LE GOSIER
Ce sont des personnes venues de la Pointe-à-Pitre, à peine éloignée de cinq kilomètres du Gosier, qui le 17 novembre ont été les premières frappées. Se répandant ensuite dans la campagne, le fléau y fît de nombreuses victimes.
La mortalité a sévi sur les habitations plutôt que dans le «bourg, ou l’ambulance dirigée par M. Cartron, médecin de la marine, rendaitàla vie les malades qu’ony transportait avant que le mal fût devenu irrémédiable.
Le 24 décembre, l’étal sanitaire de cette commune devint satisfaisant ; mais les fêtes de Noël et celles du 1er de l’an devinrent l’occasion d’une légère recrudescence. On complait au Gosier deux cent sept décès le 8 mars 1866.