ÉPITRE
AU l^ÈBUOKVmUB, »S8 UETTBJB8 (Fin).
El chacun de se taire accepte ainsi la tâche. Ce serait amusant si ce n'était pas lâche.
{Publicité en famille, hurlement alphabétique).
EXLBJLTUM UrVTZUB.
L'Erratum^ ce recours en grâce des coupables qui, après avoir écrit un livre, et au moment de Texpier, demandent à faire des révélations, est rarement une chose intéressante. — Le sera-t-elle ici plus qu'ailleurs, parce que, à la huitième ligne de la page 10, on aura substitué un mot à un autre, et qu'au lieu de « chaque^ » on lira que certains Sociétaires du Théâtre-Français jouissent de 44,400 francs de rente avant d'avoir, tous les matins, ouvert les yeux, et même pendant la durée de leurs congés, ces filous du Répertoire'^ -— Cela rendra -t-il au Public, ce dont on le prive en pareil cas {sans baisser le prix des places), aux écrivains ce qui les fait vivre, et à l'art privilégié ses légitimes aspirations? — Cela empêchera-t-il.la culture de cette herbe rampante et parasite qu'on appelle les Proverbes ?— Des Comédiens illettrés en seront-ils, par la vertu de leurs émoluments de Professeurs, plus aptes à bien juger des ouvrages, et le Canonicat de ces Moines défroqués en offrira-t-il moins d'inconvénients? — Que les Sociétaires favorisés se comptent par cinq, dix ou vingt, qu'importe ce détail à la moralité de la question? — Est-ce par l'arithmétique que se fortifiera la troupe d'autant plus insuffisante que son genre exigerait d'elle une valeur toute particulière ? — Et pourtant, c'est encore à cette spécialité qu'elle doit le faux éclat dont les faux connaisseurs sont la dupe, car il serait facile de démontrer, Tétamine à la main, que sa composition boiteuse n'a pas d'équivalent chez les autres, puisque
c'est la seule dont le parcours indolent ne s'illumine d'aucune lueur artistique ou littéraire. — Lisez Salomon pour apprendre que « ne pas entretenir m temple^ c'est le démolir. » — Certainement la libéralité sied aux grands peuples» et Ton sait que « la France est assez riche pour payer sa gloire... » Mais UNE mystification!... — En somme, on conçoit qu'ainsi retirés du inonde, ces pieux Solitaires prennent fort en pitié les agitations du dehors -, le malin Échappé de Ratopolis nous l'a dit:
Les choses d*ici-bas ne les regardent plus;
mais il semble à de moins exclusifs qu'après les Cénobites de cette curieuse Thébaïde, il y a un objet digne aussi de quelque considération, le Pays.
DIGTAm.
Foc b&ne, et hene tibi erit.
Plaute.
L'ignominie.
Qui porte nom :
La Calomnie, N'a de renom Qu'en Arcadie, Où tout Ânon,
Qui psalmodie, Sa mélodie Vaut Apollon.
Notre hémisphère A plus de goût,
On y préfère, Un peu partout, Avec mystère, Frapper son coup; Et Calomnie Nage à grands flots, Dans rinfamie, Sans nul repos I
Vieille ou nouvelle, Cette donzelle.
Aux airs confits, Mérite4-elle Les nombreux cris De ce mépris Dont la flagelle L*ardeur fidèle Des bons esprits ?
En conscience, Ne fait-on pas, A cette engeance, Trop de galas, Quand on s*ocGupe De ses horreurs?....
Métier de dupe 1 Vaines terreurs!
G*est à se taire Qu*il faut songer Pour se soustraire Au vil danger De transiger.
Donc, à l'envie D*un Béotien, N'opposez rien Que votre vie, Aujougdubien Toute asservie.
Et vous verrez Que vous serez.
Comme vous Têtes, Toujours aimés Des cœiirs honnêtes Bien informés.
Foin de la courbe Et des propos, Méchants ou sots.
Que cette tourbe.
En son loisir.
Prend dans la bourbe Pour vous salir!
Votre faiblesse Et ses effets Font le succès De sa bassesse.
Ecoutez-moi, Je le répète, Que ma recette Soit votre loi.
Quand on caqueté.
Tenez-vous coi,
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Et dans Toos-mème
La Dignité.
Trouvez l'appui,
Noble et suprême»
Puis, laissez dire;
Que chez authii,
Le jour viendra
On TOUS refuse
Où ce martyre
Pour le plaisir
Nous comptera.
De vous trahir
Par quelque ruse.
Dernier refuge,
Hais le plus doux,
La lâcheté
Puisqu'il s'adjuge
De ce manège
Lorsqu'on a tous
N'admet qu'un piège :
Dieu seul pour juge
8VH8X8.
Tout tombo à mes côtés... La faucheuse traîtresse, De son instrument meurtrier, Aura bientôt parcouru le sentier Qui va, de mon enfance, au bout de ma vieillesse.
Ceux dont j'ai vu commencer les ébats, D*un front si pur, d'un cœur si tendre, S'en vont, en me disant tout bas, De ne pas trop les faire attendre.
Oui, c'est mon tour, je le comprends.
Il ne faut point que Tamitié s'ennuie, Et, chez Minos, la compagnie N'est jamais trop nombreuse au gré des assistants.
Mais si, de la famille, un lien tutélaire He retient sur le seuil que nous devons franchir, Ne pourrais-espérer, arriéré tributaire, D*être, pour quelques jours, dispensé de mourir? J'y viendrai, patience ! alors que, de l'Envie, Et de tous les méfaits de la secte ennemie, J'aurai mis les auteurs face à face avec moi Devant la vérité, notre première loi.
Je dirai ces héros, impuissants à produire.
Effrayés du labeur qu'un homme accomplissait,
Détracteurs acharnés de qui savait écrire,
Diffamant des devoirs que lui seul remplissait ^ |
Ces bâtards de talent, ainsi que de naissance, '
Qui, nés pour n'être rien, se sont faits gens de bruit, ,
Et, d*un scandale à l'autre, ont esquivé la nuit
Par les honteux reflets de leur vile arrogance.
On verra qui du vice, et qui delà vertu.
Suivant partout les pas, d'un effort méritoire, A plus vaillamment combattu Pour la défaite ou pour la gloire.
Par ces souvenirs entachés , On saura quels vendus m*ont voulu mettre en vente, Pour mieux déguiser les paarchés De leur cupidité rampante.
Qu*au Pilori, leurs noms demeurent attachés!
Puisqu'enfin, succédant au trouble de la rue, Du haut d'un trône affermi par ma main, L'ingratitude est descendue, Persécutrice et le cœur inhumain, Il faut que, du Public, un arrêt souverain Témoigne, sans appel, que justice est rendue.
Et puis, je partirai, voyageur satisfait, Bien qu'un peu fatigué des ennuis de la route, Hais heureux d'échapper à ce monde en déroute, Pour tomber dans le sein du maître qui Ta fait.
-^^Hi^moi Q»w<i»fe^-