‹ Épargne & capital [microform]Chapitre 58 sur 60 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

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Du meilleur emploi de la richesse acquise

Chap. X. — Transition 139

Un essai de la synthèse des sciences sociales. — De la tentative de réduire l’honnète et l’utile au même principe. — De quels points de vue divers on peut juger les actions des hommes ; mobiles et résultats. — Dans quel sens large est prise ici l’expression de richesse acquise. -= La morale éclairée, guidée par l’économie politique.

Chap. XL — Caractères de la richesse dans les sociétés civilisées 145

Importance de cette question préalable. — La louange systématique du passé — Les caractères généraux de la civilisation. En particulier de la richesse. Anciennes opinions erronées sur la richesse- — La révolution industrielle au Moyen Age et celle qui s’est accom. plie à h fin du xvin® siècle, — Caractères de cette dernière union de la science et de l’industrie, production sur une grande échelle d’objets d’utilité générale. Les riches en profitent. — Grandeur de Tindustrie moderne comparée à l’ancienne.

Chap. XII. — Les enseignements de l’économie politique sur l'emploi de la richesse. — Théorie de la consommation. — L’épargne et le capital 159

Sens économique des mots produire et consommer. -- Distinction des diverses consommations d’après leur but et leurs résultats économiques. Valeur qu’il faut attacher à cette nomenclature Réponse à la question : Comment la richesse doit être consommée? Epargne et capital. — Des rapports entre la consommation et la production. De l’excès de production ; examen des opinions erronées à cet égard. — Autre aspect de la question : la production réglée par la consommation. — La théorie de la consommation trop négligée par quelques économistes.

Chap. XIII. — L’épargne et l’économie. Limites de Tépargne 175

Distinction entre l’épargne et l’économie. — La division du travail appliquée à l’épargne, — Du meilleur emploi de la somme épargnée ; emploi direct ou par intermédiaires. — Du bon emploi de la somme consacrée aux dépenses personnelles. Quelques préceptes d’économie domestique. — Franklin et Adam Smith. Utilité de l’économie politique pour les femmes. Dans quel sens on peut demander à l’économie politique de fixer les limites de l’épargne et des consommations purement personnelles. Caractères généraux des diverses sciences quant aux prévisions et déterminations qualitatives ou quantitatives.

. Chap. XIV. — U épargne et la prodigalité 183

Comment on qualifie habituellement les divers emplois de la fortune. — Analyse des consommations du prodigue. Gaspillage qui résulte d’entreprises industrielles mal conçues. — Caractère essentiel de la prodigalité : imprévoyance. Les faux jugements qu’on porte sur la prodigalité et l’épargne. La guerre, exemple de prodigalité ! — Les artifices de langage et les sophismes par lesquels on défend la prodigalité ; faire circuler l’argent ; faire aller le travail. — La théorie du travail pour|le travail. — Encore la doctrine de l’encombrement général : la prodigalité y remédie. — De la thésaurisation. Erreur que le prodigue ruiné souffre seul de sa ruine.

Chap. XV. — L’épargne et l'avarice. — Thésaurisortion 193

On veut assimilerll’épargne et l’avarice. Caractérisation de l’a-

varice. Excès de prévoyance ; facilités que le système monétaire donne à 1’avaric.e. Sur les dangers de l’avarice comparée à la prodigalité. Il n’y a plus d’avares. — Analyse de la thésaurisation ; ses inconvénients permanents et accidentels. Comparaison de l’épargne, de la prodigalité et de l’avarice ; exemples. — L’épargne confondue avec l’avarice^et la dureté.

Chap. XVI. — L'épargne et la bienfaisance 201

Sens des tàots bienfaisance, assistance,’ aumône, “charité. — Les entraînements naturels de la bienfaisance. — Les réserves que fait la science. — Analyse d’un fait de bienfaisance. Que la charité est impuissante à modifier habituellement les conséquences de mauvaises conditions économiques : excellence de l’épargne et du capital. — Dangers particuliers de la charité légale. Son principe et ses éléments constilutifs. Tableau des conséquences funestes de la taxe, des pauvres, du domicile de secours, des maisons de travail pour les indigents valides, de l’interdiction rigoureuse de la mendicité. — Causes qui expliquent la charité légale dans les divers pays. — La France. Charité officielle ; administration de l’assistance publique. — Conclusion. Le meilleur moyen de secourir les pauvres.

Chap. XVII. — L'épargne et le luxe : . . . 215

Rapports de cette question avec l’objet de ce livre. — Fausses manières de parler en général. — LEcononr'e politique seule a su poser et résoudre la question du luxe. — Les principales manifestations du luxe et de quels instincts de la nature humaine il procède. — Caractères du luxe aux diverses époques : l’Asie, la Grèce, Rome; le Moyen Age et les temps modernes — Examen des doctrines qui se sont produites sur le luxe, notamment au xviii* siècle. Cause de ces appréciations erronées. L’idée de luxe essentiellement relative. Les enseignements de l’économie politique. En particulier du luxe contemporain. — Les bons côtés du luxe. Il n’est pas essentiellement contraire à l’épargne. Il peut fournir des ressources dans les temps critiques. Le luxe est une condition de tout progrès. — Les côtés faibles du luxe de notre époque. — Appréciation sommaire des impôts et des lois somptuaires.

Chap. XVIII. — L’épargne et le mépris des richesses. — L'économie politique et la philosophie morale. . . 236

Légitimité du désir du bien-être dont le travail et l’épargne sont la source. — Les préceptes de ta philosophie stoïcienne. — Ils s’expliquent par les conditions économiques de la société. — Portée pratique de la doctrine stoïcienne. Mépris du travail. — Les théori-

ciens et les praticiens du stoïcisme. — Dangers du stoïcisme au point de vue moral. — Le stoïcisme propre aux époques de décadence. Nous ne sommes que dans une époque de transition. — Le stoïcisme

dans sa plus haute expression. Marc-Aurète. — Stoïcisme et christianisme.

Chap. XIX. — L’épargne et le renoncement. — L’économie politique et la religion 245

De la prétendue opposition entre l’économie politique et le christianisme. — La morale évangélique se résume dans la charité et le renoncement. — Comment il faut entendre le mépris des richesses d’après l’Evangile. — Double enseignement évangélique : distinction entre le précepte et le conseil. — Les deux images de Jésus. — La théorie et la pratique du renoncement. — L’économie politique confirme les enseignements de la religion. — Le renoncement et la loi du devoir. Le renoncement à la richesse et le renoncement au monde. — Double exagération qui s’est produite sur la doctrine de la charité ; la glorification de la pauvreté et de la mendicité. — Les attaques violentes contre l’économie politique au nom de la religion. Le père Félix. M. Donoso Cortès. M. Charles Périn. — Condamnation de l’intolérance religieuse par M. Le Play. — L’économie politique glorifiée au nom de la religion : l’archevêque Whately et le père Gratry. — Saint Louis et Henri IV. — Des conflits de la science et de la religion en général. — L’économie politique reste sur la défensive.

Chap. XX. — L’épargne du pauvre. — Pauvreté oblige, 271

Du langage que l’économie politique tient aux riches comme aux pauvres. — Fausses notions répandues sur la richesse et la pauvreté dont on veut faire un vice ou une vertu— Ce qu’on pièche ordinairement au pauvre : Patience et résignation. — En quoi consiste l’état de pauvreté dont il est ici question. — Quand on se borne à prêcher aux pauvres la patience et la résignation, on se méprend sur les conditions sociales et économiques de notre temps comparées à celles du passé — La misère et la pauvreté d’autrefois et d’aujourd’hui. — Comment il faut encourager le pauvre au travail et à l'épargne, — L’émancipation sociale et économique, la liberté, impose la respon-

sabilité. s- Lassalle et la Ihéorie de la solidarité comme correctif de la liberté. — Nécessité et difficultés de l’épargne du pauvre : témoignages divers. — Les chômages volontaires, r— Du bon emploi du temps consacré au repos. — De l’importance des bonnes habitudes morales. — Différence, quant à l’épargne , entre les diverses catégories d’ouvriers. — En fait, le pauvre a épargné. C’est par l’épargne du pauvre que la société s’est enrichie. — Signification morale de l’épargne pour le pauvre. Solliciter l’épargne du pauvre est la meilleure des charités.

Chap. XXI. — L'épargne du riche. — Richesse oblige. 291

Comment il se fait que l’économie politique adresse la même recommandation au riche comme au pauvre : travail et épargne. — Portée de l’inégalité des conditions au point de vue de l’épargne. — Examen de ces manières de parler : le riche n’a pas besoin de travailler, d’épargner, d’économiser. — Sanction positive des conseils que l’économie politique adresse aux riches. Les cruelles lois écononomiques. — Le riche doit continuer à travailler. S’il est vrai qu’on s’enrichit en travaillant, il n’est pas vrai qu’on ne travaille que pour s’enrichir. — A la fausse morale de la pauvreté, patience et résignation. correspond cette fausse morale de la richesse ; donnez I — Les nouvelles conditions économiques de la société ont modifié les formes de l’assistance. — La charité consiste à communiquer la force morale. — Le patronage féodal. Comment peut s’exercer aujourd’hui le patronage. — La première condition pour cela c’est de prêcher d’exemple. — Nécessité des connaissances économiques afin d’exercer avec succès le devoir de patronage. — Richesse oblige ! de la valeur de cette autre maxime : noblesse oblige ! Vivre noblement. — Opinion du maréchal de Vauban sur le commerce et l’industrie.

Chap. XXII. — L'épargne individuelle et la puissance publique. — L’épargne et le capital de l'Etat 309

Ressources de l’Etat. Nature des rapports entre l’Etat et les citoyens relativement à l’impôt. Accroissement continu des budgets. — Ancien système de contribution. Services personnels. Limites de l’impôt. — Sophismes sur l’impôt. De la tendance à rejeter tout le fardeau de l’impôt sur les riches. — L’impôt progressif. — La mul-

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tiplicilé et unité de l’impôt. — L’impôt unique sur le capital. Sur quelle définition de l’impôt il se base. — C’est une utopie. — Danger de tendance. — L’emprunt. Les faux raisonnements sur l’emprunt analogoes à ceux qu’on fait sur l’impôt. — Cause des jugements contradictoires portés sur l’emprunt. — Comparaison de l’impôt et de l’emprunt.— S’il vaut mieux dégrever ou éteindre la dette. Solutions absolues et distinctions. — Les crises en Amérique et en Allemagne. — Le patriotisme et l’épargne de l’Etat. Thésaurisation. Trésors de guerre. — Comparaison de la fortune publique en France et en Angleterre. — Le capital privé dans les grandes crises nationales. Notre propre expérience. — L’économie politique et le patriotisme. — Le relèvement de la France au xv* siècle. Jeanne d’Arc et Jacques Cœur.

Chap. XXIII. — Des moyens d’encourager l’épargne. — Epargne et prévoyance. — L’art et la science de l'épargne 337

L’enseignement de l’épargne. L’épargne n’est qu’une des formes de la prévoyance. — Les caisses d’épargne. Saving-banks. — Conditions d’une bonne organisation. La tentation de l’épargne. — Comparaison entre la France et l’Angleterre. Les appréhensions exagérées à propos des caisses d’épargne. — La caisse d’épargne, école primaire des capitaux et des capitalistes. L’habitude de l’épargne. — Supériorité de la prévoyance sous forme d’assurance. Les sociétés de secours mutuels. Les caisses d’épargne scolaires. Leur rôle dans l’éducation de l’épargne. Influence qu’elles exercent sur les caisses d’épargne proprement dites. Des prétendus inconvénients des caisses d’épargne scolaires.

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