Cicéron, De ^n., I, xx, 65. — II, xxv
vingt-dix-huit ans. Cependant répicuréisme ne fut pas une réaction contre la sévérité des Stoïciens, aucun des deux systèmes n'exerça originairement une influence quelconque sur la constitution de l'autre ; que plus tard il n'en ait pas été de même, c'est probable; la lutte entre les deux écoles rivales devint de plus en plus âpre et acharnée; bien des hommes, ne se sentant pas la force d'adhérer au stoïcisme, se rejetèrent dans la doctrine opposée; mais ce n'est point à un tel sentiment qu'il faut attribuer la naissance de l'épicuréisme.
Ce qui nous frappe tout d'abord, c'est la docilité avec laquelle les disciples acceptèrent les doctrines du maître et les conservèrent sans altération. L'épicurisme n'a pas d'histoire : il est tout entier dans les enseignements d'Epicure auxquels le temps n'apporta point de modifications; aucun des Epicuriens n'a été un philosophe original, aucun n'a cherché à se faire un nom. Cependant il nous paraît juste de rappeler plusieurs des disciples immédiats d'Epicure.
Métrodore de Lampsaque que Cicéron appelle pseiie aller Epicurus * et à qui le maître luimême avait décerné le titre de Sage ^. Les -fragments d'un traité xepl atcôviTûv publiés dans le
1, Cicéron, De fin. ^ II, m, 7.