‹ Epidémie de la Guadeloupe, 1863-1866Chapitre 2 sur 34 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Lorsqu’au mois de novembre 1864 , j’énumérais les causes d’insalubrité de la Pointe-à-Pitre, j’attirai l’attention de l’édilité sur les déplorables conditions hygiéniques de cette ville privée d’eau.

Je parlais du Canal-Vatable , créé en 1823 dans un but d’assainissement et transformé depuis, par l’incurie des habitanls, en une vaste ceinture d’eau croupie, sans écoulement, en un véritable foyer de putréfaction (1).

Je désignais comme malsaines les cabanes en planches de la route du cimetière, que des pilotis isolent à peine d’un sol fangeux; le danger d’habiter ces cases chaudes et basses sous lesquelles barbotent des canards et vivent .des cochons. Je démontrais la nécessité de couper les palétuviers de ces parages, ceux qui avoisinent la ville sur d’autres points, de combler enfin les marais des faubourgs avec la terre des mornes adjacents.

« Tant qu’on n’aura pas fait disparaître ces causes d’insalu- » brité , ajoutais-je, il sera impossible de se soustraire aux » influences paludéennes, aux fièvres ataxiques et, ce qui est » pis encore, aux foudroyants effets des épidémies !..»

Hélas !. . aurai-je parlé en prophète?...

(1) Voir le Commercial, journal de la Pointe-à-Pitre, nos du 29 octobre, des 2, 5 et !G novembre, du 3 décembre 1864. — Voir ma brochure sur l’Hydrologie de la Pointe-à-Pitre. Pages 6 et 7 (1865).

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