‹ Epidémie de la Guadeloupe, 1863-1866Chapitre 24 sur 34 · LES DÉPENDANCES DE LA GUADELOUPE · texte numérisé non relu

LES DÉPENDANCES DE LA GUADELOUPE

Marie-Galante. — La Désirade. — Les Saintes. — Saint-Martin. — La

Dominique (ile anglaise). — Tableau de la mortalité de la Guadeloupe et

de ses dépendances pendant l’épidémie.

La Guadeloupe possède quatre dépendances administrées par deux commandants particuliers.

La première et la plus grande est l’île Marie-Galante qui a 83 kilomètres de tour et une population de 13,807 âmes. Elle comprend trois communes : Grand-Bourg, Capesterrc et Saint-Louis.

Le commandant de Marie-Galante a dans son arrondissement les Saintes et la Désirade.

La seconde est formée du groupe d’îlots des Saintes. L’îlot le plus à l’Est porte le nom de Terre-de-Haut. Dans son voisinage se trouve l’îlet-à-Cabrit, converti en maison centrale de force et de correction.

L’îlot de l’Ouest est appelé Terre-de-Bas. La population des Saintes est de 1,394 âmes.

La troisième est l’île de la Désirade ; elle a environ 22 kilo-

mètres de tour. Le gouvernement y entretient une léproserie. — La population de cette île est de 1,818 habitants.

La quatrième dépendance est la partie septentrionale de Saint-Martin, située à 233 kilomètres au Nord de la Guadeloupe. Elle a près de 39 kilomètres de tour et une population de 3,231 âmes. — La partie Sud de cette île appartient au gouvernement hollandais.

Si les détenus de la geôle ont disséminé le choléra sur tous les points de la Guadeloupe par le fait de leur départ de la prison de la Pointe-à-Pitre, les matelots des goélettes locales, ainsi qu’on va le voir, ont importé le fléau dans les îles voisines, dépendances de la colonie.

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