TOAST A MARK TWAIN
A un Ijanquet donné en son honneur.
AIlous, ma muse, (luclques strophes A l'hôte illustre ici prf^sent !
C'est le ]>lus jii'aud des i)liil(is()phes, Puisqu'il est le plus amusaut.
Chaule ! Fou ue saurait trop dire A la li>uauf;e de celui Qui de sou teuips sut si bien rire, Eu le faisant rire avec lui.
Rire est le secret du bien-être ; Si tous riaient, de l'univers On verrait bientôt disparaître Les malheureux et les pervers.
Le rire est un divin dictame ; Qu'il soit bruyant doux ou moqueur, Chez l'homme comme chez la femme, , C'est l'écho le plus vrai du cœur.
Fêtons-le donc dans la personne De notre royal invité ; Et décernons une couronne Au grand prêtre de la gaîté ;
Celui dont la plume apprivoise.
Dans un si brillant unisson, La plus fine verve gauloise Avec le wit anglo-saxon !
A M. ALOIDE LEROUX
(de Nantes)
Hélas ! non, cher ami, votre France si belle, Sol chéri que mon pied foule avec tant d'émoi. Sublime nation à tous les jougs rebelle Votre France n'est pas pour moi.
Assez de fiers enfants grandissent sous son aile. Jaloux de sa grandeur et de son culte épris, Pour garder son nom pur et sa gloire éternelle : Je ne lui serais d'aucun prix.
Non, laissez-moi lui dire un adieu bien fidèle ; Il lui faut des amis auprès d'autres pouvoirs ; Je suis toujours sou fils, et même éloigné d'elle J'en accepte tous les devoirs !