L.-P. Aubey, plioi
chasse en marquent l'emplacement à Tangle de la grand'route, à l'entrée même du village — les Alluetsle-Roi — l'endroit n'est plus qu'un carrefour banal (i).
(1) Sur la route de Saint-Germain à Ecqueviily.
Dans cette chasse aux souvenirs, nous faisons le plus souvent buisson creux: Marcoussis, ripoliné à souhait, a perdu tout caractère; des bruyères roses marquent la place des Flamberlins de Crespières; et les élégants joueurs de golf qui s'en vont « faire leurs trous » au links de La Boulie ne se doutent guère qu'au haut de la crête boisée jouxtant leur terrain de sport, s'élevait autrefois le pavillon royal des coteaux de Jouy.
Mais, en revenant sur Versailles, une halte s'impose devant le charmant pavillon du Butard. Ce Bulard, nous en retrouvons maintes fois le nom dans les étals de chasse de Louis XV et de Louis XVI. Ce fut un de leurs rendez-vous préférés. Ces vallons, ces futaies, ces clairières coupées d'étangs (asséchés aujourd'hui pour le passage du chemin de fer) formaient une merveilleuse remise à gibier.
Le Butard, bâti par ordre de Louis XV dans une clairière des Bois-PIanlés (^), est heureusement demeuré intact et respecté. Le fronton triangulaire qui surmonte la porte d'entrée pourrait servir d'arme parlante : un sanglier coiffé par les chiens. La pièce principale, un admirable salon, une sorte de lanterne à huit pans, percée de quatre fenêtres alternant avec des portes, occupe presque tout le pavillon ; chacune des portes ou fenêtres est surmontée d'un écusson ovale enguir-
(1) Près de la roule qui va du haut de Vaucresson à La Celle- Saint-Gloud.
PAVILLONS DE CHASSE
landé de fleurs, une frise d'amours court autour du plafond. L'ace à la porte d'entrée, un balcon dominant un des plus jolis paysages parisiens. .
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