‹ Epidémie de la Guadeloupe, 1863-1866Chapitre 15 sur 34 · LES ABYMES · texte numérisé non relu

LES ABYMES

La commune des Abymes, dont celle de la Pointe-à-Pitre a été détachée, possède une population de 5,301 âmes.

Le bourg de cette commune n’est éloigné que de trois kilomètres de la Pointe-à-Pitre.

A un kilomètre du bourg se trouve l’hospice Sainte-Elisabeth, ouvert en 1850 sous le nom de Salle d’asile de l’arrondissement de la Pointe-à-Pitre. Bâti sur l’habitation Longval, appartenant au domaine colonial, cet établissement a été converti en hospice en 1854.

Au début, il n’y a eu que trois décès dans cet hôpital : celui d’un infirmier, celui de sa femme, morte en quatre heures après l’avoir soigné, plus une autre vieille femme. On y a apporté une cinquantaine de morts des différents points delà commune. La supérieure de l’établissement y est tombée malade , mais , soignée à temps, elle s’est complètement rétablie.

Grâce à l’intelligente activité du maire, M. Chauvel, cette commune a été comparativement peu maltraitée. Se transportant sur tous les points où un décès lui était signalé.

M. Ghauvel faisait brûler les linges, les lits, même les cases, quand c’était nécessaire.

Malgré toutes ces précautions, il ne put sauver de la contagion les gens qui s’obstinaient à conserver des objets souillés de déjections cholériques. Ainsi, un paquet de linge fut trouvé dans les halliers par un noir. Ce paquet resté à l’air et mouillé par de forts grains, a cependant pu, apres un abandon d’un mois, communiquer le germe du choléra à l’homme qui l’avait trouvé et rapporté dans sa case.

Le 12 mars 1866, on signalait encore dans cette commune quelques cas isolés.

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