LE PODESTAT, DOMESTIQUES ET GAKDES
puis FERADINI
SAN MARTINO, entrant.
Le signor Podestat en ce lieu ! . . .
(Apercevant la Duchesse.)
O ciel !...
(Il court s'agenouiller auprès d'elle.)
LE PODESTAT, une bourse a la main.
Que Monseigneur me pardonne si j'ose, Pour remplir un devoir que ma charge m'impose, L'interroger au nom des lois et de l'Etat. . .
LE DUC
Interrogez, signor.
LE PODESTAT
Un horrible attentat Vient de faire à Florence une pauvre victime. Or le guet a trouvé, sur la scène du crime. Cette bourse portant votre devise en or : La reconnaissez-vous ?
Sans hésiter, signor.
J'étais là cette nuit moi-même ; et cette bourse Fut laissée à quelqu'un qu'on disait sans ressource.
LE PODESTAT
Il suffit ; nul secret ne reste à révéler :
Le monstre aura tué sa sœur pour la voler !
(Il salue et se dispose à sortir.)
LE DUC
Arrêtez ! ce serait un crime de me taire : L'assassin de Stella Sforzi n'est pas son frère. . . C'est...
(La Duchesse fait un effort pour se soulever, regarde autour d'elle avec égarement, et retombe sur le divan, au moment où Angiolino apparaît et se précipite dans ses bras.)