutures. Le palais de cette espèce porte deux petites vacuités palatines de chaque côté au niveau de la première vraie molaire, et une autre plus grande, en arrière, à côté de la troisième vraie molaire. Borhyaena sanguinaria, n. sp. La taille de cette espèce està peine un peu plus grande que celle de B. tuberata, mais elle est beaucoup plus massive. L'espace occupé par la denture est à peu près le mème dans les deux espèces, mais la mandibule du B. sanguinaria est plus forte et de branche horizontale plus haute. La dernière molaire inférieure a le lobe antérieur plus petit et moins coupant, et le talon postérieur complètement atrophié. La prémière prémolaire inférieure (p. 2) est placée transversalement. L'humérus a le condyle interne moins développé que dans le B. tuberata, et l'expansion laterale externe (crête de supination) peu marquée. La canine inférieure a sur le bord alvéolaire 47 mm. de diamètre antéro-postérieur, et 11 mm. de diamètre transverse. Les sept molaires inférieures occupent 95 mm. de long. La mandibule, en-dessous de la dernière prémolaire, a # ctm. de hauteur. La plus grande lar-

seur de l'impression symphysaire est de 28 mm. L'extrèmité distale de l'humérus a 44 mm. de diamètre transverse.

Borhyaena excavata, n. sp. La taille de cette espèce est beaucoup plus petite que celle de B. tuberata; en outre elle se distingue facilement par les deux premières prémolaires supérieures et la canine, qu’au lieu de suivre dans la même ligne longitudinale des autres dents, sont placées formant une forte courbe qui se dirige en dehors; la canine reste ainsi complètement en dehors de la ligne longitudinale de la série dentaire. Par suite de cette conformation, le palais et beaucoup plus large entre les canines, qu'entre les dernières prémolaires. La première prémolaire supérieure est placée transversalement. La canine supérieure au niveau du bord alvéolaire a 13 mm. de diamètre longitudinal et 10 mm. de diamètre transverse. Les sept molaires supérieures occupent 67 mm. delong. La dernière molaire inférieure a le lobe antérieur petit et le talon postérieur atrophié. Les quatre vraies molaires inférieures occupent 42 mm. de long. La mandibule à 26 mm. de hauteur en-dessous de l’avant-dernière molaire.

Acrocyonx Amegh. 1887. Ce genre se distingue par les trois premières vraies molaires inférieures qui portent en arrière un talon basal transversal; ce talon tourne sur le côté externe formant un rebord d’émail sur la base de la couronne de chacune de ces dents. Les vraies molaires supérieures sont très tranchantes.

Acrocyon sectorius, Amegh.1887.—Synon, Acrocyon equianus Mercerat 1891 ; Acrocyon patagonensis Merc. 1891.

Coxoponicris, Amegh. 1891.

Conodonictis saevus, Amegh. 1891.

Conodonictis exterminator, Amegh. 1891.

Prothylacynidae

Le nombre des incisives est de #4 en haut et 3 en bas de chaque côté. Les vraies molaires supérieures au lieu d’être tran-

chantes, sont très larges en avart et ave leur tubercu el interne antérieur très développé; dans ces dents, le diamètre transverse de la partie antérieure est à peu près égal au diamètre longitudinal. La dernière vraie molaire supérieure, est beaucoup plus petite que les autres etse trouve placée trans- L versalement avec une racine interne et l’autre externe. La première prémolaire inférieure est placée obliquement ou transver-

Fig. 47. Prothylacynus patagonicus AMEGH. Branche gauche de la mandibule vue par le côté externe aux # de grandeur naturelle. p 2, p 3 et p 4, les trois pré molaires ; m 1, m2, m 3et m 4,les quatre vraies molaires.

salement, selon les espèces. Les trois premières vraies molaires inférieures ont le talon basal postérieur très large mais ne formant qu'un seul tubercule. Dans la dernière molaire inférieure, le talon basal postérieur est atrophié, tandis que les deux lobules antérieurs sont très grands et tranchants. Les deux branches mandibulaires sont complètement soudées, j sans vestiges de suture. L'humérus diffère de celui des Borhyaenidae pour porter une large perforation sur le condyle interne, et une forte expansion externe en forme de lame (crête de supination) qui termine en haut dans un crochet ou coin aigu ; sa surface articulaire distale n’a pas de crête intertro-

chléenne. L’astragale et le tibia ressemblent au mêmes os des Borhyaenidae.

| Fig.48. Prothylacynus patagonicus AMEGH. Mandibule vue d'en haut et d'en « bas aux Ÿ de grandeur naturelle, e, canine; p 2, p 3 et p 4, les trois prémolaires | m 1, m2, m 3 et m 4, les quatre vraies molaires.

ProrayLacynus, Amegh. 1891.— Synon. Agustylus Mercerat (partim), non Agustylus Amegh.

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Prothylacynus patagonicus Amegh. première quinzaine | d'août 1891. — Synon, Agustylus carnifex Merc. deuxième quinzaine d'août 1891.

Prothylacynus trachyrhynchus, n.sp. La taille est un peu plus petite que celle de l’espèce précédente, mais elle présente une conformation beaucoup plus massive. Les canines inférieures sont petites et presque en contacte, sans laisser de place pour les incisives qui dévaient manquer ou être complètement rudimentaires. La première prémolaire inférieure est placée transversalement. Les molaires sont proportionnellement trés grandes. La branche horizontale de la mandibule a la même hauteur dans toute sa longueur. La fosse massétérique de la branche mandibulaire est très profonde. La canine inférieure sur le bord alvéolaire a 11 mm. de diamètre longitudinal et9 mm. de diamètre transverse; -sur le même bord alvéolaire, l'espace qui sépare les deux canines n’a que 5 mm. Les 7 molaires inférieures occupent un espace longitudinal de 72 mm., dontprès de 5 ctm. correspondent au vraies molaires. Lai distance du bord antérieur de la canine au bord postérieur de la dernière molaire est de 86 mm. La branche horizontale de la mandibule a 24 mm. de hauteur. |

Naroponicris, n. gen. Le nombre des incisives est de # en haut et 3 en bas, de chaque côté. Dans les incisives supérieures l’incisive externe de chaque côté est beaucoup plus grande que les autres, tandis que celle du côté interne est au contraire la plus petite. La dernière prémolaire d’en haut et d'en bas ne remplaçait la dent de lait que quand l'animal était déjà vieux; la dernière vraie molaire inférieure poussait très tard; la dernière supérieure restait beaucoup plus basse que les autres, et n'avait pas de fonction à remplir. Les dents canines sont peu comprimées. La première et la dernière prémolaire inférieure sont placées obliquement. L'espace entre les deux canines inférieures est reduit. La deuxième et troisième prémolaires supérieures portent un fort talon basal postérieur. La troisième vraie molaire supérieure a le talon interne antérieur beau-

coup plus réduit que dans Prothylaciynus. La denture de la mandibule est en série continue. Le palais est large, court et de voûte plate, sans vacuités. La crête sagitale est haute et très longue. La partie supérieure du cräne dans la région des parietaux, de chaque côté de la crête sagitale, est aplatie et comme enfoncée; plus en avant, (ans la partie postérieure des frontaux, elle se relève de nouveau. La région frontale comprise entre la séparation des crêtes temporales est plate et triangulaire. La région des nasaux est convexe, mais il va sur

Fig. 49. Prothylacynus patagonicus AMEGH. Morceau de maxillaire avec la denture, vue d’en bas aux Ÿ de grandeur naturelle. m1 1, m 2 m 3 et m4,les quatre vräies molaires.

chaque côté une grande expansion du maxillaire correspondant qui porte une forte dépression sur sa face supérieure, La surface articulaire distale de l’humérus ne porte pas de crête intertrochléenne. |

Napodonictis thylacynoides, n. sp. C’est la seule espèce de ce genre qui me soit connue. Le crâne mesure 175 mm. de long et 12 ctm. de diamètre transverse maximum. La distance du bord antérieur de l’incisive externe supérieure au bord postérieur de la dernière vrai: molaire est de 83 mm. L'espace entre l'incisive externe supérieure et la canine est très petit. Le palais, entre la première prémolaire (p. ?) de chaque côté a 17 mm. de largeur, et en arrière, entre la dernière molaire de chaque côté, il a 54 mm. L'espace entre les deux canines infé-

rieures est de 7 mm. L’extrêmité distale de l’'humérus mesure k9 mm. de diamètre transverse. f

Hathlyacynidae

Les représentants de cette famille ont le crâne beaucoup plus long et moins large que les Borhyaenidae; son plus grand diamètre transverse ne dépasse pas la moitié de sa longueur. Les incisives sont au nombre de 4 en haut et3 en bas de chaque côté; quelques fois, mais rarement, il y a 4 incisives inférieures de chaque côté. Les vraies molaires supérieures ne sont pastranchantes comme dans les Borhyænidae, et par conséquent leur tubercule antérieur interne est mieux développé; pourtant, le diamètre tranverse de la partie antérieure de la dernière molaire n'atteint pas la longueur du diamètre longitudinal de la même dent. Les vraies molaires inférieures ont leur talon postérieur, simple, non divisé en deux tubercules. La mandibule a les branches horizontales généralement très arquées comme dans les Didelphydés. L’humérus a sur le condyle et le bord externe un grand élargissement en forme de crête (crête de supination) latérale, qui termine en haut dans un crochet; le condyle interne porte toujours une large perforation. L’astragale est de corps presque carré, avec la poulie articulaire plate transversalement et convexe d'avant en arrière ; la tête articulaire est petite, longue, ronde, dirigée obliquement en dedans et séparée par un col bien défini.

Harazyacynus, Amegh. 1887. Les huit incisives supérieures sont très petites, presque rudimentaires, d’égale grandeur et très pressées les unes aux autres. Sur chaque côté, entre l'incisive externe et la canine, il ÿ a une forte échancrure pour loger la canine inférieure. La première prémolaire supérieure (p. <) suit immédiatement à la canine. La deuxième prémolaire (p. ©) est séparée de l’antérieure et de ceile qui suit en arrière par des diastèmes assez larges. Les vraies molaires supérieures

ont le talon interne antérieur peu développé. Le palais porte en arrière, deux vacuités palatines assez réduites. La mandibule a les branches horizontales arquées, hautes en arrière et basses en avant, mais avec la partie symphysaire qui se relève en ligne courbe vers le haut. Les incisives inférieures sont petites. Les molaires et prémolaires sont toutes placées avec leur grand axe sur la même ligne longitudinale, Les canines et les prémolaires sont toutes isolées par des diastèmes assez larges.

Hathliacynus lustratus, Amegh. 1887.— Synon. Hathliacynus Fischeri Mercerat 1891. Le crâne est très étroit et pro- Jongé en avant. Le palais est de voûte presque plate, avec les deux séries dentaires qui convergent régulièrement en avant et lui donne une forme triangulaire. Le crâne a 47 ctm. de long et un peu plus de 8 ctm. de diamètre transverse. La crête sagitale est haute, droite et occupe plus de la moitié de la longueur du cräne. La distance de l'incisive externe supérieure à la partie postérieure de la dernière molaire est de 76 mm. Les 7 molaires supérieures occupent 55 mm. de longueur. La première prémolaire supérieure est couchée en avant. Entre les canines, la largeur du palais est de 13 mm. ; cette largeur se conserve la même jusqu’au niveau de l’avant dernière prémolaire, mais à partir de cette dent, il s’élargit en arrière Jusqu à atteindre une largueur de 36 mm. Les sept molaires inférieures ont 58 mm. de long. La distance de l’incisive externe inférieure au bord postérieur de la dernière molaire et de 72 mm. La branche horizontale de la mandibule à 47 mm. de hauteur en dessous de la première (p. ;) prémolaire, 23 mm. en dessous de la dernière prémolaire, et 26 mm. er dessous de la dernière vraie molaire. La symphyse mandibulaire a 4 ctm. de long et l'impression symphysaire a 15 mm. de largeur maximum.

ANATHERIUM, Amegh. 4887. La mandibule est très prolongée en avant, avec une symphyse très longue et dont le bord inférieur se relève vers le haut. Le bord inférieur de la mandibule

se prolonge en arrière jusqu’à terminer dans le condyle articulaire, sans que cette ligne soit interrompue ni par une apophyse angulaire, ni par une échancrure. Le condyle est transversal et placé naturellement beaucoup plus bas que la série dentaire, avec sa surface articulaire qui regarde en arrière (verticale). Les incisives, au nombre de #, sont très petites. Il y a des diastèmes assez larges entre les prémolaires, ‘entre la canine et la première prémolaire, et parfois aussi entre la dernière prémolaire et la premiere vraie molaire. Le talon basal postérieur des vraies molaires inférieures renferme un creux qui disparaît bientôt. La dernière molaire inférieure a le tubercule ou talon basal postérieur complètement atrophié. Dans les vraies molaires supérieures, le talon antérieur interne est mieux développé que dans le genre Hathliacynus. La surface articulaire distale de l'hamérus porte une forte crête intertrochléenne.

Anatherium defossus, Amegh. 1887. Synon. Hathliacynus defossus Merc.1891. Les deux dernières prémolaires inférieures sont de grandeur presque égale, et avec le talon postérieur atrophié. Les quatre vraies molaires supérieures occupent un espace de 29 mm. La mandibule inférieure a 13 ctm. de long. Les sept molaires inférieures occupent un espace de 6 ctm. La distance du bord antérieur de la canine inférieure au bord postérieur de Ja dernière molaire et de 75 mm. Hauteur de la mandibule: en dessous de la première prémolaire (p. ;) 15 mm.; en dessous de la dernière prémolaire 21 mm. ; en dessous de la dernière vraie molaire 22 mm. L'extrêmité distale de l’humérus a 28 mm. de diamètre transverse. |

Anatherium (?)oxyrhynchus, n.sp. Se distingue par sa taille

beaucoup plus considérable, Ja canine inférieure plus compri-

mée, et les prémolaires plus pressées les unes aux autres. L'espace entre la paire de canines inférieures est très reduit et les incisives étaient en partie atrophiées. La canine est fortement couchée en avant, la symphyse et très longue et termine presque en pointe. La première prémolaire est placée oblique-

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ment ou presque transversalement; la deuxième (p. ;) et la troisième (p. <) ont le tubercule postérieur atrophié. Le talon postérieur de la dernière molaire inférieure est bien développé. La distance de la partie antérieure de la mandibule au bord postérieur de la dernière molaire est de 97 mm. Les sept molaires inférieures occupent 76 mm. de long. La dernière molaire inférieure a 43 mm. de long. L'impression symphysaire a 48 mm. de long et 15 mm. de largeur maximum. La mandibule a 49 mm. de hauteur en dessous de l’avant-dernière prémolaire, et cet hauteur se conserve à peu près égale jusqu'à la dernière molaire. Il et possible que plus tard on soit obligé de placer cette espèce dans un genre distinct.

CLaposicris, Amegh.1887.—Synon. Proviverra Amegh. (partim) 189; Hathliacynus Mercerat. (partim) 1891. Le nombre des incisives est de quatre de chaque côté aussi bien en haut qu'en bas; une de celles d’en bas, placée en-dessous des autres, était très petite et tombait de bonne heure. Les incisives supérieures sont toutes très petites. La première prémolaire supérieure est placée immédiatement après la canine, sans diastème entre les deux; il y a un diasteme entre la première et la deuxième prémolaire, et quelques fois un autre plus petit entre la troisième prémolaire et Ta première vraie molaire. Dans la mandibule toute la dentition est en série continue; iln'ya qu'un petit diastèeme entre la canine et la première prémolaire. Le talon interne des vraies molaires supérieures et très étroit d'avant en arrière, mais très étendu transversalement et avec un fort cuspide au bout. La dernière prémolaire supérieure est beaucoup plus forte et plus haute que la vraie molaire qui suit ; elle est formée par un cuspide conique qui porte un petit talon basal en arrière; cette dent est fortemente inclinée en arrière sur la molaire, et ce qui est plus remarquable, c’est que les vraies molaires ont aussi la même inclinaison en arrière. Toutes les prémolaires, supérieures etinférieures, portent un petit talon basal postérieur. Dansles vraies molaires inférieures le talon basal postérieur renferme un petit creux. Le talon pos-

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Fig. 50. Cladosictis Trouessart

(La restauration en blanc,

térieur de la dernière molaire inférieure et aussi bien développé que dans les autres molaires. Les branches horizontales de la mandibule sont fortement arquées. Dans Ia moitié inférieure de l'humérus l'expansion externe en forme de lame (crête de supination) et très développée et termine en haut dans un fort crochet; la surface articulaire distale n’a pas de crête intertrochléenne.

Cladosictis patagonica, Amegh. 1887.— Synon. Hathlyacynus Linchyi Mercerat 1891. Dans cette espèce, la dernière molaire supérieure placée transversalement, ést très comprimée d'avant en arrière, mais aussi très etendue dans la direction transversale, Les quatres vraies molaires supérieures ont 20 mm. de long. La dernière molaire supérieure a 2 mm. 5 de diamètre antéro-postérieur et 5 à 6 mm. de diamètre transverse. La deuxième et troisième prémolaire inférieures sont d'égale hauteur, La première prémolaire inférieure est petite, un peu inclinée en avant et porte un petit tubercule basal en arrière. La distance du bord antérieur de la canine inférieure au bord postérieur de la dernière molaire est de 46 mm. Les sept molaires inférieures ont 39 mm. de long. La canine inférieure, sur le bord alvéolaire, à # mm. 5 de diamètre antéropostérieur et 3 mm. 5 de diamètre transverse. La hauteur de la branche mandibulaire augmente graduellement d'avant en arrière : cette hauteur est de 7 mm. en dessous du diastème qui sépare la canine de la première prémolaire, de 9 mm. en dessous de la deuxième prémolaire, de 10 mm. en dessous de la première vraie molaire et 12 mm. en dessous de la dernière vraie molaire.

Cladosictis Trouessarti, Amegh.— Synon. Proviverra Trouessarti Amegh. Juin 1891; Cladosictis dissimilis Mere. Août 1891; Hathlyacynus cultridens Merc. Août 1891. Cette espèce est de taille beaucoup plus forte que la précédente ; la mandibule en dessous de la troisième molaire a 20 mm. de hauteur, tandis qu'à la même place celle de l’autre

espèce n’a que 14 mm. J'ai déjà donné atileurs les mesures

principales du cräne. J'ajouterai seulement qu'il v a un petit diastème entre les deux dernières prémolaires supérieures, et que la dernière de ces dents est très haute et pointue. La dernière vraie molaire supérieure est proportionnellement plus petite que dans l’autre espèce. La distance du bord antérieur de la canine supérieure au bord postérieur de la dernière vraie molaire est de 55 mm. Les quatre vraies molaires supérieures

Fig. 51. Cladosicris Trouessarti AMEGr. Palais du cràne représenté sur la figure 50, vu aux # de grandeur. ce, alvéole de la canine; p 2, alvéole de la pre— miére prémolaire; p 3, la deuxième prémolaire; p 4, alvéole de la dernière prémolaire; m 1, m 2, m3 et m 4,les quatre vraies molaires. (Nous possédons des exemplaires de cette espèce avec la denture absolument parfaite, mais nous tenons à figurer l’echantillon qu’à servi de type).

occupent 25 mm. de long. La dernière vraie molaire supérieure a 3 mm. de diamètre antéro-postérieur et 7 mm. de diamètre transverse. |

Cladosictis lateralis, n. sp. La taille est à peine un peu plus petite que celle de l'espèce précédente. Elle se distingue surtout par la dernière vraie molaire supérieure qui est petite, peu développée transversalement et proportionnellement plus longue d'avant en arrière; cette dent a un peu plus de 3 mm.

de diamètre antéro-postérieur et à peine 5 mm. de diametre

transverse ; la couronne ne porte qu'un seul cône central, sans vestiges du tubercule interne que l’on voit sur la même dent des autres deux espèces du même genre. Les sept malaires supérieures occupent un espace de #7 mm. de long. La distance, du bord des incisives au bord postérieur de la dernière vraie molaire supérieure est de 65 mm. Le palais a 11 mm. de largeur entre les canines, et 3 ctm. entre les dernières molaires.

Amphiproviverridae

Le crane est deux fois plus long que large. Le nombre des incisives est toujours de À. Entre l’incisive supérieure externe et la canine il y a une fossete profonde pour loger la canine inférieure; dans les représentants des familles précédentes au lieu de cette fossette il + a une grande échancerure. Les vraies molaires supérieures ont le talon antéro-interne très développé ; le diamètre transverse de la partie antérieure de la troisième molaire supérieure est égal au diamètre longitudinal de la même dent. Les vraies molaires inférieures ont le talon postérieur divisé en deux tubercules, l’un interne et l’autre externe, comme en est aussi le cas chez les Didelphydés. L’astragale à la poulie articu'aire pour le tibia profondément excavée et la tête articulaire pour le scaphoïde ronde et portée par un col assez long ; avec ce type d’astragale s'articule un tibia dont la partie inférieure est presque carrée. L’humérus a la crête de supination tres développée et porte toujours une grande perforation sur le condyle interne.

AMPHIPROVIVERRA, Amegh. 1891. — Synon. Protoprocicerra Amegh. 1891 (preoccupé).

Amphiproviverra Manzaniana, Amegh. 1891. — Synon. Protoproviverra Manzaniana, Amegh, 1891.

Amphiproviverra ensidens, Amegh.—Synon. Protoproriverra ensidens, Amegh. 1891.

Amphiproviverra obusta, Amegh.—Synon. Protoproviterra

obusta Amegh. 1891. Cette espèce est beaucoup plus petite que le A. Manzaniana. Le crâne mesure 114 mm. de longueur, et 5 ctm. de diamètre transverse maximum. La distance du bord antérieur des incisives internes supérieures au bord postérieur de la dernière vraie molaire est de 53 mm. Les sept molaires supérieures occupent un espace de 38 mm. de longueur. Le palais a 7 mm. de largeur entre les canines, et 22 mm. entre

Fig. 52. Amplhiproviverra Manzaniana AMEGH. Partie antérieure du crâne vue par en-dessous et branche droite de la mandibule vue par le côté externe, aux ? de grandeur naturelle. p 2, p 3 et p 4, les prémolaires; m 1, m 2, m 3 et m 4, les vraies molaires.

les dernières molaires. La mandibule, au-dessous de la dernière molaire a 42 mm. de hauteur.

Amphiproviverra minuta, n. sp. Beaucoup plus petite que l'espèce précédente. La troisième vraie molaire supérieure n’a que #4 mm. de diamètre transverse en avant et #4 mm. de diamètre longitudinal. La mandibule a 66 mm. de long. La distance de la partie antérieure de la canine inférieure au bord postérieur de la dernière vraie molaire est de #3 mm. Les sept mo-

dde ai

laires inférieures occupent un espace de 37 mm. La mandibule, en dessous de la troisième vraie molaire, a 9 mm. de hauteur,

Amphiprovicerra crassa, n. sp. La taille de cette espèce est égale à celle de l'A. Manzaniana, mais elle est considérablement plus massive et a les dents beaucoup plus grosses. La canine supérieure, au niveau du bord alvéolaire, a 9 mm. de diamètre antéro-postérieur et 7 mm. de diamètre transverse. Les sept molaires supérieures occupent un espace de #4 mm. Les diastèmes entre les prémolaires sont plus courts que dans les autres espèces. La deuxième prémolaire supérieure est très petite. La troisième vraie molaire supérieure a 7 mm. de diamètre antéro-postérieur et 7 mm. de diamètre transverse en avant. La dernière vraie molaire supérieure a 2mm.5 de diamètre antéro-postérieur et 7 mm. de diamètre transversal. Le maxillaire au-dessus des prémolaires a 23 mm. de hauteur. La dernière prémolaire inférieure est tres longue d’avant en arrière, à peine un peu plus haute que la molaire qui suit, et porte un fort tubercule basal postérieur. Les diastèmes entre les prémolaires sont reduits. La distance du bord antérieur de la canine au bord postérieur de la dernière vraie molaire inférieure est de 57 mm. Les sept molaires inférieures occupent un espace de 48 mm. La mandibule à 13 mm. de hauteur en dessous de la deuxième prémolaire et 16 mm. au-dessous de la dernière vraie molaire.

AGusryLus, Amegh, 1887, — Synon. Hathlyacynus Merc. 1891 (partim). Diffère de Amphiproviverra surtout par la dernière vraie molaire inférieure dont le lobe antérieur et plus long et plus tranchant, et le tubercule basal postérieur com-. plètement rudimentaire. Les canines sont très minces et longues. Les deux dernières prémolaires inférieures sont tres grandes, d’égale hauteur, et portent un fort tubercule postérieur.

Agustylus cynoides, Amegh. 1887.—Synon. Hathliacynus Rolieri Mercerat 1891. La distance du bord antérieur de la canine

inférieure au bord postérieur de la dernière molaire est de 63 mm.

Agustylus bardus, Amegh.— Synon. Acyon bardus Amegh. 1889 ; Agustylus primaerus, Mercerat, 1891.

PERATHEREUTHES, Amegh. 1891. Les deux dernières vraies molaires inférieures ont le deuxième lobe petit, pointu, non tranchant et fortement tourné en dedans. Le tubercule postérieur de la dernière molaire inférieure est assez bien développé, mais

non biparti. La mandibule est basse et grêle en avant, et beau-

Fig. 53. Agustylus cynoides AMEGH. Portion de branche mardibulaire gauche avec la denture, vue par le côté externe aux ? de grandeur naturelle. p 2, p 3 et pP 4, les prémolaires ; m 1, m 2, m 3 et m 4, les vraies molaires.

coup plus haute en arrière. Les quatre incisives supérieures sonttoutes bien développées. La dernière prémolaire supérieure n'est pas si grande que dans Amphiproviverra et a le talon postérieur peu développé. Le palais porte deux vacuités palatines allongées d'avant en arrière et placées dans la partie antérieure des palatins.

Perathereuthes pungens, Amegh. 1891.

Perathereuthes obtusus, Amegh. 1891. La distance du bord antérieur de la canine inférieure au bord postérieur de la dernière molaire est de 49 mm. La mandibule, en dessous de Ja première vraie molaire, a 9 mm. de hauteur. La distance du bord antérieur de lincisive interne (1. -) inférieure au bord postérieur de la dernière molaire, est de 45 mm. Les 7 molaires supérieures occupent 38 mm. Il y a un petit diastème entre les deux premières prémolaires supérieures, et un autre encore

RE

nlus petite entre les deux dernières. Le palais est large de 10 mm. entre les canines, et de 23 mm. entre les dernières molaires.

Perathereuthes amputans, Amegh. 1891.

SipALocYON Amegh. 1887.— Synon. Thylacodictis Mercerat 1891 (partim). Dans ce genre, la denture est en série continue ; pourtant, parfois il y a un tout petit diastème entre les deux premières prémolaires inférieures. Les vraies molaires inférleures ont le lobule antérieur petit. Dans la dernière molaire inférieure, le lobule antérieur et rudimentaire; le lobule postérieur est bien dévelopé et partagé en deux cuspide ; le lobule intermediaire est très grand, très haut et pointu. Les molaires

Fig. 54. Perathereuthes pungens AMEGH. Branche gauche dela mandibule vue par le côté externe, aux ? de grandeur. p 2, p 3 et p 4, les prémolaires:; m1, mn ?, m 3 et m 4, les vraies molaires.

et prémolaires inférieures forment une série en droite ligne, sans aucune déviation dans l'implantation des dents. Les branches horizontales de Ja mandibule ne sont pas arquées; leur bord inférieur est droit ou presque droit. Les vraies molaires supérieures ont le tubercule interne antérieur peu développé et avec leur diamètre transverse un peu plus petit que le diamètre longitudinal.

Sipalocyon gracilis, Amegh. 1 887.—Synon. Thylacodictis exilis Merc. 1891.

Sipalocyon pusillus, Amegh. Première quinzaine d'août 189!. —Synon. Hathlyacynus kobyi Merc., deuxième quinzaine d'août 1891.

Sipalocyon curtus, n. sp. De taille beaucoup plus considérable que S. gracilis et de formes très massives. Les incisives inférieures étaient complètement rudimentaires. La canine inférieure, sur le bord alvéolaire, à 5 mm. 6 de diamètre antéropostérieur et # mm. de diamètre transverse. Entre la première prémolaire et la canine 1l y a un diastème de 2 mm. La première prémolaire inférieure a #4 mm.8 de diamètre antéropostérieur. La deuxième prémolaire a 6 mm. de diamètre longitudinal; cette dent porte un petit talon basal en avant et un autre un peu plus grand en arrière. Les deux premières

Fig. 55. Sipalocyon gracilis AMEGH. Partie antérieurede la branche droite de la mandibule inférieure vue par le côté externe, aux ? de grandeur naturelle. P ?,p 3 etp 4, les prémolaires; m 1 et m 2, les deux premières vraies molaires.

prémolaires inférieures sont séparées par un diastème de près de 3 mm. Il y a un grand orifice dentaire en dessous du diastème qui sépare les deux premières prémolaires et un autre plus petit en arrière de la deuxième racine de la deuxième prémolaire. La mandibule est haute de 9 mm. en arrière de la canine, et de 12 mm. en dessous de la dernière prémolaire. L'épaisseur de la branche mandibulaire en dessous de la première prémolaire, est de 7 mm.

Sipalocyon mixtus, n. sp. Cette espèce est de la même taille que la précédente, mais elle s’en distingue par la branche mandibulaire beaucoup plus mince, et qui diminue considérablement de hauteur vers le devant, dans la région des prémolaires. Il n’y a que deux orifices dentaires, l’antérieur, placé au-dessous du diastème qui sépare les deux premières prémolaires, et le postérieur au-dessous de la deuxième racine de la

és à à

ds:

NE

première vraie molaire. Les six premières molaires occupent 36 mm. de long. L’epaisseur de la branche mandibulaire audessous de la deuxième prémolaire, n’est que de 5 mm. Les incisives étaient rudimentaires. La mandibule a 9 mm. de hauteur en arrière de la canine, 12 mm. au-dessous de la dernière prémolaire, et 14 mm. au-dessous de la troisième vraie molaire. |

Sipalocyon altiramis, n. sp. A peu près de la même taille que les deux espèces précédentes. Cette espèce se distingue par la branche mandibulaire complètement droite et très haute en avant, et par le nombre considérable (quatre où plus) d'orifices dentaires. Les sept molaires inférieures ont #3 min. de longueur. Le bord inférieur de la mandibule constitue une ligne presque droite.Hauteur de la mandibule:en arrière de la canine, 11 mm.; en dessous de la dernière prémolaire 12 mm. 5; en dessous -de la deuxième vraie molaire 13 mm.; en dessous de la

- dernière vraie molaire 15 mm.

Sipalocyon longus, n.sp. De la même taille générale que l’espèce précedente, Elle se distingue par la branche mandibulaire, qui est très basse dans la région des prémolaires, et très haute en arrière, avec le bordinférieur un peu convexe dans la région des molaires. Le nombre de trous dentaireset de quatre ou mème d'avantage, et sont tous placés sur une même ligne horitale. Les sept molaires inférieures occupent #2 mm. de lonsueur. La mandibule a 9 mm. dejhauteur derrière de la canine, 10 mm. en dessous de la deuxième prémolaire; 41 mm. 5 au-dessous de la deuxième vraie molaire, et 13 mm. au-dessous de la dernière.

Acyonidae

Les représentants de ce groupe se distinguent par le nombre de leurs prémolaires inférieures qui est de quatre sur chaque côté de Ia mandibule. Pour le moment on ne peut pas donner

d’autres caracteres distinctifs car les débris de ces animaux sont très rares.

Icriosgorus, Amegh. 1891, La petite dent antérieure à uneseule racine que j'avais pris pour la deuxième prémolaire, est en réalité la première, et celle que j'avais pris pour la troisième, est la deuxième. La dent que je croyais être la première vraie molaire, est la dernière prémolaire. La mandibule avait donc quatre prémolaires et quatre vraies molaires. La deuxième prémolaire et très grande et séparée de la troisième par un diastème.,

Ictioborus fenestratus, Amegh. 1891.

Fig. 56. Zetioborus fenestratus AMEGu. Branche droite de la mandibule, vue par le côté externe, aux $ de grandeur. p1, p 2, p 3 et p 4, les prémolaires; m 1 et m 2, les deux rrernières vraies molaires.

Ictioborus destructor, n. sp. La taille est au moins le double de celle de l'espèce précédente. La première prémolaire à une seule racine, est très petite. La deuxième prémolaire a deux racines et se trouve implantée transversalement; après cette dent il y a un petit diastème de 2 mm. Les deux autres prémolaires et les vraies molaires, sont en série continue. La dernière prémolaire est beaucoup plus forte que la première vraie molaire. La mandibule porte un grand trou dentaire en dessous de la partie antérieure de la troisième prémolaire, et trois autres trous plus petits, placés en arrière sur une même ligne horizontale avec le premier. La distance de la partie antérieure

rh —

de la première prémolaire à la partie postérieure de la deuxième vraie molaire, est de 45 mm. Les deux dernières prémolaires et les deux premières vraies molaires occupent un espace de 36 mm. La mandibule a 16 mm. de hauteur en dessous du diastème qui sépare la deuxième de la troisième prémolaire, et 20 mm. en dessous de la deuxième vraie molaire.

Acyow, Amegh. 1887.

Acyon tricuspidatus, Amegh. 1887.

EDENTATA

Anicanodonta

GRAVIGRADA

Les gravigrades éocènes sont presque tous de très petite taille, et se distinguent de ceux qu'on trouve dans les formations plus modernes, par un ensemble de caractères très remarquables. Le crâne et de forme cylindrique plus ou moins allongée, comme dans les gravigrades plus modernes. L’angle mandibulaire est très accentué et toujours plus ou moins inverti en dedans comme dans les marsupiaux. En outre, dans certains genres (Pelecyodon, Metopotherium, etc.) les branches mandibulaires sont formées par deux pièces distinctes, une antérieure et l’autre postérieure ; ces deux pièces sont unies par une suture qui part du bord alvéolaire, à peu près vers la moitié de la longueur de la série dentaire, et se dirige obliquement en arrière eten bas pour se terminer dans le bord inférieur à peu près au-dessous de la dernière dent. Cette suture, qui sans doute est un caractère hérité des reptiles, disparaît de bonne heure ; pourtant, dans quelques espèces, elle est persistante. Le nombre de vertèbres dorso-lombaires n’est jamais plus bas de 95.

Les corps de ces vertèbres portent en haut, dans l’intérieur du canal rachidien, une vacuité carrée ou rectangulaire, assez grande, mais sans la crête ou pont osseux que l’on observe dans les vertèbres des Sparassodonta et des Plagiaulacoïidea. Souvent cette vacuité, s'ouvre sur la face ventrale des vertébres par deux petites perforations, placées une sur chaque côte de la ligne médiane (1).

Les apophyses épineuses des vertèbres dorsales et lombaires sont basses. Le sacrum est constitué par cinq vertébres et il est soudé aux os du bassin comme dans les gravigrades plus moderne. La queue aussi était du même type de celle de ces derniers, mais 11 paraît qu’elle était formée par un plus grand nombre de vertèbres, Les vertèbres lombaires avaient à un degré plus ou moins accentué, les apophyses articulaires supplementaires qui distinguent les édentés americains. Dans l’omoplate, l’acromion se prolonge jusqu’à toucher , le caracoïde; ce dernier est relativement grand, et d’après les exemplaires qui me sont connus, il restait séparé de l’omoplate par une suture persistante comme dans les monotrèmes. L'humérus est long, mince, cylindrique, et avec un forte crête deltoïde; l’extrèmité distale est large, avec le condyle interne très développé et toujours perforé. Le cubitus et le radius sont toujours séparés; la partie olécranienne du cubitus est peu développé. Le fémur est presque toujours plus allongé et plus grêle que dans les gravigrades plus modernes ; en outre, il porte toujours un troisième trochanter très bien développé. Le tibia et le peroné sont toujours séparés à ses deux extrèmités. Dans les pieds, il n'y a Jamais d’ossements soudés, ni dans le carpe, ni dans le tarse, ni dans le métacarpiens et métatarsiens, ni dans les falanges. Le nombre de doigts est de cinq à chaque pied, tous bien développés et

1) Dans les grands gravigrades de la formation pampéenne il existe une vacuité semblable dans les vertèbres de très jeunes individus.

ER tu

pourvus d'ongles. Dans le pied antérieur, les deux rangées du carpe sont formées chacune par quatre os (le pisiforme compris), sans que ceux d’une rangée alterne avec ceux de l’autre; c'est-à-dire qu'ils sont disposés en séries longitudinales, mais avec une disposition assez differente de celle des Condylarthra. Le scaphoïde couvre le trapèze et le trapezoïde ; le cuboïde couvre l’onciforme, etle lunaire couvre le grand os, sans s’articuler ni avec le trapèze, ni avec l’onciforme. Le grand os est très petit et ne s'articule en bas qu'avec la moitié interne de l’extrêmité proximale du troisième métacarpien. L’onciforme, porte le quatrième et cinquième métacarpiens et la moitié externe du troisième. Le trapezoïde ne s'articule distalement qu'avec le deuxième métacarpiens, et le trapèze qu'avec le premier et la partie interne du deuxième. Tous les doigts sont bien développés, mais les trois du milieu son plus forts que les autres ; le troisième doigt est le plus grand et le plus fort de tous. Dans le pied postérieur le calcanéum est très élargi en arrière, en forme de hache, sur le même type de celui du Megalonyx. L'astragale, tantôt tl est pourvu d’une grande apophyse articulaire pour le tibia, de forme odontoïde ou en demi cône comme dans les gravigrades typiques plis modernes (Mylodon, Megatherium, Lestodon, etc.), tantôt, au contraire, il a la surface articulaire supérieure presque plate, complètement plate, ou même régulièrement convexe. Les phalanges onguéales peuvent être cylindriques etsubulées, ou aplaties ; pourtant, le plus souvent, elles sont arquées, fortement comprimées, pointues etavec une rainure sur leur face supérieure ; la base des phalanges porte toujours une gaîne osseuse bien développée,

Sous l'apparence d’une grande uniformité, les gravigrades éocènes présentent une variation de formes vraiment inouie. Leur étude est extrêmement difficile, et ce n’est qu’en ayant des milliers de pièces, des centaines de cränes et de mandibules, et des séries recueillies avec le plus grand soin à fin d'éviter les mélanges, comme ceiles dont nous disposons, que

Pont peut arriver à distinguer les espèces et les genres, et les groupés en sections naturelles. Le plus souvent, une modification à peine sensible dans la forme d’une dent, est suivie de modifications profondes dans la forme du cräne et du squelette.

Ortotheridae

Aux caractères donnés précédemment comme servant à disinzuer ce groupe, j ajouterai, pour le moment, ceux que fournit l’astragale. Dans cet os, la surface articulaire supérieure pour le tibia est un peu excavée, surtout er avant ; sur le côté interne, l’apophyse articulaire en demi-cône des gravigrades tvpiques, est remplacée par uné simple élevation allongée et très basse; le bord externe de la surface articulaire externe est aussi un peu relevé et aigu ; entre le bord externe, l’interne etla facette naviculaire il y a une dépression profonde; la facette articulaire pour le naviculaire est grande, circulaire, un peu concave et regarde en avant.

Haracors, Amegh. 1887.— Synon, Schismotherium Mercerat 1891; Stenocephalus Merc. 1891 ; Eurysodon Merc. 1891 (partim). Les intermaxillaires sont petits et soudés, ne formant qu'un seul os très pointu en avant, et divisé en arrière en trois branches, une mediane et deux laterales ; la branche mediane penètre entreles maxillaires, et les branches laterales s'unissent au moyen d’une suture, au maxillaire correspondant, juste en avant de la dent caniniforme.!Les côtés verticaux des maxillaires, forment en avant de la caniniforme, une petite prolongation qui termine dans un lame perpendiculaire dentée, destinée à recevoir la branche externe de l’intermaxillaire.

Hapalops rectangularis Amegh. 1887. — Synon. Schismotherium rectangularis Merc., 1891; Stenocephalus cognatus Mercerat, 1891. s

Hapalops indifferens, Amegh. 1887.—Synon. Schismotherium

fractum Merc. 1891 ; Stenocephalus australis Merc. 1891; Hapalops grandaevus Mercerat 1891.

Hapalops elongatus, Amegh. 1887.— Synon. Schismotherium intermixtum Mere. 1891.

Hapalops ellipticus, Amegh. 1887.

Hapalops robustus, Amegh. 1891. La taille est un peu plus petite que celle de H. indifferens (c'est par erreur que dans la description que j'en ai donné, figure comme étant au contraire un peu plus grande). Lasymphyse mandibulaire de cette espèce est mince et très prolongée; la partie qui s'étend en avant de la première dent est longue de 35 mm. Le cräne, du bord antérieur des maxillaires au bord postérieur des condyles occipitaux, mesure 17 ctm. Les maxillaires s'étendent en avant de la première dent, d'avantage que dans les autres espèces (12 mm. sur le palais).

Hapalops brevipalatus, Amegh. Première quinzaine d'août, 1891.— Synon. Stenocephalus hybridus, Merc. Deuxième quinzaine d'août, 1891.

Hapalops angustipalatus, Amegh. 1891.

Hapalops diversidens, Amegh. 1801.

Hapalops macrognathus, nomen novo, en substitution de /1. crassignathus Amegh. 1891, qui est de composition hybride.

Hapalops gracilidens, Amegh. 1894.

Hapalops adteger, Amegh. 1891.—Synon. Eucholæops adteger Amegh. 1887; Eurysodon adteger Merc. 1891.

Hapalops longipalatus, Amegh. Première quinzaine d'août 1891.—Synon. Sfenocephalus hybridus Merc. Deuxième quinzaine d'août 1891.

Hapalops sub-quadratus, Amegh. 1891. Le crane entier, de la pointe antérieure des intermaxillaires au bord postérieur des condyles occipitaux, mesure 13 ctm. de longueur. La dernière molaire supérieure et très comprimée d'avant en arrière, mais presque aussi large que l’avant-dernière ; la couronne a #4 mm. de diamètre antéro-postérieur et 6 mm. de diamètre transverse.

Hapalops testudinatus, Amegh. 1891.

Hapalops depressipalatus, Amegh. 1891.— Synon. Schismotherium patagonicum, Merc. 1891.

Hapalops minutus, Amegh. 1891.

Hapalops brachycephalus, n. sp. De la taille du H. rectangularis mais de formes beaucoup plus robustes. Le crâne est proportionnellement très court et très large. Ce qui distingue nettement cette espèce de toutes les autres du même genre, c'est la première dent supérieure qui est très allongée, d’avant en arrière, très comprimée lateralement, avec la surface de mastication un peu usée sur le côté lateral interne et non en arrière comme en est le cas dans les autres espèces. La partie interdentaire du palais, est plate ou presque plate. La partie supérieure du crâne a la region parietale moins convexe que dans le H. rectangularis et porte une crête sagitale bien développée. Diamètre de la première molaire supérieure: antéro-postérieur, 7 mm.; transverse, mm. La barre qui sépare cette dent de la deuxième a 17 mm. de longueur. Distance du bord antérieur de la première dent au bord postérieur de la dernière, 52 mm. Largeur de la région interdentaire du palais: entre la première dent de chaque côté, 28 mm.; entre la deuxième dent de chaque côté, 15 mm. ; entre la dernière dent de chaque côté, 14 mm. Longueur du cräne, du bord antérieur des maxillaires au bord postérieur des condvles occipitaux, 132 mm.

Hapalops crassidens, Amegh.. 1894.

ParnapaLors, Amegh. 1894.

Parhapalops rectangularis, Amegh. 1891.

Parhapalops pygmaeus, n. sp. La taille est au moins d’une moitié plus petite que celle de l'espèce précédente. La dernière molaire inférieure a le côté interne arrondi, tandis que l’externe est large, aplatie et avec une dépression perpendiculaire au milieu. L’avant-dernière molaire a # mm. de diamètre antéro-postérieur et 6 mm. de diamètre transverse; la dernière molaire est a peu près d'égale grandeur. Les deux der-

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