SCENE VII LES PKECEDENTS, ANGIOLINO, puis FERADINI
ANGIOLIKO
Ah ! maman ! maman ! . . .
(San Martino se lève et passe de l'autre côté du divan pour soutenir la mourante.)
YESOUF, a voix basse en s'approchant du Duc.
Monseigneur, votre fils. . .
Vous le déshonorez ! . . .
LE DUC, exaspéré.
Ah ! par le crucifix !
Tu me défierais, toi !. . .
LE PODESTAT
Le coupable peut-être ? . . .
LE DUC, accablé.
Non !. . . hélas !. . .
YESOUF, s'avança nt vers le Podestat.
Si, Signor ! si vous voulez connaître L'unique et véritable assassin, le voici !
(La Duchesse pousse une exclamation suprême, et serre convulsivement son fils dans ses bras. Yesouf s'agenouille devant elle, et lui baise la main.)
LA DUCHESSE, lui montrant Angiolino.
Pour la deuxième fois tu le sauves, merci !
(A Angiolino, montrant Yesouf.)
Vois cet homme, ô mon fils !.. . Victime expiatoire. D'autres le maudiront . . . Toi, bénis sa mémoire ! Tu lui devais la vie . . .
(Bas.)
Il va mourir pour toi !
(Elle entre en agonie.)
Ah ! ciel !. . . la mort !. . . Mon Dieu, pardonnez-moi !
(Elle meurt.) LE PODESTAT, montrant Yesouf aux sbires.
Gardes, liez les mains à ce monstre sans âme !
LE DUC O châtiment !. . . devoir l'honneur même à l'infâme !. • .
(On entend un grand bruit et des clameurs à l'extérieur.)
LE PODESTAT
Allons !. . . quel est ce bruit ?. . .
FERADINI, entrant.
C'est Galilée aux fers Qui s'en va demander justice à l'univers !
EIDEAU
UN