A UNE JEUNE FILLE
Tout pleins de fleurs fraîches écloses La jeunesse a de verts sentiers Aux épines des églantiers Cueillez les roses !
Des douces brises du printemps Les premières sont les meilleures :
Des beaux jours, hélas I inconstants, Cueillez les heures I
Trop souvent le bonheur jaloux Echappe à Tàme inassouvie :
Tandis qu'elle est belle pour vous, Cueillez la vie !
(de Nantes)
Pauvres fils éloignés de la France si chère, Nous avons bien longtemps pleura son abandon ; Mais, seul, le lâche roi qui nous mit à l'enchère N'aura pas eu notre pardon.
La France, qu'elle soit glorieuse ou meurtrie, — Son astre ftit-il même à jamais confondu — Sera toujours pnur nous notre sainte patrie. Notre doux paradis perdu.
Nous faimerous tiiujours, o beau sol pittoresque, Couvert de monuments qu'admire limivers ; Nous t'aimerons toujours, peuple chevaleresque, Aux cœurs si largement ouverts ;
Et nous verrons toujours la France belle et grande. . Pour nous, ses revers même en sont de fiers témoins ! Qu'on ne craigne jamais qtie la France se rende : La France ne meurt pas et se rend encor moins !
(En retour de ses bons souhaits du nouvel An)
C'est d'une émotion profonde Que j'ai salué, sous nos cieux, Votre message gracieux Venu de l'autre bout du monde !
Sans pouvoir mesurer des yeux Son lointain voyage sur l'onde, J'ai de sa course vagabonde Suivi l'essor capricieux.
Et lorscjue l'oiseau, dans sa marche, Nouvelles colombe de l'Arche, Fendait l'air de son vol vainqueur,
Comme une hu'ur fraternelle.
Je voyais briller, sur son aile, Le pur reflet d'un noble cœur.