RÈGLEMENT
1° Nul ne sera syndic qu'il n'ait été échevin.
2° Nul ne sera échevin qu'il n'ait été collecteur des tailles,
sauf ceux qui en sont exempts par leur naissance ou leur privilège.
3° Que, des quatre collecteurs qu'on élit chaque année, le premier sera des officiers du bailliage ou prévôté. Election, grenier à sel, eaux et forêts, maréchaussée, avocats, greffiers, procureurs, notaires. Le second et troisième sera tiré des praticiens, bas officiers, bourgeois vivant de leurs rentes ou marchands et le quatrième des artisans ou vignerons.
4° Que pour éviter le tumulte ès assemblées, il n'y entrera que les officiers du roy, qui y prendront et garderont leur rang, comme de coutume, et que, comme la ville est composée de trois quartiers, qui ont chacun leur faubourg, leur porte, leur capitaine et leur lieutenant, est arrêté que le capitaine, ou, en son absence, le lieutenant assemblera sa compagnie, et qu'il sera choisy dans leur assemblée particulière, douze hommes de chacune compagnie ou quartier, desquels il y en aura au moins trois du faubourg de chacune porte, pour lesdits douze hommes de chacune compagnie estre conduits par leur capitaine ou lieutenant en l'assemblée générale, après cependant avoir prêté serment qu'ils ne donneront leur voix à ceux qu'ils nommeront pour collecteurs, que dans leur loyauté et conscience.
5<> Qu'il sera procédé en la môme forme à l'élection de deux échevins en la place des deux sortans, et d'un procureur syndic, par chacun deux ans.
6° Seront aussy nommez douze habitans de tous les corps les plus apparents de la ville pour assister les échevins ès affaires ; et ce qu'ils auront arrêté aura même force que si toute la ville étoit assemblée. Bien entendu qu'ils ne pourront point engager la ville, mais la régler.
7° Que si, dans le cours de l'année, il se présentoit affaire qui méritât la convocation d'une assemblée générale, elle se fera comme il a été dit cy-dessuspour l'élection des officiers,
et sera composée, comme a été dit, des officiers duroy et des 36 députes des trois portes, quartiers et faubourgsde la ville, qui en nommeront chacun douze.
80 Que les assemblées seront réputées générales et solennelles pourvu que les trois parts se tiennent sans que les absents ou malades puissent suppléer par autres députez môme de leur quariier. Pourra cependant le quartier, en cas que la moitié de ses députez fût absente ou malade, faire une assemblée à sa porte pour en nommer d'autres à leur place.
9<> Qu'en cette assemblée, les comptes des deniers de la ville seront de nouveau rendus depuis vingt ans, sans frais, sauf les ordonnances et arrêts.
10° Et afin que chaque famille participe à l'honneur d'être du conseil, ne pourront être élus aux charges d'échevins et du conseil le père et le fils, beau-père et gendre, deux frères ou beaux-frères, oncle et neveu, encore que ce ne fut que par alliance.
1 1° Que si pendant l'année il se contractait alliance entre ceux du conseil, ils continueront leur magistrature pendant le reste de l'année ; mais ils n'auront qu'une voix audit conseil, laquelle sera portée par le plus qualifié, et en cas d'égalité de charge, le plus ancien d'âge.
12° Que tous paquets adressés à ladite ville tant par le roy qu'autres ne seront ouverts qu'en présence des gens du conseil qui se trouveront lors en la ville.
Donné par nous Jacques le Prévost, seigneur d'Herbelay conseiller d'Etat, maître des requêtes, intendant de justice en la province de Champagne, à Epernay, le 4 aoust 1629. Signé Le Prévost et Louis Pageot, greffier.
Par acte du dernier septembre 1630, on dépêche a Chaalons vers M. de Vaubecourt pour être délivrée des vexations des gens de guerre.
Le régiment du baron de Canizy, en garnison à Epernay K
veut avoir la viande à autre prix que celuy du marché. Les habitons écrivent audit baron d'y donner ordre, et cependant somment le commandant de le faire dès à présent à ce qu'il n'en mésarrive, par acte du 25 novembre 1630.
Assemblée générale du dimanche 17 aoust 1567. Augustin Caillet, lieutenant-général.
Pierre de Boudes, sergent royal, député au roy pour supplier Sa Majesté d'abolir les 7 sols 6 deniers par queue de vin, pour l'argent en être employé à la réédification de la chapelle Saint-Remy, avec ce que les habitans donneront par aumône ; que le couvreur qui a couvert ledit clocher sera récompensé.
Assemblée générale du lundy 2 février 1568.
M« Claude Pupin, maître des eaux et forêts, imposé à la taille, opposant. Les habitans ne veulent pas soutenir le procez, mais sont d'avis qu'il restera à la taille au rôle où il est imposé.
Du vendredy 13 février 1568.
Que, dans ce procez intenté par M* Claude Pupin, les habitans n'entendent point soutenir les asséeurs, qui d'ailleurs n'ont pas fait la répartition comme ils le dévoient.
Du mercredy 25 février 1568.
Que M« Claude Pupin n'est surtaxé à 26 livres ; qu'il est bien imposé, et ne doit être remis à son ancienne cotte ; et par ledit Pupin, que non-seulement il n'avoit augmenté en biens mais même a perdu tous ses biens de Beauce.
Assemblée particulière du lundy 3 may 1568, par devant Rénô Bouthier, escuyer, seigneur de la Fuye, conseiller du roy et son bailly à Epernay.
M« Augustin Caillet, escuyer, Pierre Graillet. lieutenant-général. Pierre Le Duc.
M* Jean Cousin, ad.
Robert Cuissotte ad.
M« Denis Guyard, ad.
René Peschard, procureur
Nicolas Mention.
Jérôme l'Espinette.
Nicolas Parchappe.
Jean Le Duc.
des habitans.
Jean Peschard.
Baltazar Carlot.
Daniel Robert.
Menon Parchappe.
Pierre de Moricault.
Richard Oudan.
Lettres patentes du roy du 14 mars 1631, signées Louis et plus bas Bolîthilier, qui donnent ordre de fournir logement et étapes, aux troupes de MM. de Rambre et Sully.
Pierre Droyne, député en poste à Paris pour en empêcher l'effet ; et ce pendant arrivée de M. de Sully, commandant du régiment de Rambure, qui est prié de prendre patience, jusqu'au retour du député ; et certificat délivré audit sieur de Sully, qui s'est présenté devant la ville pour y mettre en garnison sept compagnies audit régiment ; mais qu'il a été prié par les habitans de différer les logements jusqu'à jeudy et jusqu'à ce que MM. les trésoriers de France, à qui on en avoit écrit, eussent donné ordre à faire fournir les étapes.
Ordonné le 27 mars qu'il en sera écrit par la ville à M. de Vignolles, gouverneur de la province.
M. de Sully supplié de différer le dernier jour du mois par acte de la ville, qui lui donne un nouveau certificat des instances qu'il a faites. Enfin assemblée générale du 10 avril qui ordonne que ledit régiment sera reçu dans la ville, dont les habitans garderont les portes suivant la coutume.
Pierre Marchand, César Parchappe, députez par acte du 8 janvier 1630 àChaalons, vers le maréchal de Marillacpour exempter la ville de logement des gens de guerre, attendu qu'elle fournit des étapes à cinq compagnies du régiment du seigneur d'Antilly.
Par acte du 26 juin 1630, ordonné qu'il sera fait garde
sur le pontd'Epernay, par tous ceux qui en sont capables, et qu'à cet effet il sera tiré au billet.
Acte du 1 1 avril 1631 , par lequel il a été arrêté qu'attendu l'absence de M. de Berrieux, gouverneur de M. de Passy, lieutenant du roy, les clefs de la ville seront mises ôs-mains de M. le baron de Mareuil-en-Brie, commandant aux compagnies établies pour la garnison de cette ville, les habitans étant assurez de l'amitié et fidélité du seigneur de Mareuil, leur amy et voisin.
Sur ce que plusieurs honnêtes filles, tant de la ville d'Epernay que des environs, nous ont fait proposer qu'elles étoient en volonté, sous le bon plaisir de N. S. P. le Pape, du roy et Mgr l'archevêque de Reims, de M. notre gouverneur, qu'elles établiroient à Epernay, si on l'avoit pour agréable, un couvent du tiers ordre de Saint-François de Paule, dont l'institution seroit d'enseigner gratuitement les filles en la doctrine chrétienne, lire, écrire et ouvrager.
L'affaire mise en délibération tout d'une commune voix, avons agréé et consenty que ces saintes filles, établissent dans cette ville d'Epernay un couvent du tiers ordre de Saint-François de Paule, et pour en féliciter l'établissement et témoigner combien nous estimons comme chose nécessaire à notre petite ville, non-seulement nous donnons toutes permissions et agrémens à ces dites saintes filles, lesquelles seront aydées à obtenir leurs privilèges tant de N. S. P. le Pape, que du roy, de Mgr l'archevêque de Reims, M. notre gouverneur, pour raison de quoy lesdites filles ne seront tenues d'aucun frais.
Pierre Horguelin, Thomas Droynet, députez à Chaalons par acte du 1« septembre 1631.
Six caques de vin blanc clair et du meilleur qu'il se pourra trouver, présentés a M. de Vignolles, autant à M. d'Elbenne.
Lettres du roy du 15 juillet 1632, par lesquelles nous est
mandé de recevoir le régiment du comte de Nanteuil et fournir étapes. Ledit comte supplié de surseoir son entrée de trois jours, afin de députer au roy Louis Godet, lieutenant criminel, seigneur de Tilloy, César Parchappe, grénetier.
Retour de MM. de Tilloy et Parchappe qui rapportent une ordonnance du roy au comte de Nanteuil de faire sortir cinq compagnies de celle ville pour aller au bourg d'Avizc, pour quoy il fallut faire plusieurs sommations audit comte, qui ne sortit qu'après avoir exigé de l'argent qu'on lui accorda. Pour quoy Isaac du Verger, député à Paris, par assemblée générale du 1« aoust 1632 pour s'en plaindre et, obtenir le remboursement des sommes induement extorquées et le remplacement de celles fournies par ordre de la cour.
Par acte du 20 février 1633, état des remontrances faites aux trésoriers de France, de plus de 70,000 livres fournies d'étapes aux régiments d'Attichy, de Canizy, Rambures, Nanteuil, Navailles et à la garnison de la ville, et autres choses à quoy elle a été condamnée dont elle est ruinée d'autant plus que l'on n'a guère recueillyde vin dans cette année stérile, pour quoy plaise à ces Messieurs se joindre à la ville, luy donner lettre adressante au roy pour obtenir une somme ou une imposition sur l'élection et les voisines, pour quoy M« François Debar et autres députez en cour.
Cependant on envoie à la ville une compagnie des cuevaulégers en vertu d'une lettre du roy, et le S»- de la Fuye, capitaine lieutenant de la compagnie du cardinal de La Valette, qui se sont présentez pour entrer dans la ville; pour quoy François Fagnier, député à Chaalons au roy et à M. le comte deSoissons, gouverneur de Champagne, sur la lettre du roy du 26 avril.
Le 19 avril 1634, M. de La Fuye se présente avec la compagnie du cardinal de la Valette, pour entrer en garnison dans la ville, prié de différer, faute de magasins ; et le 20, L 12
s'étant présenté do nouveau, refusé pour les raisons susdites.
François Moèt, procureur du roy au bailliage et prévôté présenta, le 22 avril 163'i, ordonnance des trésoriers de France pour la fourniture de foins, fourrages et avoine qui doivent être faites par les villages des environs d'Epernay pour les chevaux de la compagnie du seigneur cardinal de La Valette.
25 quintaux de foin à 15 sols le quintal.
80 boisseaux d'avoine à 6 sols le boisseau.
50 bottes de paille à 1 1 sols le quintal.
Thomas Droinet, député à Paris le 29 octobre 1634 à M. d'EJbenne pour, par son moyen, obtenir que la compagnie de M. le premier ne vienne point à Epernay (c'était M. de Saint-Simon).
Nicolas Noël, élu eschevin, ayant été insulté et battu par Pierre Hennequin et son fils, ordonné qu'à la requête des syndics et eschevins, il sera informé contre le père et le fils des insolences et voyes défait parade du 2 novembre 1634.
Les communautés de Troissy, Mutigny, Verneuil haut et bas, Vincelles, Cuchcry, Belval, Bisseuil, Huiry, condamnez chacun à 30 livres d'amende, par acte du 3 novembre, pour avoir refusé de fournir leur contingent de fourniture pour la compagnie de Saint-Simon et pour s'y être venu opposer insolemment en troupes de vignerons et de manouvriers armez.
Les habitans outragez par les soldats de M. de Saint-Simon, premier escuyer et favory du roy, prirent les armes, les défirent et les jetèrent dans les puys qui étoiont alors dans presque toutes les rues d'Epernay. (Note de Berlin du Rocheret).
Louis de Pampelune, député par acte du 5 janvier 1635, à Paris ou en tel endroit que sera le roy. Permis à luy de
choisir d'entre les habitans pour adjoints ceux qu'il luy plaira. Ordonné qu'il lui sera fou rny l'argent nécessaire- Acte du vingtième jour de mars 1G35, qui ordonne qu'il sera écrit à M. de Berrieux, gouverneur d'Epernay, au sujet des armes qui sont dans la ville et redemandées par M. d'EIbenne pour luy être remises entre les mains sur les ordres du roy.
Par acte du 6 may 1635, ordonné que les curé et vicaires feront leur résidence, non dans l'abbaye, mais dans la ville, qui n'a qu'une paroisse, et plus de 3,500 communians, ce qui n'est pas commode aux habitans.
Lettres patentes du roy et plus bas Routiiilier, pour recevoir la compagnie des gendarmes de Sa Majesté, en garnison le 17 may. Le 13, M. dutlallier, capitaine, prié de différer jusqu'à ce qu'il y ait tfes magasins. Mandement du roy, daté de Château -Thierry du 21 may, de faire garde jour et nuit aux portes et endroits avancez, que les capitaines des portes soient assidus.
Ordonné que les portes seront visitez, qu'il sera pourvu aux poudres ; que les habitans tiennent leurs armes prêtes et se pourvoient de poudres, et qu'il sera envoyé à M. Gargans, commissaire général, des poudrés pour la provision de la place et le remplacement de ses magasins.
Acte du 6 juin qui ordonne que la poudre sera raccomodee et le syndic autorisé à la faire mettre en autres vaisseaux.
Et par assemblée générale du 17 juin, les capitaines et chevaliers du jardin de l'arquebuse suppliez de la part de la communauté de vouloir permettre de loger la poudre tant dessous que dans le grenier du corps de logis du jardin, au plus commode que faire se pourra, à charge et condition que celuy qui sera roy et abattra l'oiseau sera exempt du droit de courtepinte comme du droit du huitième.
Ordonnance de la ville du 22 juin contre la peste. Défense de garder bestiaux, pièges, ordures, etc. Défenses de jeter les bêtes mortes par-dessus les murs de la ville. Récompense aux dénonciateurs.
Du 4 juillet 1635. — Ordonné que ceux, qui seront de garde, seront tenus de le faire en personne, ou, en cas d'excuse légitime, commettre une personne capable en sa place, à peine d'amende de 3 livres. Défense de laisser entrer aucun habitant de Reims, ni aucun venant de Reims.
Punition exemplaire depuis le 23 juillet jusqu'au 7 aoust de tous les habitans qui ont été à Reims contre les défenses. Chassez hors des faubourgs, amendes de 30 livres, les meubles et marchandises qu'ils ont achetez, bruslez sur la place.
Ordonnance du roy registrée et affichée. — De par le roy. Il est expressément enjoint et ordonné aux maires et eschevins de la ville d'Epernay de faire veiller soigneusement sur leurs passages, pour, suivant et conformément à l'ordonnance de Sa Majesté, du 16 septembre dernier, qui leur a été ci-dessus envoyée, arrester tous gentils hommes et autres sujets à ban et à arrière ban, qui reviendraient de ses armées sans congé de ses lieutenants-généraux, leurs osier leurs chevaux et armes pour être mis ès mains des notables bourgeois, ainsi qu'il est porté par ladite ordonnance; et pour leurs autres hardes et équipages être donnés à celui ou ceux qui les auront arrêtés, ou donné connoissance de leur arrivée ; désirant Sa Majesté bien gratifier pour les convier d'y prendre garde avec plus de soin et vigilance, sans laisser auxdits gentilshommes que la seule liberté de s'en aller à pied, privés et destitués de toute commodité pour châtiment de leur lâcheté, à peine aux officiers de désobéissance et de répondre en leur propre et privé nom du préjudice que leur négligence ou connivence pourroil apporter au bien du service de S. M. Fait à Bar-le-Duc, le 6 octobre 1635. Signé Louis, et plus bas Pheuppeaux.
Acte du 8 octobre pour se préparer à recevoir le roy. François de Bar se transportera à Châlons devers M. le comte de Soissons.
Acte du 12 novembre, qui députe le syndic à M. le cardinal de Richelieu, pour retirer le régiment de sa dite Eminence, qui étoit dans la ville.
Anthoine Henry, procureur syndic élu en 1636.
AdamBabault, ) „. . , . t t
. , , Elus échevins entrants.
François Souchet )
Du 22 novembre 1635. — Que les murailles seront visitées, et que M. de La Touche sera supplié de voir que le nombre des soldats et habitans étant trop grand ne peuvent subsister et s'incommodent l'un et l'autre.
Du 29 novembre. — Pour prier M. le cardinal de retirer la garnison.
Du 2 décembre. — Députation à M. de La Touche pour os ter les compagnies qui sont dans la ville, suivant l'ordrj de M. le comte de Soissons.
Le 4 décembre, procès-verbal de la ville contre N... f envoyé de M. le comte de Soissons refusant de bailler des règlements ou de faire exécuter ceux faits pour la subsistance de la garnison, et que ledit procès-verbal sera envoyé à M. de Choisy, intendant de justice en Champagne.
M. de la Touche, commandant d'Epernay pour le comte de Soissons.
Charles l'Empereur fait esche vin par assemblée générale du 10 février 1636 qui dépose Adam Babault.
La prise de la ville par M. de Soissons n'empêche pas qu'on ne reconnoissc toujours M. de Choisy, intendant, demeurant à Chaalons, puisque, par acte des 18 et 20 février, on poursuit la plainte portée par l'envoyé de M. de Soissons, et qu'on nomme trente des principaux habitans pour s'op-
poser a ce que ceux delà garnison ne fassent point de faux sursaux, cl ne se mêlent d'aucune autre affaire.
Peut-être que la démission d'Adam Babault avoit été à cause de l'intelligence qu'il pouvoit avoir avec M. le comte de Soissons, puisque, par assemblée générale du 9 mars 1636, il est ordonné que les gardes seront renouvelées avec capitaine, lieutenant, sergent et caporaux, et qu'il sera tiré au sort pour savoir de quelle porte l'on sera.
Acte du 11 avril 1636, portant que remontrances seront faites à iM. de la Fosse, conseiller du grand conseil étant de présent à Epernay, au sujet de la discorde d'entre les religieux de l'abbaye ; ce qui cause un grand scandale.
Ordonnance du conseil de la ville du 13 juin pour la réparation des portes et ponls-levis, celles du pont de Marne, mises au rabais ; et que les papiers qui concernent la ville, et sont entre les mains de César Parchappe, seront remis en celle du syndic, pour être déposées au coffre public. Acte à Charles l'Empereur de ce qu'il a remis ceux qu'il avoit.
Du 8 juillet. — (Jue les habitans se fourniront d'armes et de munitions; que deux ravelins seront construits aux deux côtés de la bonde de la Motte , flanquez de fossez ; les barrières des portes réparées ; que les pierres des tours tombées dans les fossez seront reportées, et que garde sera faite par tous les habitans àgez de 20 ans et au-dessus, et ne quitteront leur faction, que ceux qui doivent les relever ne soient arrivez. Défenses de porter des décombres sur les remparts, et de désemparer la garde pendant le jour sans permission du caporal, à peine de 60 sous d'amende.
Du 27 juillet. — (Jue les capitaines commis aux gardes pourront condamner les défaillans, délinquans, jusqu'à 60 sols, qui seront payez nonobstant opposition, même emprisonner les insolents, dont ils dresseront proccz-vcrbal pour être porté au conseil de la ville. »
Du 1" aoust. — Qu'on retirera delà poudre et des boulets des magasins de la ville.
Du 6 aoust. — Ordre aux étrangers, habituez dans la ville, d'en sortir dans six mois, et aux habilans qui leur ont loué des maisons de les en faire sortir dans ledit temps aux peines portées par ledit conseil.
Et au sujet des lettres qu'on a reçues du roy aussy bien que de l'abbé de la Charmoye et de Tabbesse d'Argensolles, sur l'avis qu'on a que les Lorrains se retirentdans leurs maisons; qu'ils ayent à ne les y plus retenir, et qu'ils en donnent avis au roy ou au gouverneur de la province.
Du 16 aoust. — Ordonne qu'il sera bâti quatre logements de bois à la Motte proche le ruisseau ; à ce faire les charpentiers contraints. Ordre à Thomas Petit de sortir de la ville avec sa famille pour y aller habiter, et qu'il luy sera fourny nourritures et pensements et médicaments et a quelques autres de même infectez ou soupçonnez de lèpre. Ordonné qu'il sera fait une fosse de cinq pieds de profondeur pour enterrer l'enfant dudit Petit.
Continuation de l'ordonnance contre les étrangers, et sera l'abbé d'Epcrnay requis de congédier ceux qui sont à sa suite.
Du 23. — Que le pont-levis de la porte de Chaalons sera garny de grilles.
Du 4 septembre. — Que les nourritures et médicaments seront fournys aux malades du faubourg d'Igny ; ordre aux chirurgiens d'y aller et rester dans les autres faubourgs avec 120 livres par mois pour eux et leurs médicaments.
Remontrances faitesau roy pendant le mois d'octobre pour empêcher que le régiment de Picardie ne vienne en garnison à Epcrnay, à cause de la contagion.
Par acte du 1 "janvier 1637, ordonné que les deux premiers prêls seront payez à la garnison d'Epcrnay, laquelle est corn-
posée de dix-huit cents hommes, avec l'état-major du régiment de Picardie, et douze cents hommes de la garnison ordinaire et il officiers pour l'état-major.
Députation de la part de la ville et de la garnison à Monseigneur le maréchal de Chàtillonct à M. d'Orgeval, intendant, du 23 janvier 1637.
François Virton, boulanger, arrêté pour sédition et insolence et discours tendants à empescher les officiers de ville de prêter les nouveaux serments au roy exigés par lettres patentes. Ordonné que son procez lui sera fait par acte du 8 mars 1637.
Le 3 juin, six poinçons de vin présentez à Chaalons à MM. le maréchal de Châtillon, de Vaubécourt, de Belfond.
Six feuillettes du meilleur vin pour M. de Vaubécourt du 16 septembre, et une à son secrétaire, pour les prier de conserver leurs bonnes grâces à la ville et leur rendre service auprès des commissaires nommez par le roy pour la faire payer des emprunts et avances, et pour décharger la ville de la garnison. Et en cas qu'on ne puisse l'obtenir, Charles l'Empereur priera M. le baron de Molins de s'y intéresser, de demander cette ville pour garnison à la compagnie avec nombre de villages sufïisans pour la subsistance d'iccllc.
Robert le Philipponnat, seigneur de Cuys, prévôt d'Epernay.
Autre char de vin envoyé à M. de Vaubécourt, le 15 novembre.
Le capitaine du Pays, étant avec ses carabiniers en garnison à Epcrnay, sommé d'en sortir le 6 février 1638 ; en conséquence des lettres royales données à St-Germain-en-Laye.
Du 12 mars 1638. — Nouvelle garde de quatre hommes et un sergent à chaque porte, pour éviter aux inconvénients de la multitude des étrangers, qui abordent, et même des soldats, à peine de dix livres d'amende contre ceux qui désempareront leurs postes, à l'heure du dîner ou autre.
Assemblée générale du 14 mars qui ordonne la levée de 5Ô00 fusils à 19 livres pièce.
Députation de M. d'Elbenne du 8 avril 1638, pour empocher l'effet d'un emprunt de 1000 livres, que le roy demande, et à MM. de Besancon, intendant, de Vaubécourt, lieutenant de la province, de Berricux, gouverneur de la ville.
La compagnie des gardes de Monsieur en garnison le 11 avril.
Ordonnance du dernier avril de M. de Besançon qui oblige les habitans de payer l'entretien de la compagnie de Monsieur, publiée à son de tambour le premier may ; pour quoy les cavaliers sortiront de la ville, et, le lendemain 2 may, ordonné, qu'en cas de refus par les cavaliers de sortir, nombre suffisant des habitans seront mandez pour les y contraindre, en sorte que force demeure a la ville, et qu'à cet effet et pour empêcher le désordre, sera seulement ouverte la porte de Chaalons. La compagnie de Monsieur, frère du roy, sortit le 3 avant qu'on eut reçu les lettres de M. de Besançon, qui faisoit savoir que cette compagnie n'étoit pas comprise dans l'ordre que le roy avoit donné de faire sortir les cavaliers d'Epernay. Pourquoi députation à mon dit seigneur de Besançon, a Reims, ou à M. le maréchal de Brézé, pour leur faire entendre les raisons pour lesquelles lesdits habitans n'avoient point voulu laisser rentrer dans leur ville ladite compagnie, après qu'elle en étoit partie.
Acte du 6 may qui ordonne aux députez de la ville de rester à Reims jusqu'au retour de M. le maréchal de Brézé, pour l'informer des désordres commis par la compagnie de Monsieur restée dans les faubourgs.
Acte du 7 may 1638, qui autorise François Fasgnier, Pierre Vary, Georges Henry a un empruntde 3000 livres, pour payer les dépenses de la compagnie de Monsieur et de celle de M. d'Elbenne, et que M. de Champfort sera député vers M de
Vatmon, commandant la compagnie de Monsieur, pour lui faire entendre qu'il n'y a ni foin, ni avoine dans la ville.
Et le 8, cent habilans nommez pour s'opposer aux entreprises de S* de Vatmon. Et ce pendant députation à MM. le maréchal de Brézéet de Besançon. Dudit jour emprunt de 2000 livres fait par François Fasgnier pour satisfaire la compagnie de Monsieur; et ceux des habitans, qui refusent de s'y obliger, condamnez en 60 livres d'amende.
Assemblée générale du 9 may 1638, sur un tumulte arrivé en la ville, qui ordonne un corps de garde et une sentinelle au beffroi ou clocher d'Epernay.
Députation à M. d'Elbenne pour lui remontrer que les voyes de fait, commises par des particuliers contre ses cavaliers, n'ont jamais été dans la vue ni l'intention de l'offenser ny ses cavaliers, et que François Fagnier, procureur syndic, n'a jamais prononcé la parole dont se plaint ledit S' d'Elbenne, et qu'il n'a rien fait ny rien dit que ce qu'il (Huit obligé de faire en sommant les susdits cavaliers de sortir de la ville.
Du 11 may 1638. — Faute de s'obliger aux emprunts nécessaires, sont condamnez à l'amende.
Claude Vary à 3n0 liv. Philippe Charuel l'aîné, 50 liv.
Robert Parchappe, 300 liv. Philippe Charuel le fils, 50 liv.
La V* Simon Beuvart, 300 liv. François Parchappe, 50 liv.
Florim. de Rochereau, 3001. Nicolas Moreau, 50 liv.
Georges Cloche, 100 liv. Pierre Courant, 50 liv.
Robert Hennequin, 100 liv. Etienne Stapart, 50 liv.
Guillaume Caillot, 50 liv. La V« Guillaume Cloche, 100 1.
Thomas Beuvart, 100 liv. Denis Petit 50 liv.
Pierre Caillct, 50 liv. François Hennequin, 50 liv.
François Maillard, 50 liv. Robert Hennequin, 100 liv.
Et beaucoup d'autres et qu'en attendant les condamnations, Pierre Vary empruntera 3000 livres.
Acte du H may 1638, qui ordonne que 2400 livres seront payez à M. d'Elbenne.
Du 16 may. — Députation du maréchal de Brézé, à Rethel, à M. de Besançon à Courtagnon, pour savoir les ordres du roy au sujet de la garnison d'Eperoay, qui consiste au régiment de Brézé, les compagnies de Monsieur, conduites par M. d'Elbenne, et des chevau-légers de M. de Vatmon afln d'en obtenir le délogemcnt ou du moins de quoy les faire subsister.
Du 17 may. —Sommation par M. deGuiterie, commandant du régiment de Brézé, de faire entrer dans la ville 13 compagnies dudit régiment. Remontrance des habitants qui ont fourny aux chevau-légers de Monsieur, huit vingt livres par jour, et 30 livres pour les ustanciles pendant vingt-et-un jours, ladite compagnie composée de 89 hommes, sans y comprendre la dépense faite chez leurs hostes qui excède de beaucoup plus.
Du 19 may. — Acte qui renvoyé François Fagnier à Rethel devers M. le maréchal de Brézé pour lui faire entendre que ce n'est par désobéissance, mais par impuissance qu'on n'a pu recevoir son régiment dans la ville, vu la pauvreté et misère de ses habitants, les dettes et engagements de la communauté ; le supplie de renvoyer Robert le Philipponnat, prévôt de ladite ville, retenu pour raison de ce par ce maréchal. Et en cas qu'on ne puisse obtenir le délogement de la garnison, lesdits Philipponnat et Fagnier autorisezà demander au moins qu'il soit fait une répartition sur les villages de lachâtellenie pour la subsistance de tant de troupes ; ce qu'ils tâcheront d'obtenir de M. de Choizy, commissaire pou r faire lever ces deniers.
Du 22 may. — La garnison voulant vivre à discrétion, faute par la ville de fournir la subsistance, ordonné qu'il sera emprunté 900 livres.
Du 23 may. — Les 12 compagnies de la Gui le rie, du régiment de Brézé entrées dans la ville, priées de se contenter de ce qui leur sera fourny pour le présent, et que dans la suite elles auront contentement; et députation à M. de Choisy, intendant de l'armée de Champagne, pour pourvoir à la subsistance d'une si forte garnison.
Le 26 may, emprunt de 500 livres à M. Jean de Vert, plus de 240 livres pour le S* de la Guiterie.
Le 30 may, les villages contribuables pour la garnison d'Epernay poursuivis.
Répartition de 8,000 livres sur la ville pour l'acquitter envers MM. de Vaubécourt et de Vert, par assemblée générale du 20 juin.
Le S»- de Chanfort fait contrôleur aux revues pour les effectifs de la garnison d'Epernay par commission de M. de Mesgrigny, intendant de Champagne, et de M. Le Fèvre, seigneur de Fontaine et Cernon, trésorier de France à Chaalons, registrée àEpernay le 6 novembre 1638.
Le 7 novembre, envoyé six feuillettes de vin pour M. le comte d'Estaing, iesdits S rs Fontaine et M. Clozicr.
Du l« r mars 1639. — François Fagnier, Pierre Bcschcfer, députez àChaalons pour solliciter des fonds pour la subsistance de la compagnie écossoise et la compagnie des gendarmes de la reine.
Du 13 avril. — Résolu qu'on feroit une avance de mille livres aux gens de guerre.
Acte du 12 may, que la compagnie des gendarmes de la reine sortira d'Epernay, moyennant 1600 livres qui seront advancées par François Fagnier, syndic.
François Moet, capitaine de quartier, insulté par Jean Petit, à qui ordonné que le procez sera fait et parfait par assemblée.
Du 29 juin. — Que les capitaines des portes seront priez de continuer leurs charges, et qu'ils jouiront des franchises et exemptions à eux ci-devant accordées, que la garde sera continuée jusqu'à ce que les environs de la ville soient délivrez des gens de guerre ; que les portes seront mises en état d'être toujours bien fermées, et que requête sera présentée à Monseigneur de Choisy pour la levée de 8000 livres.
Du 14 juillet. — Le régiment de Saint-Luc refusé à la porte jusqu'à ce qu'on ait représenté à M. de Choisy l'impossibilité de le loger, vu la pauvreté de la ville, les grandes charges et contributions. Le régiment reçu le 16, après la revue des effectifs tant officiers que soldats ; et du 17, que les soldats de Saint-Luc logeront un à un ; qu'on députera au roy, pour faire déloger la garnison, le lieutenant de Pampelune, et le S' de la Brosse, lieutenant de robe courte.
Acte du 19 juillet, qu'il sera payé 215 livres par chacun jour pour la subsistance du régiment de Saint-Luc, lequel régiment sera tenu de déloger dans quinze jours ; que répartition sera faite sur les plus solvables de la ville.
Du 9 et 13 aoust. — Ordonné que Charles l'Empereur et Jacques Deu se transporteront a Chaalons vers M. le comte de Vaubécourt pour faire déloger le régiment de Saint-Luc, et que ledit seigneur sera assuré de la reconnoissance et des remerciements des habitons pour la patience qu'il a d'attendre à être payé de ce qu'ils lui doivent.
Du 16 aoust. — Que le régiment sortira moyennant 350 livres, et du 2»e septembre, M. de Vaubécourt remercié du soin particulier qu'il a de la conservation des habitons d'Epernay.
Du 19 octobre 1639. — Emprunt de 2,500 livres par Augustin Stapart et Guillaume Caillet.
Du 23 octobre. — Envoy de deux caques de vin en bou-
teilles à Sainte-Ménehould pour M. le maréchal de Châtillon et M. de Vaubécourl (1).
Du 1« février 1650. — Recrues pour le régiment du cardinal Mazarin, qui font désordre dans les faubourgs.
M. le chevalier de Rivière étoit gouverneur.
MM. Fagnier, lieutenant criminel, Le Prévôt et Le Preux, députez à Paris pour les désordres dudit régiment. Six escouades des habitants commandez avec un corps de garde le 23 février en la maison abbatiale.
Assemblée générale du 2 mars, par laquelle ordonné qu'il sera payé 8000 livres dans quinze jours audit régiment et qu'il sera vendu par M« Pierre Maupin jusqu'à 60 arpents d'usages.
(1) Interruption et lacération du second registre de l'hostel de ville d'Epernay, bien marquée par un grand vuide après ces actes du 2 novembre 1639.
Et sur la première page folio suivante est écrit à côté d'une barre qui la raye en entier.
Nota qu'il y a un autre registre du conseil qui commence en Tannée 1639 et qui finit en l'année 1649, que M 0 Georges Le Preux doit avoir entre ses mains. (Note de Berlin du Rocheret.)
(2* Continuation du deuxième registre de l'hostel de ville d'Epernay, après l'interruption de dix années dont M' Georges Le Preux doit avoir les registres entre les mains. (Note de Bertin du Rocheret.)
Assemblée générale du 24 avril 1650.
Le régiment de Piémont logé dans les faubourgs suivant l'ordre du roy.
Les 18 compagnies de Mazarin occupant la ville le 6 may. Le vicomte de Soudé, blessé par la rupture du pont-levis. Georges Henry, lieutenant général, brouillé avec la ville.
Le 16 aoust, on cure le pont de la porte Lucas, et on fait garde jour et nuit ; les prisonniers de la bataille de Somme- Py menez a Epernay.
M. de Baye, nommé gouverneur d'Epernay, maréchal de camp, par lettres du roy du 4 may 1650. Signé Louis et par la reyne régente.
M. de Baye, lieutenant-colonel du régiment de Lyonnais logé chez M. Parchappe.
Ordonnance signée de iuy du 26 aoust 1650, pour faire rompre une arche du pont, faire réparer la contrescarpe vis-à-vis la bonde de la porte Saint-Thibaut, faire la garde, faire revue delà garnison attendu l'approche des Espagnols, qui sont à Sept-Saulx ; courriers à Bisseuil, Tours-sur- Marne. Les portes Saint-Thibaut et Lucas fermées et murées. Une bassecule de bois construite entre les deux ravelins de celle de Chaalons.
Du 31 aoust. — Que les religieux et religieuses seront mandez à la garde et fourniront chacun deux hommes, et M. l'abbé un, tout équipez, payeront comme les autres habitans les taxes pour les réparations et payements de la garnison.
Du 5 septembre. — Qu'on fournira une queue de vin pour la boisson du marquis de Senneterre, et que, pour faire sortir ses troupes de la ville, lui sera fourny 36 boisseaux de froment, 12 boisseaux d'avoine.
Du 14 septembre. — Une troupe de cavaliers et infanterie
se présente de l'autre côté de la rivière, disant qu'ils ont ordre du roy d'entrer dans la ville. On leur a fait passer une nacelle pour prendre trois cavaliers, lesquels dévoient communiquer ledit ordre. Ce qui ayant été fait, il a été délibéré qu'on écrira à M. de Baye avant que de les recevoir. Ces troupes étoient passées dans la ville le 16 septembre.
Du 21 septembre. — Que M. de Létrée, ayant demandé à la ville des hommes pour garder la rivière, sera répondu à MM. de ChouilIyetd'Alhys que la ville n'en a pas trop pour se garder elle-même.
L'armée du maréchal de La Ferté Senneterre ayant longtemps logé à Epernay et és environs, on ne put renfermer les foins et fourrages qui, pour surcroit furent inondez par le débordement de la rivière. Le maréchal de Pralin, prié de changer la route, faute d'étape, et qu'il n'y a point de passage jusqu'à Chaalons, le pont d'Epernay et les autres étant rompus.
Les échevins députez à M. le duc de Bouillon pour le reconnaître seigneur le 31 mars 1651.
Chacun pille. Nicolas Cœur de Roy, lieutenant de la porte Saint-Thibaull levoit des contributions. A lui défendu de rien lever dedans ni dehors de la ville sous quelque prétexte que ce soit.
Le 18 may, le régiment d'Estampes.
Le 20, deux compagnies du marquis de Sillery. Le 27, trois compagnies de cavalerie du régiment de Cléry.
Le 28, une compagnie de cavalerie de M. de Pralin.
Emprunt de 1000 livres pour envoyer mille boisseaux d'avoine à M. de Bouillon.
Du 7 juillet. — Lettre du conseil d'Epernay, à M. l'archevêque de Reims qui veut faire nommer le S* Violard, cha-
noine de la Sainte-Chapelle, député des ecclésiastiques du bailliage d'Epernay aux Etats qu'il veut tenir, que les lettres de convocation doivent être adressées au doyen et curez, lesquels doivent élire leurs députez ; et que si Ton nomme ledit S' Violard par préférence, il ne peut y avoir liberté de suffrages.
Par acte du 17 décembre 1651, sur le rapport fait du désordre qui étoit au collège où les écoliers n'alloientpas pour être instruits, parce que M« Etienne Fagnicr qui en est principal et maître avait trop d'occupation, que ledit M« Faguier seroit mandé en un conseil qui seroit composé de 30 on 40 habitans.
Et aussi que les maîtres de basse classe conduiront les enfants à la messe et à vespres, et qu'ils n'iront point jouer sous la halle.
César du Puys, député au roy et au cardinal Mazarin, pour obtenir la décharge de plusieurs compagnies, le 5 janvier 1G52. Cependant lesdits cavaliers entrez dans la ville. On donne 60 sous par jour gratis à leurs capitaines pour seulement obliger leurs soldats a vivre sagement.
Lettre du 5 may à toute la noblesse du bailliage, pour l'inviter de se transporter a Epernay pour avoir leur avis sur la lettre envoyée par M. le duc de Bouillon pour la conservation de la ville au service du roy ; que garde sera faite, les murs réparés, les ponts levez.
Vinrent le baron de Moulins, le seigneur de Chouilly, le seigneur de la Tour d'Athis, pour résister à l'armée de Lorraine. Sont d'avis le 6 may qu'il faut encore écrire aux autres gentilshommes.
Assemblée de guerre du 9 may.
lo Que les ponts de Tours-sur-Marne, Bisseuil et Mareuil seront rompus.
2° Outre 400 habitans d'Epernay en état de porter les ari. 13
mes, suivant la revue, en sera fait entrer 600 de villages ci rcon voisins.
3° De ces mille hommes seront composées neuf compagnies.
4° Que la noblesse fera un corps de cavallerie pour tenir la campagne.
5° Que la ville pourvoira aux vivres.
6° Que le commandement en ce qui est des armes sera déféré a la noblesse tant dedans que dehors la ville.
7° Que la noblesse nomme pour commandant dans la ville M. de Chouilly, M. le baron de Moulins ;
A la campagne :
M. de la Tour. M. d'Athis.
M. de Bussy. MM. des Conardins de Pierry.
M. de Raimond. M. de la Carlottore.
M. Picart. M. des Conardins de Fleury.
M. deGrandmaison. M. de Soulin.
M. de la Croix. M. de Crament de Faveresse.
M. de laBossière. M. Desportes.
M. de la Place. M. de Crament d'Alhys.
M. de la Ruisselle. M. de la Tour deBuryles-Istres.
Et de la part des habitans sera nommé pareil nombre de députez au conseil.
8° Que M. le maréchal de l'Hôpital, gouverneur de Champagne, sera prié de faire agréer par le roy ce résultat.
9° Que l'on se joindra aux autres bailliages de la province pour faire de vives remontrances au roy contre les excez des gens de guerre, qui mettent les habitans et les paysans au désespoir.
10° Que la noblesse courra sus à tous les déserteurs et soldats débandez ou qui feront dégâts, et qu'à cet effet ils nommeront deux commissaires dans chaque bailliage pour
tenir la main à ce que les troupes soient contenues dans le devoir.
Acte du 1 1 may 1652. — Que M. d'Etoges sera prié de se joindre à la ville ; ce qu'il flt.
Lettre du comte de Vergy, qui offre ses services à la ville. Ordonué qu'il luy sera écrit à Chaalons lettre de remerciement.
Du 18 may. — Lettre de la noblesse de la ville à M. le duc de Bouillon, et que, vu les difïicultez de lui députer, la lettre sera remise a M. de Langlade pour luy faire tenir ; qu'on luy enverra aussy la lettre de cachet du roy, qui ordonne de payer cinq mois d'ustancilles au régiment de Renneville.
Le 17 aoust. — Déclaration du roy du dernier juillet registrée au parlement de Pontoise. Ce pendant garde à la ville jour et nuit. Ordonné qu'il sera écrit à M. de Langlade sur la mort de M. le duc de Bouillon, vu la difficulté de députer ; que M. de Baradat sera remercié de ses services, qu'on ne peut accepter sans les ordres de la cour.
Du 26 aoust. — MM. François et de Villers, députez à Damery au cardinal ; qu'on pourvoiera à la défense de la ville ; qu'on fermera les portes ; qu'on fera moudre du blé et la revue des paysans réfugiez.
Le 9 septembre. — Qu'on ne peut fournir d'étape aux compagnies de Grandpré, ny au baron de Conflans, capitaine dans Clainvillers.
Du 21 septembre 1652. — Douze caques de vin à M. de Turenne ; François Parchappe, député. Ledit maréchal de Turenne ordonne la réparation du pont.
Du 24 novembre 1652. — Refus de la porte au duc de La Rochefoucault, lequel cependant ayant exhibé un passe-port signé Loujs, et plus bas, Le Tellier, fut introduit dans la
ville avec excuse de ce qu'on l'avait prié de passer outre. Les chevaux de Mazarin et de Bussy Habutin A Epernay.
Du 8 janvier 1653. — Cinquante hommes d'Epernay armez pour conduire du canon suivant l'ordre du roy. Les gendarmes de Longueville, la cavallerie de Champrix, l'infanterie de Turcnne. Un chevreuil et deux caques de vin blanc à M. de Turenne. Excuse sur ses demandes. Ordonné que M. le président Vary verra M. de Contry pour lui remontrer l'impuissance de la ville.
19 février 1653. — L'armée de M. le Prince étant proche, conseil tenu par Georges Fagnier, lequel s'oppose à ce qu'il soit rompu une arche du pont de Marne, avant d'avoir un ordre du roy ; proleste et se retire, nonobstant quoi lesdits habitans passent outre et font rompre l'arche. Garde jour et nuit, portes fermées, excepté celle de Lucas.
26 février. — Que le prédicateur venu pour le carême sera prié de s'en retourner, faute par la ville d'avoir de quoi pourvoir à sa subsistance. Qu'il sera cependant écrit a M. le grand-vicaire d'en envoyer un autre plus agréable et plus capable et que la ville s'efforcera de faire à son égard ce qu'on a fait par le passé.
Assemblée du 9 mars.
Pour répondre aux instances de M. de Turenne, que deux échevins et syndics, se transporteront à Dorraans pour s'exempter des quartiers d'hiver, pourquoy ils pourront offrir jusqu'à 3,500 livres à M. le comle de Contry, lesquels sont repartis le 15 mars.
Et du 17 avril, audit seigneur de Contry, qu'on ne peut empêcher les habitans des villages circonvoisins de se réfugier dans la ville, et par conséquent ceux de Chouilly.
Du 19 mars 1653. — Refus d'étapes au régiment du Bourlemont.
Du 2 juin. — Le pont rétabli par ordre de M. de Beaujeu, lieutenant général de l'armée de Champagne.
4 juin 1653. — Préparatifs pour recevoir M. de Turenneen cas qu'il vienne.
Du 18. — Avis de M. Després, gouverneur de Château- Thierry, que M. de Turenne doit venir demain.
Du 27. — Vin, volaille, gibier à M. de Turenne.
Du 2 juillet. — Claude Fagnier, contraint, et par corps de vuider ses mains pour nourrir les prisonniers.
Du 23 juillet. — Que Pierre Parchappe rendra le cheval qu'il a pris aux gens de guerre logez à Pierry, sauf à se pourvoir contre ceux qui ont acheté du bled des gens de guerre.
Du 23 aoust. — Onze gendarmes du roy, et quinze gardes de Mazarin ayant été refusez à Mareuil, où ils avaient ordre de loger, se présentent à la ville, demandent à y entrer pour n'être en sûreté dans la campagne, aux offres de loger dans les tavernes et de payer leurs dépenses. Accepté.
Du 19 septembre. — Refus à un régiment d'infanterie de fournir des étapes ; pour quoy les soldats mettent le feu aux faubourgs ; que M. de Bouillon sera prié de s'employer, et aussi empêcher une garnison de deux cents chevaux.
17 octobre 1653. — Préparatifs pour la réception du roy. Que 20 principaux habitons à cheval iront le prendre à Binson ; que les trois capitaines des quartiers et leurs compagnies en plus grand nombre iront le joindre à Damery, en laissant cependant une escouade de chaque quartier à la porte par laquelle entrera S. M. ; à laquelle porte et à celle de la maison abbatiale, où logera ledit seigneur roy, seront mis festons, trophées, inscriptions et vers a la louange de S. M. ; le corps de ville restant seul pour la recevoir, comme de coutume, aux bruits des canons et couleuvrines des remparts.
Députation pour le sacre du 4 juin 1654 en la ville de Reims:
M. le lieutenant-général.
M. Parchappe, eschevin.
M. Edme Le Preux, syndic.
Pour rendre le respect dû à S. M., à cause du sacre, et où Mgr le maréchal de Tursnne s'y trouvcroit; sera aussi vu, et lui sera fait présent d'un caque de vin en bouteilles.
Du 13 décembre 1G55. — 600 livres fournies aux gens de guerre de la ville ; plus 400 livres pour contenir lesdites troupes en garnison, en sorte qu'ils ne puissent rien exiger du bourgeois, afin d'avoir la paix.
1 er septembre 1657. — Avis que 800 chevaux ennemis sortis de Rocroy sont aux environs de Reims. Nouvelle garde et guette au clocher.
Du 26 septembre. — Le S* Dormiers, exempt des gardes, chargé d'un ordre du roy pour démolir le pont de Marcuil ; pour quoy la ville lui fournit quatre charpentiers.
Assemblée générale du 25 juillet 1659.
Provision de capitaine et gouverneur d'Epêrnay, vacante par la démission du chevalier de la Rivière, donnée par le roy à Guy de Perthuis, chevalier, capitaine des gardes du maréchal de Turenne, à cause de sa valeur, courage et capacité, pour services rendus à l'Etat, tant à la guerre qu'en commissions, pour en jouir sous l'autorité du roy et du maréchal de l'Hospital, seul lieutenant général dudit seigneur en Champagne et Brie, contre-signées Séguier, entre les mains duquel chancelier il a prêté serment. Icelles lettres registrées à Epernay le 2 aoust 1659. Pierre Vary, président du bailliage et prévôté tenant le conseil.
La ville, sur sa demande, lui accorde un logement dans une maison plus commode que faire se pourra, 'qui sera
louée pour trois ans, qui est la maison du S r Du Puys à 180 livres par an.
Du 27 février 1660. — Que l'on n'empêche le registrement de la réhabilitation de noblesse de César, François et Pierre Parchappe.
10 juin 1660. — Remontrance à M. l'intendant que la ville, n'ayant aucuns deniers communs, est dans l'impossibilité de payer les 3000 livres pour les frais du voyage et mariage du roy.
Deux feuillettes de vin présentées au traitant général du don gratuit du mariage du roy pour être modérés a 1,800 livres.
Du 3 aoust. — Lettre à M. de Perthuis, le gouverneur, pour lui oster l'impression d'un faux avis à lui donné que le conseil ne vouloit plus lui continuer son logement, et le prier de nommer ceux qui lui ont dit ou écrit pour leur en donner le démenti.
Du 26 novembre 1660. — Ordonnance des trésoriers de France, signée de M. Loisson, président, de 3570 livres pour étapes fournies aux prisonniers, qui avoient été faits à la bataille de Somme-Py et les troupes qui les accompagnoient, et aussi pour le prix de deux bateaux fournis par la ville pour transporter lesdits prisonniers.
Sédition du 30 mars 1661, au matin. Georges Fagnier, lieutenant criminel et échevin, poursuivi et outragé. La porte de M e Augustin Collet, syndic, foncée, lui obligé de s'enfuir ; qu'il en sera informé par le lieutenant criminel en robe courte, comme aussi des désordres et violences commises la nuit dernière par dix compagnies des gardes logées en cette ville, dont sera porté plainte au roy; les procezverbaux envovezen cour.
Du 1« avril. — Escouade dans chaque quartier de la ville
pour contenir les séditieux. Ordre aux bourgeois de prendre les armes et de se rendre chez le capitaine au premier ordre. Garde continuée le 4 avril et jours suivants pour satisfaire le peuple. Cependant pour éviter la confusion, ordonné que les capitaines des quartiers partageront leurs bourgeois en dizaines le plus également que faire se pourra. Que de ces dizaines seront nommez les députez aux assemblées de la ville, avec attention d'en retrancher ceux qui ne sont pas capables de donner de bons avis.
Du 9 janvier 1062. — Maladie contagieuse. Garde aux portes et dans les corps de garde avancez. Défense à qui que ce soit de recevoir personne chez soi à peine de 10 livres d'amende pour la première fois.
Du 22 janvier 1662. — Un échevin de Paris, député par arrêt du conseil du 2 décembre 1661 , pour voir s'il n'y a magasin de grains dans la ville, pour les faire vendre sur la place au profit et soulagement du peuple. Ordonné qu'il sera visité et conduit par les maisons, et lui sera remontré que c'est pays vignoble et non de grains.
22 avril 1664. — Députation a Château-Thierry à M. le duc de Bouillon qui doit passer à Epernay pour aller en Hongrie en poste ; pourquoi du 25 avril ordonné que vingt habitans sortiront à cheval à une lieue au-devant dudit seigneur ; qu'il lui sera préparé collation en changeant de chevaux à Marcuil, à la poste, et qu'il sera complimenté à la porte en passant sur les fossez d'Epernay, le canon tirant.
20 novembre 1 661 . — Contestation avec Jacques Charuel, procureur ès sièges royaux d'Epernay, et ancien marguillier, disputant le pas au conseiller Jean Parchappe, nouveau marguillier. Ordonné que, suivant l'acte d'assemblée du 13 novembre 1661, ledit M« Parchappe précédera Charuel, et que, où celui-ci n'y voudroit obtempérer, la ville prendra fait et cause dudit Parchappe.
13 février 1 665. — Requête au roy, attendu que les deltes sont contractées pour le service et par ordre de S. M., il lui plaise imposer silence, es toutes poursuites aux créanciers, abonner la ville à 1000 livres de tailles pendant 15 années, lui permettre d'imposer pendant ledit temps 6000 livres par chacun an pour le paiement des dettes. Qu'il plaise aussi à S. M., pour entretenir et réparer les ponts, portes et murailles, abandonner en total les octrois de la ville, qui ne consistent qu'au droit de courte pinte, qui montent pour le tout dans les meilleures années à 1200 livres; et qu'où les créanciers de la ville voudront la contraindre, le roy sera très-humblement supplié d'en retenir la connoissance à son conseil.
Qu'il sera député à MM. Colbert et de Macbault pour appuyer cette requête.
Du 26 juin 1666. — Que la compagnie de Campagniat délogera pour se rendre à Chouilly, et que l'ordre en sera remis au seigneur de Bragelogne, qui en est cornette ; que les informations des désordres commis par lesdits cavaliers seront envoyées «î M. de Bouillon. Le président Louis Cardon, député à M. de Bouillon pour le désabuser des mauvais rapports faits par lesdits cavaliers de Fontainebleau, et que M. l'intendant sera prié d'envoyer son subdélégué à Epernay pour lui-même s'informer des désordres et surtout de l'insulte par eux faite au prévôt d'Epernay. 5 pistolles d'or seront données au secrétaire de M. l'intendant.
Ou 1 1 aoust 1666. — Députation à M. de Louvois pour oster la garnison de la ville, au moins pour faire les vendanges en sûreté.
Du 11 mars 1668. — Garde jour et nuit contre la peste qui est à Soissons.
Du 1 1 avril. — Défense de loger des vagabonds à peine de 30 livres d'amende.
Du 20 juillet 1670. — Louis Jobin, Pierre Tonnelier, Jean Lesueur, etc., condamnez en l'amende de chacun trois livres pour avoir déserté leur maison et vuidé leurs meubles à l'approche des gens de guerre du régiment de Lionnois et Louvigny, ce qui a été cause que les soldats qui dévoient loger chez eux, n'y ayant rien trouvé ni personne, ont été obligez de surcharger leurs voisins.
Du 23 avril 1668. — Mesures prises avec MM. de Reims contre la peste Défenses de nourrir cochons, pigeons, lapins. Ordre aux gardes des portes de ne laisser entrer personne qu'ils n'aient un billet de santé. Ordre de faire curer les puits ; que le greffe et ses syndics signeront les billets de santé.
30 avril 1669. — M. le vicomte de Puisieulx, gouverneur d'Epernay.
M. de Ventelet arrive à Epernay de la part du roy pour l'arrivée du roy de Pologne. Ordonné que S. M. P. sera reçue au bruit du canon.
M. Uesnoyers, capitaine de. l'arquebuse, prié le 19 novembre 1671 de faire monter à cheval le plus de chevaliers qu'il pourra pour aller à deux lieues de la ville au devant de S. A. M. le duc d'Orléans et la duchesse son épouse revenant de Chaalons ; que les capitaines des portes mettront des bourgeois sous les armes dehors et dedans les portes et le canon tiré le soir et le lendemain matin. Fruits et confitures présentées à S. A. et du vin aux seigneurs de leur suite. 211 livres 7 sous pour cette dépense.
Ferdinand Vallot, abbé d'Epernay ac:ompagné de gens inconnus armez d'épées, fusils et autres armes à feu, enlève par violence la dîme des foins de la prairie d'Epernay, qui n'a jamais été perçue ci-devant ;
Pour quoi, du 5 juillet 1674, informé contre lui et ses adhérents par le bailly d'Epernay.
Du 8 février 1675. — Neuf compagnies du roy et de la
reine en garnison à Epernay, qui font désordre; pourquoy on les renvoie à Chaalons le 13 février; quoiqu'on leur paye ustancilles à cent sols par jour par compagnie, pour quoy on lève 600 livres.
Du 11 janvier 1676. — Le régiment de Koussillou en garnison, avec quatre compagnies du Plessis Pralin, causent du désordre.
1677. — Désordre de la garnison. L'intendant prié d'en informer lui-même le 12 janvier, parce que les olficiers font vivre leurs soldats chez leurs hôtes sans leur donner d'argent, retirant à eux l'uslanciile et la paye. C'est le régiment d'Harcourt, au colonel duquel on donne 300 livres pour empêcher le désordre, qui ne laisse pas de continuer le 18 février, parce qu'ils se joignent à cinq compagnies de Konigsmarck, voulant que leséchevins et syndic leur délivrent un certificat de leur bon comportement ; et, suivant les ordres du roy, ordonne que ledit certificat sera expédié, et que les échevins et syndic, feront protestation par devant notaire, que lesdits certificats extorquez n'ont été expédiés que par violence et dans la crainte des menaces.
Et du 21, que M. l'intendant sera vu et prié de désabuser M. de Louvois des fourberies, mensonges et impostures.
Assemblée générale du 1 \ novembre 1677.
Six mille livres pour les ustancilles par arrêt du conseil rendu à Fontainebleau le 25 septembre.
Six caques de vin du meilleur a M. de Puisiculx.
Et six autres caques pour une personne qui ait assez de crédit et veuille accorder sa protection à la ville dans les passages des gens de guerre. Et depuis, par acte du 3 janvier 1678, ordonné qu'il en sera donné six poinçons ou douze caques à cet inconnu,
Du 27 décembre 1681. — Lettre de MM. du conseil de la
ville de Reims qui ont présenté requête aux juges et police de Reims pour empêcher que les vins de Bourgogne, Erissé, Bar-sur-Aube, etc., distant de ladite ville de Reims de douze lieues, soient reçus sur l'étape de ladite ville afin de faciliter le débit des vins plus proches.
Du 16 juin 1682. — Sur la proposition de Jean Parent, seigneur de Morangis, trésorier de l'arquebuse d'Epcrnay, à l'occasion du prix général qui doit élre tiré en cette ville le 29 de ce mois. Arrêté que les capitaines des quartiers choisiront des bourgeois, lesquels seront tenus de se rendre sous le drapeau du jardin de l'arquebuse au lieu et heure qu'il leur sera marqué, et au meilleur équipage que faire se pourra, à peine de dix livres contre les défaillans ; qu'il sera tiré du magasin de la poudre en présence du syndic pour être distribuée aux bourgeois et tirer le canon.