I..-P. Aubey, phot
Croix-de-Noailles et, sous la pluie de marrons qui nous bombardent, continuons notre route.
Chacun connaît le carrefour de Noaiiles qui, au sortir de Maisons-Laffitte, semble une des haltes préférées de nos cyclistes parisiens. Le dimanche, des douzaines d'amateurs sont là, vautrés dans l'herbe, savourant la
bière et la limonade démocratiques. Une buvette distribue les sandwiches et verse l'apéritif; bien entendu, des réclames arborent effrontément leurs affiches hurlantes, déshonorant comme à plaisir ce joli paysage. Au milieu du carrefour se dresse le fût de pierre de la croix de Noailles. Au fond, un pavillon bas, entouré d'un pavage presque absolument recouvert par les herbes folles, les mousses, les pissenlits (i).
Comme les autres il se compose d'une grande pièce et d'une cheminée. Le Roi arrivait en carrosse de Maisons ou de Versailles, il y recevait le salut des invités ainsi que les rapports désignant le point d'attaque, et la chasse commençait...
Un peu plus loin voici les Loges (aujourd'hui maison d'éducation de la Légion d'honneur) oîi une chambre de repos était officiellement réservée au Roi; mais c'était moins un rendez-vous de chasse qu'une halte en domaine royal (2).
(1) Aujourd'hui divisé en deux.
(2) Il est dit dans un traité de chasse du temps de Charles IX que la maison et le parc des Loges ont été faits pour élever les chiens blancs greffiers qui jadis composaient les meutes de nos rois... Le parc disparut et une partie de la maison devint un couvent de Petits-Pères Augustins et l'autre partie l'habitation d'un garde de la forêt. 11 y avait, outre cela, quelques chambres où s'assemblaient les officiers de la Maîtrise pour l'adjudication du bois. Le roi Louis XV avait fait arranger une de ces chambres pour un rendez-vous de chasse et pour s'y chauffer en descendant de carrosse. (M. d'Yauville, Traité de Vénerie, pp. 293-294.)
PAVILLONS DE CHASSE
Nous recherchons en vain le pavillon des Alluets, rien n'en subsiste que le nom. Les anciennes cartes de