A MON FILLEUL
LOUIS BEliGEVIN
1er de l'An 190G.
Louis, d'un nouvel An l'aurore nous est née ; A tes beaux jours s'ajoute un radieux matin, Qui prolonge d'autant la trame fortunée Qu'un ange te tissa dans l'or et le satin.
Jusqu'ici, cher enfant, nulle ronce obstinée N'a tendu son embûche à ton pas incertain : A l'heure où va s'ouvrir cette naissante année, Puisse un ciel aussi pur sourire à ton destin !
Que le sort qui t'attend n'ait jamais un caprice 1 Qu'à tes réveils sereins ta mère s'attendrisse En voyant le bonheur à ton front resplendir !
Et que ton père, lui, devant ton doux visage. Escomptant l'avenir que tant d'espoir présage, En remerciant Dieu te regarde grandir !