‹ Epaves poétiquesChapitre 18 sur 77 · SALUT A ALBANI · texte numérisé non relu

SALUT A ALBANI

L'hiver uoiis étreint. Dans les airs Flottent (les nuages livides.

Plus (le ehants dans nos bois déserts ; Sous les branches les nids sont vides.

Nos pauvres bosquets désolés N'ont plus que des aspects moroses ; Les zéphyrs se sont envolés En dispersant feuilles et roses.

Adieu les prés et les forêts, Avec leurs tendres bucoliques !

C'est l'heure des vagues regrets Et des rêves mélancoliques.

Pourtant, bravant l'âpre saison Et sa cohorte nuageuse, Tu parais à notre horizon, O belle Etoile voyageuse !

Et, mieux que le reflet vermeil Du printemps qui tarde à renaître, Mieux que les rayons du soleil.

Tu viens luire à notre fenêtre.

Car, pour les âmes, pour les cœurs Que l'Art divin charme et féconde.

Cela vaut les plus belles fleurs Avec tous les oiseaux du monde !

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