DE LA VILLE D'EPERNAY
CONTENANT LES CONCLUSIONS, CONSULTATIONS ET DISPOSITIONS DES AFFAIRES DE LA COMMUNAUTÉ DE LADITE VILLE, ET ÉLECTIONS DES OFFICIERS, ÉCREVINS, SYNDICS ET AUTRES, POUR LE GOUVERNEMENT DU FAIT POLITIQUE D'iCELLE VILLE COMMENCÉ LE DIMANCHE 18 AVRIL 1540, APRÈS PAQUES (1)
Assemblée générale du dimanche 18 avril 1540.
Par devant Claude Dorigny, escuyer, licencié es lois, bailli d'Epernay, sont comparus :
Etienne Cousin, licencié es lois, procureur des habitants. Claude de Bar, procureur du roi.
Claude Aulbry, avocat du roi.
Pierre François, lieutenant civil du prévôt.
Pierre Thomas et Georges Maugérard,eschevins de la dite ville.
Guillaume Pupin, Denis François, et des religieux de l'abbaye d'Epernay, frère Augustin Roquet et Nicol.
(1) Ce registre m'a été communiqué à moy Philippe-Valentin Berlin, S r du Rocheret, conseiller du roy, président de l'élection d'Epernay, le 12 juillet 1740, par M. Louis- Antoine Filiâtrel, notaire royal en cette ville, héritier et descendant de la famille des Henry. (Note de Bertin du Rocheret.)
Antoine Petit.
Pierre Pideux.
Mathieu Buchct.
Nicolas.
Jean D'Hostcl.
François-Pierre Grangcr.
Philipe Julion Masson.
Adam Aubry.
Didier Petit.
Jacques Abéron.
Pierre Mouton.
Pierre Debar, receveur d'E-
pernay.
Simon Guyart.
Jean Prat.
Michel Malbcste.
Claude Biachc.
Etienne Abéron.
Thomas Julion. Jean Coqueteau.
Roger.
Nicolas Julion.
Thibaut Bigot.
Thiéry Bigot.
Denis.
Nicolas Robillard.
Nicolas.
Claude.
Nicolas Mazurier.
Nicolas du Jardin.
Thomas Perron.
Pierre de Namur.
Simon Petit.
Antoine D'Aumont.
Jean Capitain.
Pierre Pariset.
Pierre.
Pierre François Colin Masson.
Jean.
Nicolas le Sourd.
Claude Jalliot.
Jean Julion.
Jean le Philipponnat.
François Milsant.
Etienne Hodic.
Nicolas Lasnier.
Pierre Chupin.
Claude Saillard.
Nicolas Jeannot.
Nicolas Joffrin.
Claude Feuillet.
Jean Cholet.
Jean Hallcment.
Jean Voiturot. Nicolas Gaillart.
Jean d'Ablois.
Pierre Le Clerc.
Jean le Lièvre.
Claude le Lièvre.
Claude Pideux.
Jean Debar.
Jean Antoine.
Perron Biache.
Jean Marmot.
Simonnet le jeune.
Pierre Mahuet.
Augustin Victor.
Poncelet François.
Georges Gaillard.
Collinet Sallement.
Pierre Lyénard.
Pierre Dubois.
Etienne Bussette.
Philippe le Sart.
Adam Milta.
Antoine.
Jean Daverdon.
Jean Virton.
Jean le Gentilhomme.
Claude Le vieil.
Jean du Jardin.
Hubert.
Jean Courant.
Colinet le
Philippot Gaucher.
Etienne Maigret.
Dominique Motot.
Jean Chupin.
M* Etienne Déroche.
Adam Voiturot.
Pcrson.
Guillaume Martin.
Jean Gaudart.
Nicolas Fauchart.
Quentin Faguier.
Pierre Biachc.
Christophe Alexandre.
Jean Chaumont.
Jean Le Roy.
Jean Cocqucteau.
Martin Henry.
Jean Frichet.
Jean Biachc.
Jean Guérin.
Jean Paris.
Claude Jonas,laboureur.
Jean Lyénard, pâtissier.
Jean Brassot.
Pierre Mauvoisin.
Pierre Maujustin.
Liénard Hatat.
Thomas Fleury.
Regnault Stapart.
Philippe Charuel.
Jean Courtier.
Jean Filleul.
Antoine du Pont.
Jean Maupaigne.
Guillaume Petit.
Quentin Fasguier.
Pierre Graillct.
Nicaise Lasnier.
Michel.
Nicolas Aubry.
En laquelle assemblée a été conclu, consenty et accordé par tous les manans et habitans du dit Epernay, que l'on besognera en l'église et paroisse du dit Epernay le plutôt que faire se pourra, selon le devis et advis qui en a été fait par les marguilliers
Le 15 décembre 1540, leseschevins et procureur d'Epernay taxèrent le vinage (1) à 8 den. tz. le septier, parce que la queue de vin valait 8 à 9 liv,. et les vinages sur les maisons, terres, prez, à 4 den. tz. chaque septier, parce que le septier de bled valait 60 s. tz.
Signé : Cousin, Pierre-Thomas Debar, Maugérard.
Assemblée générale par devant Denis Rozier, lieutenant général, le dimanche 30 octobre 1541, pour imposer les tailles du roi montant à 1740 liv., de la crue de 254 liv. (2), selon le mandement de MM. leseschevins de Reims, etc.
Et a été avisé que la somme de 18 liv., imposée sur M« Pierre Aubelin en 1532, sera rejettée sur les petites tailles, attendu que le dit Aubelin se trouve noble.
Assemblée générale, par devant Claude Dorigny, le dimanche
1er octobre 1542.
Les gouverneurs et eschevins ont remontré qu'il leur avait été fait commandement par Henry Baudelot, sergent en l'élection de Reims, le pénultième jour de septembre, de mener sans délai en la ville de Rethel 100 poinçons de vin pour fournir le camp du roy, à peine de désobéissance et pour ce qu'il ne s'est trouvé en rassemblée aucuns habitans autres que des officiers du roy, ordonne que la dite ville serait de nouveau mandée, et depuis a été conclu qu'il serait pris 50 poinçons de vin ès maisons de M« Claude Dorigny, Pierre Aubelin et Nicolas Lasnier.
(1) Droit seigneurial qui se percevait sur le vin à bord de cuve, c'est-à-dire avant qu'il ne fût tiré, et qui tenait lieu de censive.
(2) La crue était une augmentation du prix des meubles estimés dans les inventaires. Elle n'avait point lieu partout en France. On ne la connaissait point dans le ressort des parlements de droit écrit, dans le Roussillon, dans l'Alsace, ni dans le ressort des coutumes de Blois, Normandie, Artois, Lorraine. A Châlons. Reims, Vilry, elle était du quart en sus de la prisée.
Assemblée générale par devant Denis Rozier, lieutenant général du bailly, le 19 novembre 1542, pour l'élection des officiers municipaux.
Jean de Beaumont, ancien eschevin, continué.
Pierre Pupin, eslu eschevin, au lieu de Jacques Abron,
trop vieux et malade.
Nicolas Collet, ) .
* « i . i nouveaux eschevins.
Laurent Robert, ;
Pierre François, licencié ès lois, procureur des habitans.
François de Bar, receveur des deniers communs.
Jean Bigot, gouverneur de la paroisse.
François Bourellier, gouverneur de la chapelle Saint-Rcmy.
Et pour régler les affaires de la communauté comme si les habitans étaient assemblés généralement, et conclure par la plupart d'entre eux joints aux quatre eschevins et au procureur des habitans en l'absence d'aucuns d'eux, ont nommé douze personnes :
Claude Dorigny, bailly. Claude Debar, procureur du
Denis Rozier, lieutenant gé- roy.
néral. Pierre Debar, receveur.
Etienne Cousin, maître des Gérard Caillet, prévôt.
eaux et forêts. Jean Bigot.
François Debar, grènetier. Nicolas Lasnier.
Nicolas Robillard, contrôleur. Philippe Charuel. Claude Aubry, avocat du roy.
Et pour notaire, (secrétaire ou greffier), Guillaume Liénard, praticien.
Assemblée générale, le mardy 18 décembre 1543, par Claude Dorigny, bailly.
Pour raison de licenciement des guerres et pour la sûreté de la ville on nomme quinze dizainiers, qui chacun d'eux auront dix hommes sous leur charge et un centenier ou
coronel ; qu'ils seront armés et prêts à marcher où ils seront mandés par le centenier ou capitaine de la ville, suivant les rôles faits par le dit centenier ou capitaine. A été nommé : Nicolas Robillard, contrôleur du grenier à sel, pour centenier.
Et pour dizainiers :
Claude Aubry, avocat du roy. Georges Maugérard, contro- Pierre de Bar, receveur. leur du domaine.
M c Jean de Bar. Biaise Pupin.
Guillaume Pupin. Jean Bigot.
Pierre Mouton. Philippe Charuel.
Pierre Cercelicr. François Lemaire.
Jean Lelièvre. Jean de Beaumont.
Claude Debar, procureur du Nicolas Mcslier.
roy.
Lesquels seront tenus de porter l'épée à peine de cinq sous d'amende, jusqu'à ce qu'autrement en soit ordonné.
Que les portiers seront tenus de se tenir à la garde des portes, et les dits dizainiers de les assister au premier coup de cloche, le tout à peine de 20 sous d'amende. Et feront les eschevins et procureur des habilans les revues des portes et portiers, et feront payer l'amende aux défaillants ; et demeurera et fera son devoir Julien de Beaulieu, clerc de la dite ville.
Autrement il y sera commis à ses dépens pour mener l'horloge moyennant 6 liv. tournois par an, payable par la ville, avec exemption des tailles, des munitions et des affaires de la ville; même de celles du roy et accrue.
Assemblée générale du mardy 15 avril 1544, par devant Claude Dorigny, pour délibérer des ordres de l'ordonnance du roy, qui est en suivant :
« François, roy, etc., au bailly de Vitry ou à son lieutenant, salut : si la grandeur des émissaires de l'empereur
et du roy d'Angleterre, la déclaration manifeste de l'inimitié qu'ils nous portent, les grosses armées par eux dressées, en l'une desquelles le dit empereur étoit en personne, et les impétueux efforts qu'ils ont faits en l'année dernière passée pour en dommager nous et nos subjets, donnent à ceux qui en ont connaissance un étonnement incroyable, que nos forces ayant pu être suffisantes, non seulement pour avoir empesché nos ennemis d'avoir seu conquérir et prendre pied en notre royaume, mais pour avoir prévenu et arrêté Ja guerre dedans les propres pays du dit empereur par la conquête et fortifications de nos villes de Landrecies et Luxembourg, que nous avons, à la vue de ses forces, fait réparer et fortiflier diligemment, et de sorte que, combien qu'auparavant icelles ne fussent deffensables, et qu'avec grosses armées elles aient été par nos dits ennemis battues d'artillerie, assaillies et longtemps assiégées, cependant elles nous sont demeurées, et en avons fait lever les sièges au grand profit de nous et de notre royaume, on n'eut dub être moins ébahys comme nous avons pu trouver les grandes sommes de deniers employées au payement des gens de guerre par nous assemblez et longtemps enlretenuz en grand nombre et en divers lieux, les réparations des fortifications de places et autres grandes dépenses extraordinaires failtes par nous en l'année dernière. En quoy le principal ayde nous a été donné par la justice et bonté souveraine de Dieu notre créateur, conducteur, protecteur de ceux qui ont bon droit et justice générallc, et avons trouvé pleine ouverture de ceux de nos bons et loyaux subjets, qui tous, ou de leur personne ou de leurs biens, nous ont fidellement et libéralement secouru ; dont nous rendons grâce et louange à notre Créateur, et nous tenons très heureux de porter la couronne d'un royaume dont les sujets sont unis, obéissans et secourables plus qu'en aucune autre nation, ainsy que nous l'avons souvent éprouvé à la nécessité. Des-
quels sont à louer les bourgeois, manans et habitons des villes closes, qui ont libéralement fourny en la dite année dernière, le payement et soulde de 50,000 hommes, qui nous a esté un très grand secours que ne mettrons jamais en oubly. Et combien que nos dits ennemys, ayant plusieurs fois senty la force et résistance de nous et de nos subjets, deurent avoir refroidy leur insatiable ambition et cupidité d'usurper et détenir injustement ce qui nous appartient, toutes fois nous avons certains avertissements qu'ils font grands préparatifs en divers lieux, tant par mer que par terre pour, après cet hyver passé, faire nouvelle entreprise contre nous. Au moyen de quoy nous devons nous préparer et pourveoir de toutes choses nécessaires à leur résister, mômement de deniers, sans lesquels la guerre ne se peut soutenir ne conduire, et en regardant les moyens d'en recouvrer par engagement et baulx et fermes de nos domaines et aydes, emprunts et intérêts, crues de tailles, décimes de gens d'église, création de nouveaux officiers et autres parties extraordinaires qu'avons sus adviser, ayant évidemment reconnu qu'il seroit impossible de fournir aux affaires que prévoyons nous advenir en cette année, si les habitons de nos villes closes ne nous aident encore de la soulde de 50,000 hommes pour quatre mois, à raison de 6,000 livres tournois pour une bande de 1 ,000 hommes par mois ; pour partie duquel nombre de 50,000 hommes les villes close3 de votre baillage porteront le nombre de 50 hommes de gens de guerre à pied, dont la soulde montera pour 4 mois a la somme de 1,000 livres tournois.
Et vous mandons d'apeller nos procureur et avocats, avec tels personnages que les dits habitons des villes voudront élire, pour imposer sur toutes sortes de personnes sans exemption. Excepté les domestiques de la reine, secrétaires du roy ayant 120 livres de gage et au dessous, ceux du dauphin et du duc d'Orléans, et les gens d'église pour le
regard du revenu de leurs bénéfices et de leurs propres héritages tenus en ûef en quelque lieu qu'ils soient situez, et pour les biens roturiers à eux appartenans assis hors et ès dites villes faubourgs seulement
Et pour icelle somme trouver, les dits habitans hypothéqueront leurs revenus patrimoniaux Les dites
sommes seront fournies en notre ville de Reims ès mains
de notre receveur général et sur ses quittances
Donné à Paris le 22 février 1544, de notre règne le 30™. »
Les élus ordonnez pour la guerre et ville et élection de Reims aux habitans d'Epernay, salut.
Pour la quotité des vins et grains ordonnez être levez par le roy et pour votre nombre de pionniers pour les fortifications de la ville de Reims, et pour ravitaillement des places fortes de la province de Champagne.
Ordre de Monseigneur de Longucval, lieutenant du roy au gouvernement de Champagne et Brie et de Luxembourg en l'absence de Monseigneur le duc d'Orléans, gouverneur, du 30 mars.
« Nous vous avons taxé a 12 poinçons de vin, 28 septiers de froment, mesure de Paris, et 74 hommes, à livrer les dits vins et grains en la ville d'ivoy, dans le 20 avril, et les pionniers amenez à Reims le 16 avril. Les dits grains et vins à lever sur toutes sortes de personnes, môme gens d'église, et les pionniers sur les contribuables aux tailles, nonobstant opposition, appel, à peine d'emprisonnement et d'être déclarés rebelles. »
— « A nos chers et bien aimez les manans et habitans de la ville d'Epernay.
« Nous envoyons présentement notre très cher et très amé cousin le comte d'Aumalle en Champagne pour aucunes nos affaires, et lui avons donné ordre, en passant par votre ville, vous dire aucunes choses de notre part con-
cernant notre service pour le bien et conservation de vos personnes et biens; sur quoy nous vous prions vous employer diligemment et croire tout ce qu'il vous dira de par nous. Donné à Saint-Germain-en-Laye le 22<°« jour de may 1514. Signé: François. Contre-signéiDE Laubespine. »
Assemblée générale de la Saint-Martin 1544, par devant Denis Rozier, lieutenant général du bailly.
Attendu la paucité qui se sont trouvé à cause du feu mis en la ville et de la peste, pour l'élection des officiers qui est accoutumée se faire le dimanche d'après la Saint-Martin, elle sera continuée au premier tour de l'an prochain, et que cependant les officiers restant vaqueront aux affaires de la ville.
Assemblée générale du 13 janvier 1545, pour lever des deniers et faire la sollicitude et poursuite envers le roy et son conseil pour récompense des pertes de la ville au moyen du feu mis le 3 septembre dernier par l'ordonnance du dit seigneur.
Assemblée générale du lundy 26 mai 1545, par devant Denis Rozier, lieutenant général.
Sur les remontrances des eschevins qu'ils ont assignation a comparoir en personne par devant MM. les élus de Reims, pour faire apparoir de leurs diligences a imposer la taille du roy de cette année, montant. à 2,200 livres tournois.
Sera fait remontrance que la ville est détruite par le feu; partant qu'il leur plaise modérer cette cotisation.
Assemblée par devant Claude Dorigny, bailly, le 21 juin 1545, pour la lecture des lettres de M. le général d'Estourmel, en date du 27 may.
A été dit qu'il n'y avait présentement en la ville aucuns deniers en général ny en particulier, et qu'il n'y a aucuns
habitons en état d'entreprendre aucune fourniture a cause du feu mis en la ville le 3 septembre 1544. Suppliant le roy d'y pourveoir. Pourquoy le dit procureur et eschevins chargez d'en écrire au dit S* général ; et que, pour les réparations a faire en l'église de Saint-Remy, les dits procureur et habitans vendront les menues jouissances appartenant à la dite église, et que certaine quantité de maretz assis près le moulin le Roy, des forges et ponts neufs appartenant aux dits habitans, seroient aussy vendus pour être employez aux réfections des portes, ponts et pontceaux de la dite ville brûlez par le môme feu et autres affaires de la ville.
Assemblée générale par devant Claude Dorigny, le dimanche 6 septembre 1545.
Maugérard, procureur des habitans et eschevins, annonce la venue d'un sergent de l'élection de Reims pour le payement de 1,900 livres de taille ordinaire, faute de quoy ils seroient arrêtez prisonniers Et attendu qu'il ne s'est trouvé nombre d'habitans suffisans pour délibérer, et que môme la plus grande partie des officiers s'étoient retirez de la ville, n'a été rien conclud.
Assemblée générale par devant Claude Dorigny, le 17 juillet 1547.
Remontré par les eschevins et procureur des habitans que Pierre Marchand ayant été envoyé le 12 du présent mois de juillet, il leur étoit ordonné de fournir 20 bœufs, 5 vaches, 16 moutons, et de les délivrer au commis de M. le duc de Nivernois, gouverneur de Champagne, pour les vivres des lansquenets qui sont à Ponlfaverger, à peine d'être déclarés rebelles et désobéissans, et de 100 livres d'amende.
Assemblée générale du 13 janvier 1548.
Arrêté que les officiers élus au mois de novembre dernier ayant été destitués par ordre du roy, étant tous ses officiers, i. 10
avocats ou procureurs ès sièges. Il a été choisi pour eschevins :
Jean Graillet; Pierre Leclerc; Pierre Chupin; Nicolas Liénard; Jean deBeaumont, procureur des habitans.
Assemblée générale du 21 février 1551.
Arrêté qu'il sera fourny des farines et du vin à M. de Bourdillon sur son mandement, et 1,500 livres sur celui de Reims.
Et sur la réquisition du procureur du roy que les affaires dont on a à traiter sont nécessaires et urgentes, ordonné qu'il sera publié dans tous le3 carefours que chaque chef d'hôtel ait à se rendre aux assemblées au son de la cloche, à peine d'être puni comme de désobéissance et de rébellion aux ordres du roy.
Assemblée générale du dimanche dernier janvier 1556. Claude Dorigny, escuyer bailly.
Lettres de chancellerie du 27 janvier 1556, pour imposer 200 livres sur nobles et autres habitans, sur les voitures d'eau et de terre au profit de la ville.
Que les batardeaux faits aux ponts seront défaits et que la ville fera construire.
Assemblée générale du dimanche 10 octobre 1557. Jacques Aubelin, lieutenant général.
Mandement des élus de Reims du 1« septembre 1557, pour 520 liv. pour la part de 12,000 liv. ordonées pour la guerre et pour lever la dite somme et autres tailles.
Collecteurs : Nicolas Cappy et Jacques Lasnier.
Assesseurs : Jean Charuel, Martin Petit, Toussaint Wary, Nicolas Harment, Oudinet Fourteau.
Cappy a remontré qu'il a levé depuis sept ans pour les grandes guerres de Champa ne 5,055 liv. ; qu'il ne le peut
faire au rabais ; qu'il est malade depuis six semaines, etqu'il en appelle, nonobstant ordonné qu'il demeurera.
Assemblée générale, dimanche d'après Saint-Martin, 14 novembre 1557.
M« Robert Guissotte, licencié ès lois, avocat, procureur des habitants, refuse.
Echevins : Claude Boivin, M« sergent des bois et forêts ; George Richard.
Etienne Bertault, questeur de la paroisse.
Jean Biache, portier, garde des clefs de la porte de Chàlons, capitaine du quartier.
Husson Faguier, capitaine de la porte Lucas.
Jean Lyénard, capitaine de la porte Saint-Thibaut, aux gages de soixante sols par an.
Nicole de Laulne, veuve de 1<> Jean Maugérard, 2° Thibaut Bigot, comparant par M« Pierre François, son avocat et procureur, fait enregistrer ses privilèges comme tailleresse en la monnaie de Champagne, et issue d'ouvriers en l'hôtel de la monnaie.
A tousetc Le lieutenant général du bailly de Verman-
dois à Chàlons.
Ladite Nicole de l'Aulne, fille de feu Gillet de l'Aulne, monnoyer en la monnoye de Chàlons, par lettre du dernier aoust 1474, signées : Lartilleur, icelui Gillet demeurant à Epernay, sera reçue en qualité de tailleresse en la monnoye de Troyes pour, après serment y prêté, jouir par elle des privilèges
Charles Rogier.
Benoit Lefèvre.
Richard Capitain.
Pierre Faguier.
Hubert de Broc.
Gérard Barat.
Baptiste Ragot.
Nicolas Terrier.
Jean Vautrin.
Edmond Huet.
Jean Capitain.
Claude Hausthomme.
accordés par nos rois aux enfants des officiers, ouvriers et monnoyers des monnoyes de France, fait et rendu le 10 juillet 1557. Signé : Hotmann.
A tous etc Odart de Marisy, escuyer, licencié es lois,
prévôt de la Monnoye de Troyes. Salut. Est comparue Nicole de l'Aulne, veuve Jean Maugérard et Thibaut Bigot, suivant les lettres données en la cour des monnoyes a Paris, le 10 juillet 1557. Elle a fait appeler les ouvriers et monnoyers de la monnoye de Troyes, ensemble le substitut du procureur général du roy en ladite cour, savoir avec ledit substitut :
Guillaume Hennequin. Robert Mardy.
Simon Dougny. Guillaume Gaubain.
Jean Fusart. Edmond Griveau.
Jean Drouot. Jean de Pamor.
Jean Bourgeois. Jean Fauveau.
Nicolas Monnot. Joseph Monnot.
Etienne Fauveau. Claude Challoy.
Tous ouvriers et monnoyers de ladite monnoye de Troyes.
Et du consentement du substitut dudit procureur du roy, ordonné que lesdites lettres et arrêts seront publiés et registrés, et ayant d'icelle Nicole de l'Aulne pris le serment, ordonné qu'elle sera reçue en l'état de tailleresse de ladite monnoye de Troyes pour jouir par elle des privilèges, franchises et libertés concédés par les rois de France. En témoins, etc., le 19 juillet 1557. Signé : Chaubry etSollé.
Enregistré en l'Hostel-de-Ville d'Epernay, en présence des habitants assemblés ce 14 novembre 1557.
Assemblée du 18 octobre 1560, par-devant Claude Dorigny, bailly.
Lettres de M. le bailly de Vitry du 10 octobre 1560 en conséquence d'autres lettres du roi.
Notre amé et féal. Comme de notre avènement à la cou-
ronne nous avons sur toutes choses désiré et prouvé que Dieu fut servi en integate {sic) et pureté de religion catholique, et moyennant en tant qu'il nous a été possible que toute doctrine erronée fut extirpée du cœur et entendement de nos sujets, et davantage que notre peuple fut soulagé et relevé des grandes charges qu'il porte, procédant de la calamité des guerres qui ont longtemps duré.
Nous vous avons bien voulu avertir que pour venir a l'effet et but de cette intention, nous avons fait assembler en celui des princes de notre sang, les gens de notre conseil privé, maréchaux de France, gouverneurs et chevaliers de notre ordre, avec lesquels nous avons consulté les moyens qui peuvent être proposés tant pour se réconcilier à Dieu en contenant tout ce qui est convenable à son service, comme aussi pour relever le peuple qui vit sous notre obéissance, des grands frais qu'il porte et a ci-devant porté. Lesquels étant tous assemblés, après y avoir convenu d'un accord, proposé deux points :
\o La réformation de l'église par un boo concile général, si tant est qu'il se puisse aisément obtenir, ou bien cependant y seront assemblés des évêques, prélats, et autres membres de l'église de notre royaume ;
2° La convocation des trois ordres qu'on appelle les Etats- Généraux pour en pleine assemblée d'iceux, ouïr et examiner les plaintes de tous les affligés, et, sans exception de personne, y donner tel remède que le mal le requiert, les soulage, d'autant que les affaires de noire Etat le pourront porter, de sorte que chacun puisse connaître le zèle qu'avons de leur faire sentir les fruits de la paix qui est par la bonté de Dieu universelle en la chrétienneté, que de notre perpétuel amour et bénévolence envers eux. Laquelle proposition nous a semblé non-seulement utile, mais aussi très-honnête, pour au commencement de notre règne, reconnaître la grâce que Dieu nous a faite en nous maintenant
cette volonté de prouver que toute corruption sorte de son église, et d'ailleurs reprendre l'ancienne forme de communiquer par le moyen desdits Etats avec tous ceux de notre obéissance, et leur faire connaître combien nous désirons les favoriser en tout ce qui touche leur soulagement, et aussi y confesser ce que selon l'origine des nécessités du royaume ils font pour nous.
Mais d'autant que la convocation desdits Etats nous a semblé devoir précéder l'assemblée écclésiastique tant pour être universelle des trois ordres, et que les matières y seront proposées et pourront prendre bénéfice ; et pour avoir plus de temps à procurer la célébration du concile général, selon l'espérance que N. S. P. le Pape, l'empereur et le roi catholique et autres princes nous ont donnée. En quoy nous n'avons obmis ni n'obmettrons cy-aprôs faire tout office à nous possible, comme aussy pour ne différer à ouïr les plaintes et doléances de notre peuple.
A ces causes, vous avertissons que nous commençons à tenir les Etats le 10 décembre prochain en notre ville de Meaux où nous entendons que se trouvent aucuns des principaux et plus notables personnages de chacune province et bailliage et sénéchaussée de notre royaume, et qu'ils viennent chacun en son regard bien instruit des plaintes et remontrances qu'ils auront à nous faire. Pour à quoy satisfaire nous voulons et vous enjoignons trôs-expressément, qu'incontinent après la présente reçue, vous ayez à son de trompe ou autrement a faire assembler dans la principale ville de votre ressort, dedans le plus bref temps que faire se pourra, tous ceux des trois Etats d'icelui, ainsi qu'il est accoutumé et a été cy-devant observé pour conférer tant des remontrances, plaintes, qu'ils auront a proposer et nous faire entendre en l'assemblée générale desdits Etats, où nous entendons qu'ils envoient et fassent trouver audit jour certains bons personnages d'entre eux, et pour le moins
un de chacun ordre qu'ils choisiront a cette On comme aussy qu'il leur semblera tourner au profit du bien public et soulagement (1).
Augustin Caillet, prévôt de la ville ; Jean Cousin, procureur des habitants ; George Richard, eschevin, députez en la ville de Vitry-le-François aux Etats de la province pour y demander :
1° Qu'il plaise au roy révoquer l'attribution de juridiction accordée aux gens d'église contre les accusés d'hérésie ; car les gens d'église imputent à toutes hérésies ce qui est de la connaissance de ceux de l'Etat.
Que les nouvelles opinions survenues en la religion proviennent en partie des différents abus que commettent les bénéficiers en leurs bénéfices, qu'ainsy il n'est raison qu'ils soient les juges de ceux qui les accusent eux-mêmes. Que le roy assemble un coucile national en attendant le général, et qu'il plaise au roy d'y présenter lui-môme ou autre qu'il luy plaira commettre du corps de la noblesse.
2° Remontre que la noblesse se déborde au delà de la raison ; qu'elle ne se fait justice qu'à coup d'épée ; que plusieurs seigneurs font fouetter leurs sujets à coups de verges ; qu'ils imposent et font contribuer des subsides, qu'ils font guerre ouverte a tous chacun, et s'emparent des chevaux autant qu'ils en peuvent recouvrer.
3° Que les vieilles et nouvelles ordonnances portent préjudice aux dispositions de droit; qu'on n'cnbaillera point sans raison ; que les juges ne prolongeront ni feront aucune remise; et qu'a l'égard des commissions et dérogatoires, on ne sera tenu d'y obéir.
4° Qu'il plaira au roy avoir pitié de son pauvre peuple
(1) Le reste de cette circulaire du roi pour la convocation des Etats généraux du royaume à Meaux, manque, aussi bien que la lettre du bailly de Vitry par la négligence du greffier et le peu d'attention de M. Dorigny, bailly d'Epernay. (Note de Bertin du Rocheret.)
chargé de tailles, subsides et autres impositions qui plus n'en peut ; que la taille est imposée depuis 60 ans dans le bailliage de Vitry ; qu'à Epernay, où elle était à 200 livres, elle est montée depuis 5 à 6 ans a 7,000 livres.
5° Que les tailles ne se fassent plus par les échevins, mais par les juges ordinaires des lieux ou les gouverneurs des grandes villes.
6° Qu'il plaise au roi tollir tant de privilèges qui sont au royaume, par lesquels le pauvre peuple est détourné de son travail pour aller plaider ailleurs, et môme que le privilège des escoliers soit osté.
7° Que les gentilshommes passant ne puissent plus prendre des chevaux par force, comme ils font journellement.
8° Que les gentilshommes oyseux et qui ne servent le roy payent tailles comme les roturiers.
9° Qu'il plaise au roi retirer à lui toute la justice tant d'église que de la noblesse, qui en abusent grandement.
Que lesdits Caillet et Cousin conféreront avec les autres convoqués es-dits Etats du plus ou du moins desdits articles et autres qui seront proposés, et remontrances qu'ils feront le plus sagement et directement que faire se pourra, dont procuration leur sera accordée par les habitants.
Nicolas Murnier, gouverneur de l'église paroissiale, député en l'assemblée ecclésiastique à Reims pour y remontrer que les religieux prennent 20 sous pour l'ouverture de la terre de ceux qui sont inhumés dans le cimetière de la paroisse et cent sols de ceux qui sont inhumés dans la nef de l'église. . Et que tel abus ne semble pas raisonnable.
Assemblée générale (sans date) par devant Claude
Dorigny, Dailly.
M« Augustin Caillet, prévôt de la ville, qui avoit été envoyé à Mgr de Bussy d'Amboise, gouverneur de Chàlons et d'Epernay.
Arrêté qu'outre les 1,000 livres déjà imposez, sera fait nouvelle taille par les assesseurs et oflicieux du roi pour la levée des gens de guerre, pour la garde de la ville, tant sur ladite ville que sur les villages du bailliage, abbayes et prieurés, suivant le mandement du roy et dudit seigneur de Bussy, gouverneur, qui autorise les habitants a démolir le pont de Marne, en oster tous les bois pour éviter toute surprise.
Assemblée en l'auditoire du 26 août 1562.
Claude Dorigny, bailly. Nicolas Lasnier.
M« Gervais Baudouin. Charles Cardon.
Jacques Debar, capitaine d'E- Jean Chabot.
pernay. Michel Malbeste.
Gibrien Aubelin. Pierre Le Duc.
Philippe Collet.
Lecture faite à haute voye des deux lettres envoyées par Mgr de Bussy, gouverneur lieutenant pour le roy de Chàlons, Vitry, Saintc-Ménéhould, Epernay.
A M. de Voultienne, gouverneur de la ville d'Epernay, la première du 25 aoust 1562 et l'autre du 26.
A été dit par M* Simon Guyard, qu'en ce qui le regarde il veut obéir au roy ; mais que la promesse donnée pour, par les manans et habitans de ressort du bailliage d'Epernay, soudoyer des gens de guerre pour la garde de la ville, est par trop onéreuse, que ces habitants du ressort ont conçu haine et font grande querelle à ceux d'Epernay avec menaces; qu'on peut bien ordonner que la solde sera prise sur iceux habitants du ressort, mais qu'il n'entend pas être tenu de les y imposer.
Et par Me Oudin Guyart, que quand il a été besoin d'aller quérir la taxe ils ont appelé les habitants de la ville, qui se sont rendus à la halle; mais que dès qu'ils ont entendu le décret mis au bas de la requête présentée à Mgr de Bussy
d'Amboise, toute l'assemblée s'est dissipée. Et sur la demande faite audit Guyard par M. le bailly comment il entendoit qu'on pourvit à la défense de la ville a répondu qu'il étoit d'opinion que l'impost de cette solde fut fait tant sur la ville que sur tout le ressort. Dès que cela eut été entendu, tous les habitansson sortis de l'assemblée mutinez, sans rien arrêter.
Il n'est resté avec le bailly :
M. Augustin Caillet, prévôt. M« Claude Aubry, ad' du roy. Pierre Debar, procureur du Nicolas Dallier, procureur des
roy. habitants.
M c Jean Cousin. Gervais Baudouin.
Quentin Parent, eschevin. Pierre Fournier, eschevin. Me Geoffroy Droinet Guillaume Liénard.
Pierre d'Avanne. G. Maugérard, controlleur.
Me Pierre Reboudin. Pierre Mouton.
M* Jean Charuel. Me Claude Pupin.
Qui ont vraiement dit qu'il fallait que les mandements du roy et de Mgr Bussy d'Amboise, fussent exécutés, aux offres qu'ils faisaient d'en payer leur cotle part.
Assemblée générale du 14 février 1563.
M. Nicol Moet se prétend noble, opposant aux tailles. La ville prendra la cause des collecteurs et contre M* Pierre Aubelin. La ville est chargée de plusieurs dettes, tant pour de la poudre à canon que pour la poursuite de ses affaires ; pourquoi sera levé une taille sur tous les habitants et forains ayant du bien dans Epernay et sur les gens d'église séculiers et réguliers.
Qu'il sera fait garde aux portes de la ville par les habitants qui seront nommés chacun a leur tour, à peine de 20 sous d'amende contre ceux qui ne s'y trouveront pas.
M. Nicol Moet, présente a l'assemblée deux sentences : lo en parchemin du 12 mai 1519, signée Charpentier en faveur de Philippe Moet, ayeul dudit Nicol.
2° Au profit de Jérôme Moét, père dudit Nicol, du 1 1 décembre 1526, en parchemin, signée Gorabuel, avec l'attache des élus du Tan 1532, dont acte.
Assemblée générale du 7 mars 1563, par-devant Guillaume Thomas, ancien avocat pour l'absence de M. le bailly.
Arrêté que nonobstant les titres et raisons allégués par les sieurs Moét et Aubelin, il sera passé outre au procès contre eux, tant en l'élection de Reims qu'en la cour des aydcs de Paris.
Assemblée en l'auditoire royal d'Epernay, le 2 may 1563.
Claude Dorigny, bailly.
Pour satisfaire a la dépense des troupes du comte de Poitiers, qui ont passé au mois d'avril dernier, et la dépense faite par lui et ses officiers, en hôtelleries et maisons particulières de la ville, sera levée taille du tiers du rôle principal.
Et sur ce que Jean Crosset et sa fille sont infectez de maladie seront portés aux faubourgs.
Assemblée générale du dimanche 27 juin 1563.
Taille de 2,500 livres pour payer les dettes, et entre autres pour la subsistance du capitaine Charry, mestre de camp qui, avec sa compagnie, a été quinze jours en garnison à Epernay par mandement de M. le duc d'Aumale, lieutenant-général du roy en Champagne et Brio du mois de may dernier, aussi bien que pour le passage des reistres, et sera ladite taille sur les privilégiez et non privilégiez.
Assemblée générale du dimanche 4 juillet 1563.
Qu'à la requête et instances de Jean Gilbert, Jean Crosset et Claudine sa fille, malades lépreux, pour leurs pensions, alimens et nourritures sur la léproserie, que les habitans ayent à se joindre aux abbé et religieux d'Epernay pour Tin-
térest des lépreux natifs de la ville. Les habitants ont dit qn'ils se garderont, et les religieux ont requis acte à eux octroyé.
Assemblée générale du dimanche 14 novembre 1563.
Pierre Aubelin soutient qu'il est noble et point sujet à lever la taille, et que les habitants en sont bien avertis puisqu'il y a arrest.
Et le 16 novembre 1563, Pierre Aubelin déclare au greffe qu'il renonce à l'appel qu'il a interjeté en pleine assemblée, mais demande acte de l'opposition qu'il forme à la nomination faite de sa personne pour collecteur; et le 18 novembre 1563, François Marchand a fait pareil acte au greffe.
Assemblée générale du dimanche 2 janvier 1563.
Arrêté que la veuve M« Jacques Aubelin et Pierre Aubelin son fils, ayant obtenu arrêt de maintenue de noblesse en la cour des aydes, du 17 may 1563, ne seront imposez estailles.
Qu'à l'égard de M* Nicol Moët, son affaire sera examinée au conseil de la ville.
Assemblée générale du dimanche 5 mars 1563.
Claude Dorigny, bailly.
Il a été arrêté que dorénavant pour déterminer les affaires de la ville ne sera plus besoin d'appeler tout le peuple mais seulement :
Me Augustin Caillet, prévôt. Jean Chabot.
Pierre Debar, procureur du Claude Aubry, avocat du roy.
roy. Jean de Bar, eslu.
Claude Pupin , maître des Nicolas Parchappe.
eaux. Guillaume Marchand.
G. Maugérard, contrôleur. Jean Cousin.
Jean Charuel. Gervais Baudouin.
Robert Cuissotte.
Pierre Guyart.
Nicolas Cappy.
Jean de la Haye.
Pierre Graillet.
Philippe Charuel.
Quentin Parent.
Nicolas Mouton.
Pierre d'Avanne.
Pierre Caillot.
Guillaume Puppin.
Nicolas Dallier.
Pierre Mouton.
Toussaint Wary.
Geoffroy Droinet.
Pierre Le Duc.
Simon Guyart.
Claude Chabot. Pierre Peschart.
Jean Vautrin.
Lesquels, ou douze d'entre eux auront pouvoir d'aviser, décider et déterminer de toutes les affaires avec le bailly, lieutenant, procureur et eschevins.
Assemblée générale du dimanche 19 novembre 1564.
Claude Dorigny, bailly.
Zacharie Gonnebaut Michel Dano.
Denis Guyart, licencié es loh
Simon Carenjot.
Jean Le Roy.
Erard Montelon.
Nicolas Nicaise.
JeanLabron. Remy Michaudel.
Et plusieurs autres habitans en grand nombre faisant et .représentant la plus grande et saine partie des habitans auxquels nous avons fait faire le serment requis de bien et fidèlement délibérer.
Et les comptables contraints à rendre leurs comptes depuis vingt ans.
Assemblée générale du 11 décembre 1565.
Pierre Dorigny, bailly.
Les habitants déclarent qu'ils ne veulent soutenir l'assiette des tailles faite en la présente année par les assesseurs, à raison qu'il ont commis faute en se ravalant eux et leurs parents.
Assemblée générale du dimanche 17 août 1567, Augustin Caillet, lieutenant-général.
Pierre de Baudes, sergent royal, député au roy pour suplier sa majesté d'abolir les 7 sols et 6 deniers par queue de vin, pour l'argent être employé à la rectification de la chapelle saint Remy, avec ce que les habitants donneront par aumône; que le couvreur qui a couvert ledit clocher sera récompensé.
Assemblée générale du lundy 2 février 1568.
M« Claude Pupin, maître des eaux et forêts imposé à la taille opposant. Les habitants ne veulent pas soutenir le procez; mais sont d'avis qu'il restera à la taille au rôle où il est imposé.
Du vendredy 13 février 1568.
Que dans le procès intenté par Me Claude Pupin, les habitants n'entendent point soutenir les assesseurs, qui d'ailleurs n'ont pas fait la répartition comme ils le devaient.
Du mercredy 25 février 1568.
Que M e Claude Pupin n'est surtaxé à 26 livres ; qu'il est bien imposé, et ne doit ê,tre remis a son ancienne cotte ; et par ledit Pupin, que non-seulement il n'avait augmenté en biens, mais môme a perdu tous ses biens de Beauce.
Assemblée particulière du lundy 3 may 1568.
Par devant Réné Bouthier, escuyer seigneur de la Fuye, conseiller du roy et son bailly à Epcrnay.
M« Augustin Caillet, escuyer, Nicolas Meutier.
lieutenant-général. Jérôme L'Espi nette.
Me Jean Cousin, ad r . Nicolas Parchappe, eschevin.
Pierre Peschart, procureur Robert Cuissotte, ad«\
des habitans. Me Denis Guyard, ad'.
Jean Peschart. Jean Le Duc.
Baltazar Carlot. Daniel Robert.
Richard Oudan. Menon Parchappe.
Pierre Graillet, eschevins. Pierre de Moricaut, eschevins.
Pierre Le Duc.
Que Nicolas Lasnier, receveur des deniers patrimoniaux délivrera 250 livres pour les réparations de la ville et faubourgs.
Assemblée particulière du 3 may 1568, par-devant Réné Bouthier, escuyer, seigneur de La Fuye, conseiller du roy et son bailly à Epernay.
Arrêté qu'on ne laissera entrer dans la ville aucune gens de la religion prétendue réformée, garnis d'armes. Ainsi seront lesdites armes prises et vendues au plus offrant et les deniers provenant rendus et distribuez à ceux à qui appartiennent les dites armes ; et après qu'ils pourront sortir et entrer, allant et venant des champs avec l'épée et la dague, mais sans en abuser.
Qu'à l'égard des étrangers qui ne sont habitants de la ville leur seront aussi pris et leurs armes et gardées jusqu'à ce qu'ils sortent de la dite ville.
Que les clefs des portes de la ville, desquelles seront closes seront portées tous les soirs par les portiers et garde clefs ès mains du procureur des habitans.
22 juin 1568.
Qu'on plaidera contre les abbés et religieux d'Epernay sur la répétition de la somme de 12,000 livres qu'ils disent avoir payée pour la rançon baillée à l'armée du prince de Condé.
Que la ville est extrêmement foulée pour la solde de la garnison et autres troupes qui y sont, pourquoy le roy sera suplié d'avoir pitié des pauvres habitans, qui sont travaillés
de tailles, d'impôts, rançons, garnisons et autres travaux, qui les ont tellement appauvry qu'il leur est du tout impossible de fournir aucuns deniers.
Assemblée particulière en l'auditoire royal du vendredy 9 juillet 1568, par-devant René Bouthier, bailly.
Que les abbés et religieux d'Epernay contribueront aux vivres, nourritures et soldes de la garnison suivant le mandement du roy, jusqu'à ce que les députez envoyés a Sa Majesté soient de retour. Que si les dits religieux veulent nourrir le tiers de la garnison, ils seront déchargez du logement ; mais s'ils refusent on renverra la garnison eu leur couvent comme elle y est à présent.
Assemblée générale du dimanche 11 juillet 1568, Augustin Gaillet, lieutenant-général.
Lettres du roy pour lever 6,000 livres de taille ; qu'on y joindra la prisée des armes, bois, harnois et chevaux qui ont été pris par le commandement des habitants d'Epernay.
La diminution faite par le roy de 947 livres sur la taille, sera employée pour refaire les ponts. Les procureurs et eschevins feront un état des soldats de la garnison, lesquels se trouveront a dix heures du matin sous la halle ; que les villages exempts de chaussées fourniront chacun un harnois pour charrier les chesnes pour refaire les ponts. Qu'on lèvera 7 a 800 livres pour la réfection des ponts et portes de Chàlons et de Saint-Thibaut suivant la visite. Que le clergé y contribueront, nonobstant exemption, jusqu'à 947 livres 6 sols, et pour le surplus seront oster aux lettres du roy.
M« Nicol la Paulde, maître d'école; M« Jean Veron, sousmaître d'école aura 2 sols 6 deniers de chaque enfant par mois et le revenu de trois arpente de prés appartenant à la ville.
Assemblée particulière du 12 juillet 1568.
Qu'il sera étably un capitaine à la garde du pont;
Que sur l'opposition des religieux, qui remontrent leur pauvreté, on renverra à l'abbaye le capitaine et les soldats qui y étoienten garnison, jusqu'à ce qu'ils ayeut payé; et qu'au surplus le procez, qui est entre eux et les habitans, sera renvoyé en la cour du parlement.
18 juillet 1568. Augustin Caillet, lieutenant-général.
Que ceux qui ont esté en course par la ville se retireront devers le capitaine Peyer; que le capitaine sera prié de se comporter d'accord avec les habitans et donnera les noms des 20 hommes qu'il entend retirer pour la garde du faubourg du Pont.
Que les religieux seront requis de laisser la liberté de sonner les cloches, tant à la messe et vespres qu'aux batesmes et messes des prestres séculiers, et autres religieux; et qu'on demandera aussy un règlement pour l'aumosnier qui abuse du bien des pauvres et ne leur distribue comme il est requis.
Lundy 1" aoust 1568.
Encore tenue au sujet du capitaine Peyer pour que les soldats soient contenus et fixés.
Et ledit jour à deux heures de relevée, préparatifs pour la réception de la maison du Roy.
5 aoust 1568.
Que le capitaine Peyer et ses soldats s'assembleront sur la place avec un certain nombre de bourgeois armez et expérimentez, sous la conduite de Jérôme Moët, le jeune, capitaine de la milice bourgeoise.
Assemblée particulière du 21 aoust 1568, par devant Jean Cousin, ancien avocat.
Claude Aubry, ad* du roy. François Marchand, i. 11
Pierre Faguier. Pierre de Moricault.
Claude Petit. Jean Debar, eslu.
Dëputation au roy, pour qu'il plaise à S. M. de placer le capitaine Peyer et ses vingt soldats, et en mettre par S. M. autres tels qu'il luy plaira, parce qu'il vit à discrétion, et a tiré 1000 livres; ce qui, avec le passage des armées, ruine entièrement les habitans.
Que ledit capitaine Peyer fait état de 22,000 et tant de livres pour un grand moulin, qu'il fait faire sur le pont, avec un logement pour mettre 30 à 40 soldats de couvent qu'il projette de soutenir avec deux forts, qui coûteront encore 2000 écus, lesquels ne pourront être bàlis dans un an.
Et sont nommez pour députez au roy : M e Geoffroy Droinet, Pierre de Boudes, Pierre de Moricault, Pierre Peschard, procureur des habitans.
22 aoust 1568.
Que l'on donnera quelque argent au capitaine Peyer et à ses soldats.
Que ceux qui ne se trouveront aux assemblées seront ajournez par exploit.
Que le roy sera averty de toutes les malversations et concussions du capitaine Peyer et de ses soldats, qui se sont emparez du jardin des arquebusiers.
Que, suivant l'intention de Monseigneur le duc de Guise, on fera le jardin des arquebuziers en un lieu dit les Berceaulx, derrière et attenant le jardin des arbalétriers.
Et a été eslu Pierre Graillet, notaire, capitaine des arquebuziers, qui a prêté serment en tel cas requis.
Assemblée du 4 novembre 1568, par devant Robert Cuissotle, ancien avocat, en l'absence des bailly et lieutenant, et exerçant la juridiction du bailliage.
Philippe Devillers. Jean Parchappe, grénetier.
Claude Virton. Philippe Collet.
Jean Mahuet.
Laurent de la Pierre.
Pierre Surtet.
Denis Marmot.
OudinetFourteau.
Ont été lues lettres patentes du roy adressantes aux habitans qui mandent de recevoir le capitaine Deblis au lieu du capitaine Peyer.
Défense de par M. le duc d'Aumalc, lieutenant-général en Champagne, de ne recevoir personne dans la ville sans son attache.
Qu'il sera informé des malversations des soldats, et qu'on ira vers le roy ou vers Monseigneur le duc d'Aumale, gouverneur et lieutenant du roy en Champagne, pour que les habitans soient chargez de la garde du pont de Marne, attendu les frais et dépenses des soldats.
Que le procureur des habitans ira chaque jour aux portes, et mettra ordre à la garde, attendu les frais et dépenses des soldats, et commettra des habitans les plus solvables pour commander à la garde actuelle pour ne laisser entrer dans la ville aucun soldat avec arquebuse ni pistolets, pour éviter aux inconvéniens.
Que les capitaines Deblis et Peyer, qui commandent dans la ville, avec 50 et 60 soldats, les réduisent à 20, auxquels il sera payé 35 livres, savoir 25 livres pour les soldats et 10 livres pour les capitaines en attendant la solde du roy, dont le dit capitaine Deblis a obtenu lettres en date du 1er novembre 1568, addressantes aux habitans.
« De par le roy. Nos chers et bien amez. Pour ce que la sûreté de vos personnes, femmes, familles et biens, nous avons avisez de faire soigneusement garder le pont et passage de notre ville d'Epernay, nous avons commis le capitaine Deblis au lieu du capitaine Peyer au dit passage, lequel
Dimanche 13 novembre 1568.
17 novembre 1568.
nous avons fait retirer près de la personne de notre très-cher et très-amé frère le duc d'Anjou, notre lieutenant-général, avec 20 hommes que nous luy avons ordonné de lever et mettre sus, pour avec iceux y commander pour notre service. Nous avons bien voulu vous en avertir, afin que vous ayez à pourvoir à ce qui est nécessaire, tant pour loger les soldats, que pour ce qui leur est nécessaire. Afin qu'ils puissent demeurer sûrement à la garde dudit passage, vous leur ferez bâtir une loge, ou accommoder le logis le plus prochain dudit passage, si jà n'a été fait comme nous vous avons commandé, en sorte qu'il ne puisse avenir aucune surprise.
« Et pour ce que nous ne pouvons présentement fournir finances à cause de nos grandes dépenses, ne faudrez de leur fournir vivres et munitions, en attendant qu'ils soient payez de leur solde, ce qui vous sera rabattu, et de ce que vous aurez fourni auxdits capitaine et soldats, vous serez bien satisfaits et remboursez sans aucune faute.
« Ecrit a Saint-Maur-des-Fossez, le 12 septembre 1568. « Signé Charles, et plus bas, de l'Aubespine. »
S'ensuit la lettre de Henry de France, duc d'Anjou :
« Messieurs, vous entendrez que par le roy, mon seigneur et frère, pour pourvoir a la sûreté de vous et de vos biens et maisons, il a été avisé de faire soigneusement et diligemment garder le pont et passage de la ville d'Epcrnay, et pour ce qu'il en adonné la charge au capitaine Deblis, au lieu du capitaine Peycr, pour avec vingt hommes demeurer continuellement audit passage, et pour leur lever toute occasion de laisser et abandonner leditpassage, il est besoin les loger et accommoder de vivres, et choses nécessaires le plus tost que vous pourrez. Vous leur ferez bàlir une loge, tout joignant ledit passage du pont que vous ferez fraiser et fermer, en sorte que vous soyez à l'abri de toute surprise. Et en attendant qu'ils soient payez de leurs états et solde, vous ne
faudrez de leur faire bailler vivres, et ce qui leur sera nécessaire, et il n'y aura faute que vous en soyez remboursez sur leur solde. Priant Dieu, Messieurs, vous donner sa sainte grâce.
« Ecrit àSaint-Maur-des-Fossez, le 12 septembre 1568. «« Signé Henry, et plus bas, de l'aubespine. »
Et sur la lettre du duc d'Anjou, du 12 septembre 1568, signée Henry, on lit :
« Messieurs les procureurs et écbevins, ayant été averty que leroy a envoyé le capitaine Deblis, pour, en la place du capitaine Peyer, commander à vingt soldats sur le pont de votre ville, je vous ai fait cette lettre pour vous dire que maintenant vous ayez à le recevoir et faire pareil traitement ainsi que vous souliez faire au capitaine Peyer, et bailler la même maison où il logeait, sans qu'iccluy puisse prendre et lever plus grand nombre de soldats que les vingt que avoit ledit Peyer, attendu que pour ce temps il n'y a rien à craindre de ce côté-là. »
Assemblée du 2i décembre 1568, par devant Robert Cuissottc, avocat.
Qu'il sera baillé quelque argent et subsistance au capitaine Senac, commis à la garde du pont.
Ledit capitaine Senac a déclaré qu'il revenoit dcChaalons, où il s'était transporté ; que Monseigneur de Barbezieux, chevalier de l'ordre du roy, lieutenant général en Champagne et Brie, lui auroit ordonné de se retirer avec sa compagnie à Chaalons, Troyes ou autre part qu'il lui seroit ordonné, moyennant que les habitons se chargeassent de la garde du pont à leur frais, et en fissent leur soumission.
Les habitans onteonelud de se charger de ladite garde au département dudit capitaine Senac, et promis faire tout le devoir possible pour garder ledit passage, à leurs dépens, suivant l'intention du roy et son service, jusqu'à ce qu'il
plaise à Sa Majesté de lever ladite garde et en décharger les habitans. Dont acte sera délivré audit capitaine Senac pour servir et valoir en temps et lieu.
Assemblée du dimanche 16 février 1569, par devant Robert Cuissotte, avocat.
Qu'il sera levé 500 livres de tailles sur tous habitans, nobles, religieux et autres, pour fournir vivres et munitions aux soldats des compagnies du capitaine Peyer et du capitaine Senac, ordonnez à la garde du pont de Marne par Monseigneur le duc d'Anjou, que le pont sera refait le plus tost que faire se pourra.
12 février 1570. Pierre Debar, lieutenant-général.
On prendra les armes aux forains, en entrant dans la ville, et on leur rendra à la porte eu sortant.
Jean Gharuel, syndic ou procureur des habitans, Louis de Pampelune, escuyer, seigneur de Ghampcras, lieutenant-général, Pierre de Rochereau, eschevin, Claude Vary, eschevin, receveur des tailles, Reçoivent, au mois de mars 1619, la compagnie de cent hommes de pied du sieur Baradat, capitaine au régiment de Navarre, suivant les lettres patentes du roy au 21 mars, adressées à nos chers et bien amez les officiers de notre justice, manans et habitans de notre ville d'Epernay.
C'étoit pour la garde de la ville, comme l'on entend par la lettre du duc de Rethelois, qui leur marque que, quoiqu'ils aient toujours été fidèles au roy, que leur zèle cependant pourroit succomber au nombre des ennemis de Sa Majesté, pour quoy elle a choisi le sieur de Baradat, qu'ils doivent recevoir d'autant plus volontiers, qu'il est leur amy et voisin.
Le vicomte de Verneuil, capitaine-lieutenant pour le roy, reçu le 6 avril, ordonne que les capitaines des portes pren-
dront son ordre, et que les clefs lui seront remises ès mains. Il fut nommé par la ville, en conséquence des nouvelles lettres patentes du roy du 30 mars, contre-signées Pothier, qui rendent aux eschevins et habitans le gouvernement de leur ville.
Lesditcs lettres accompagnées d'une du duc de Rethelois, en conséquence, qui marque que, connaissant leur fidélité, il n'a pas besoin de les exhorter a se précautionner contre toutes surprises.
Lettre de M. de Pralin, du 28 avril, qui marque aux eschevins et officiers de justice que M. de Baradat luy mande de par le roy de faire relever la garnison, parce qu'il y a des entreprises formées sur la ville, où les ennemis de Sa Majesté ont des intelligences.
Lettre de M. d'Elbennc, en conséquence, qui les exhorte a rechercher les traîtres, sachant bien qu'il n'a point a se méfier du général des habitans, et que les avis viennent de Sedan.
Louis Godet, escuyer, seigneur du Tilloy, chef des assemblées de la ville, Pierre de Rochercau, eschevin,
Députez par acte du mai 1619 à MM. de Pralin et d'Elbenne pour les assurer de l'affection de la ville au service du roy, et les prier de vouloir leur dire qui sont les donneurs d'avis, afin que par eux en puisse connoître les coupables pour en faire justice.
M. de Bussy, lieutenant du roy, par provision du roy du 28 mars, prend possession le 3 may avec l'attache de M. le duc de Rethelois, lesdites lettres de provision registrées, pour, par ledit sieur de Bussy, résider dans la ville, en l'absence du sieur d'Elbenne, que le service du roy appelle ailleurs, et pour conserver celte place, qui est de la dernière importance pour le bien de la couronne. 11 en avoit prêté
serment le 30 avril entre les mains du duc de Rethelois, pair de France, gouverneur et lieutenant-général au gouvernement de Champagne et Brie.
Contestation entre M. de Bussy et M. de Baradat, pour avoir les clefs de la porte Lucas.
François Moët, procureur du roy, et Robert Charuel, députez, le 7 juin 1619, à M. le comte de Tresmes, sur ce que M. de Baradat, accompagné de huit ou dix de sa compagnie, se seroient jeté sur Jean Charuel, et lui auroient ostélesdites clefs que M. de Bussy lui avoit défendu de donner.
Le comte de Tresmes, lieutenant du roy et gouverneur d'Epernay, ordonne qu'il en sera écrit à MM. de Ne vers, de Pralin et d'Elbenne, et que cependant il sera informé, à la requête dudit Charuel, des voyes de fait, violences et indignes traitements commis en la personne dudit Charuel.
Déclaration du roy pour le licenciement des gens de guerre, signifiée le 10 juillet à M. de Baradat, avec ordre de rendre les clefs. La lettre de cachet du roy adressante au capitaine Baradat du 20 juin ; et le 23 juillet, les troupes de Baradat et toute la garnison sortit de la ville. En conséquence, la garde des portes remise aux habitans, qui ordonnent, par acte du 6 septembre, que ceux qui seront postez à cet effet, seront armez d'épées, et ne laisseront entrer personne qui ne soit de leur connaissance, et sans avoir déclaré d'où ils viennent, avec ordre d'arrêter les autres et tous mendiants vagabonds.
Pour quoy le même jour et par le môme acte, la porte fut refusée à Claude Capitain, soy-disant maître ès-arts en l'université de Paris et à tous ceux de sa suite, jusqu'à ce qu'il ait fait apparoir de ses ordres.
Me Charles Ozanne, régent du collège d'Epernay, gagé de 200 livres. Etienne de Veelu de Passy, reçu lieutenant du roy le 27 juillet 1620.
Délibération du 21 avril 1622 qui ordonne la garde être faite par tous les habitans capables de porter les armes, jusqu'aux sexagénaires, commandant à cet effet dix hommes et un caporal qui sera tenu d'aller prendre l'ordre chez le capitaine de la ville.
Edme Henry, eschevin, député par délibération du 20 juillet 1622 a Chaalons, pour aller prendre des poudres aux magazins. En conséquence, acte donné le 22 audit Henry de onze cents livres de poudre qu'il a rapportées, et le syndic avec les eschevins autorisez à faire faire deux cents boulets de calybre pour mettre dans le magazin de la ville.
Lettre de M. le duc de Nevers du 23, qui marque qu'il apprend avec joyc les ordres que MM. d'Epernay donnent à leur sûreté ; que, pour seconder leur zèle, il leur enverra, 1200 hommes de pied et 1500 chevaux avant l'arrivée du comte de Mansfeld, qui n'est pas si prest qu'on l'avoit dit, et qu'il aura soin de les avertir de toutes choses.
Arrivée du comte de Mansfeld. Délibération du l«aoust qui ordonne que la plate-forme sera garnie de canons; et que l'on travaillera incessamment à la bonde pour retenir les eaux.
Lettre du roy aux habitans d'Epernay, datée de Béziers, du 26 juillet 1622, par laquelle il leur mande que le comte de Mansfeld, attiré par ses sujets de la religion prétendue réformée, menace d'entrer en France, pour à quoy s'opposer, Sa Majesté a résolu de faire au plus tost une nombreuse armée ; mais qu'en attendant ils fassent si bonne garde jour et nuit, qu'ils puissent se garantir de surprise. Signé Louis et plus bas Loménie.
Guillaume Cloche élu syndic pour 1623.
Le comte de Mansfeld retiré. Lettre du roy du dernier janvier 1623, qui décharge les eschevins et habitans de la garde de leur ville.
- no- Assemblée générale du 13 novembre 1622, qui ordonne que M. l'archevêque de Reims sera très-humblement supplie d'accorder à la ville le père Augustin Fagnicr pour prieur claustral de l'abbaye, comme étant de bonne vie et mœurs, pieux, modeste, exemplaire, et ayant jusqu'à présent gouverné avec beaucoup de sagesse et d'économie le bien de la maison.
Barthélémy Droinet, élu syndic en 1624 pour 1625. Isaac l'Empereur, procureur syndic, élu en 1626 pour 1627, fait réparer le pont de la porte Saint-Thibaut. Robert Parchappe, élu syndic en 1628, continué en 1630. François Fagnier, Thomas Petit, eschevins.
Pierre Horguelin, Toussaint Vary, députez par acte du 12 juin 1629, vers M. de Berrieux, gouverneur de la ville, de vouloir bien s'y rendre au sujet d'une émotion populaire.
César Parchappe, grénetier, autorisé à fournir l'argent nécessaire aux députez. Ordre à ce que les capitaines tiennent les compagnies les plus complètes que faire se pourra jusqu'à ce qu'on ait nouvelles de M. de Berrieux, que les portes seront fermées à neuf heures du soir, ouvertes après quatre heures du matin, que garde sera faite toutes les nuits par un exempt et nombre convenable de soldats. Enjoint aux étrangers de sortir de la ville incessamment.
Assemblée du lendemain 13 juin 1629, au sujet de ladite émotion populaire, par-devant Claude Lhoste, escuyer, seigneur de Recy, bailly d'Epernay, qui ordonne qu'il sera député à M. de Vaubécourt, lieutenant-général pour le roy en Champagne.
Charles l'Empereur, Toussaint Vary, députez en poste à Paris pour représenter le bon droit des habitans au sujet de l'émotion populaire, et chargez de lettres de |M. de Berrieux.
Assemblée générale par devant M. de Miremont, seigneur de Berrieux, gouverneur d'Epernay.
M. Prévost, seigneur d'Erbelay, maître des requêtes, intendant de justice.
La ville condamnée à la contribution des fourrages pour la nourriture des chevaux de la compagnie de la reyne. Ladite contribution ayant été réduite en deniers, les habitans, par acte du 28 juillet 1629, délibèrent qu'il sera écrit à M. l'intendant cy-dessus pour que les élus, exempts des tailles, soient sujets à cette imposition, c'est-à-dire ceux qui dérogent à leurs privilèges, savoir :
Philippe Charuel, laissé président vétéran.
Toussaint Parchappe, tient des terres à ferme et traflque. Thomas Droinet, tient des terros de l'abbé de Notre-Dame
de Vertus et trafique.
François Fagnier fait trafic,
Pierre Marchand se fait marchand de bois et tient à ferme la seigneurie de Saint-Hillicr.
Avec plusieurs autres y dénommés ; entre autres: Nicolas Parchappe qui a vendu son état de controlleur. Robert Parchappe qui traflque.
Pierre Trémault, l'ainé, archer.
Jean Trémault, archer.
Assemblée générale entre les principaux officiers de S. M. à Epernay. Ouy les procureurs dudit seigneur roy, sur ce que les tailles sont mal réparties, et que les assemblées sont tumultueuses, n'étant composées que des gens de basse condition, les bons bourgeois négligeant d'y aller, et les riches intimidant les pauvres.