‹ Epaves poétiquesChapitre 74 sur 77 · LE PODESTAT, DOMESTIQUES ET GAKDES · texte numérisé non relu

LE PODESTAT, DOMESTIQUES ET GAKDES

puis FERADINI

SAN MARTINO, entrant.

Le signor Podestat en ce lieu ! . . .

(Apercevant la Duchesse.)

O ciel !...

(Il court s'agenouiller auprès d'elle.)

LE PODESTAT, une bourse a la main.

Que Monseigneur me pardonne si j'ose, Pour remplir un devoir que ma charge m'impose, L'interroger au nom des lois et de l'Etat. . .

LE DUC

Interrogez, signor.

LE PODESTAT

Un horrible attentat Vient de faire à Florence une pauvre victime. Or le guet a trouvé, sur la scène du crime. Cette bourse portant votre devise en or : La reconnaissez-vous ?

Sans hésiter, signor.

J'étais là cette nuit moi-même ; et cette bourse Fut laissée à quelqu'un qu'on disait sans ressource.

LE PODESTAT

Il suffit ; nul secret ne reste à révéler :

Le monstre aura tué sa sœur pour la voler !

(Il salue et se dispose à sortir.)

LE DUC

Arrêtez ! ce serait un crime de me taire : L'assassin de Stella Sforzi n'est pas son frère. . . C'est...

(La Duchesse fait un effort pour se soulever, regarde autour d'elle avec égarement, et retombe sur le divan, au moment où Angiolino apparaît et se précipite dans ses bras.)

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